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Nip/Tuck : check-up complet de la saison 4

Après une saison 3 qui a vu le succès de Nip / Tuck se confirmer, la série prend tous les risques et multiplie les guests et les intrigues fantasques.

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En abordant la saison 4 et en lisant la liste des guests, on se dit que Nip / Tuck joue de sa notoriété et attire les grands noms. En devenant un soap assumé, cette saison perd en subtilité. Si Ryan Murphy n’est pas connu pour être subtil, il a surtout gardé Nip / Tuck dans un environnement borderline qui bouscule un peu les limites du bon goût. Les guests que les quadras reconnaîtront sont Jacqueline Bisset, Brooke Shields, Kathleen Turner ou Richard Chamberlain.

Qui peut le plus peut encore plus

Cette saison verra Christian vivre une relation tumultueuse avec Michelle, ancienne escort qui vit au crochet d’un grabataire incarné par Larry Hagman (J.R. de Dallas lui-même !). Michelle prendra de l’importance peu à peu et gâchera aussi l’ambiance générale avec son jeu très limité et des enjeux qui le sont tout autant. Sean doit vivre avec la terrible nouvelle d’une futur enfant mal formé, et Matt… on y reviendra !

nip tuck saison 4

Nous voici donc dans une saison qui devait asseoir Nip / Tuck dans la cour des grands. Elle devient peu à peu un guilty pleasure assumé.

Osera, osera pas ?

Sean a une nounou envahissante et dangereuse tout en se battant continuellement avec la crise de la quarantaine. La nounou a les traits de Peter Dinklage (Game Of Thrones). On sent déjà venir l’atmosphère hésitante sur l’originalité apparente de cette nounou de petite taille. Quand on connait l’absence de scrupules à pointer du doigt les différences sans faire dans la dentelle, on peut s’attendre à bousculer le bon goût.

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Côté écriture, on continue à sortir du chapeau des idées comme l’enfance de Sean et son bec-de-lièvre jamais mentionné. Les épisodes se succèdent et on sent une période de vaches maigres. Et vint l’épisode 11 intitulé Conor McNamara 2026. Cet épisode voit Conor, le fils de Sean, en 2026, réunissant sa famille. On y voit un Christian en vieux ringard et Sean sauvagement vieilli par un maquillage hésitant. Allant dans le pastiche, la série perd le peu de sérieux qui lui restait.

Si la série reste crue, elle y va avec des pelletés entières. Le season premiere y va fort avec un threesome entre Christian et une mère et sa fille. Mais l’idée de faire croire à Christian via sa psy qu’il refoule des sentiments pour Sean fait peine à voir. Mais quand en plus de ça, on ajoute des retours systématiques au trio Sean / Christian / Julia, l’utilisation de Kimber pour apporter un peu de piquant ou même Matt pour aplanir les vies dissolues de Sean et Christian, on se dit que Nip / Tuck commence à se caricaturer.

Parlons de Matt..

Voilà la minute Matt. Le petit gars fréquente la salle de sport de Kimber et, évidemment, en tombe amoureux. Alors qu’elle a trouvé sa voie dans la Scientologie, Matt s’embrigade aussi, se marie avec elle et lui fait un enfant… On ne s’arrête pas là, Matt se met au porno le temps d’un épisode… Ça reste plutôt sobre par rapport à ce qu’on va lui faire faire en saison 5. Matt reste le personnage défouloir. Kimber également, dans le sens où elle sera le tampon amoureux de tous les mâles de la série.

La pointe d’originalité de fin de saison

Si les épisodes s’enchainent difficilement en fin de saison. Un éclair de génie (?) s’empare des scénaristes qui se permettent une scène chantée. Les personnages, en playback, chantent Brighter Discontent de The Submarines. Une parenthèse étonnante qui nous fait dire que Nip / Tuck a peut-être moyen de proposer différent tout en gardant un certain standing. Après 4 saisons, une série peut avoir l’audace d’aller dans des choses décalées, parodiques quand elle a des codes suffisamment installés. Nip/Tuck ne les avait peut-être pas.

Check-Up

Et donc, il n’en sera rien. La saison 5 fait tomber la série encore plus bas, soulignant encore plus les défauts et ne cherchant plus à se cacher : le sérieux et le sarcasme font place au second degré et à l’ironie. En installant nos deux chirurgiens en Californie, la série décide d’abandonner tout premier degré et singera le culte de la beauté et de la célébrité jusqu’à l’extrême.

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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