the-tomorrow-war
Critiques de films

The Tomorrow War : film d’hier pour plaisir d’aujourd’hui

Blockbuster estival, The Tomorrow War ne brillera pas sur grand écran mais plutôt sur Prime Video qui a déboursé 200 millions de dollars pour avoir le nouveau film avec Chris Pratt.

Premier film live-action de Chris McKay (Lego Batman), The Tomorrow War est écrit par l’inconnu Zach Dean qui semble avoir tout compris au genre du blockbuster.

Tout va plutôt bien sur la Terre en décembre 2022, la Coupe du Monde du Qatar bat son plein et Dan Forester (Pratt), père de famille et professeur au lycée, regarde même le foot dans son Amérique. Mais en plein milieu du match, des individus armés apparaissent d’un vortex lumineux. Ils viennent du futur. Et ils ont besoin des gens du présent contre une menace.

Ni une, ni deux, le Monde met en place des voyages temporels avec la force armée nécessaire. On appelle Chris Pratt qui part dans le futur aider nos concitoyens de 2050. Il atterrît dans une ville détruite à la façon des largages vus dans les jeux comme PUBG ou Fortnite. Et c’est parti pour des combats contre des créatures rapides et violentes. Et c’est aussi parti pour le cahier des charges du blockbuster. Tout y passe : le héros monsieur Toutlemonde et sa famille, le sacrifice, la relation paternelle conflictuelle, la prise de lead par ce monsieur Toutlemonde, la situation débloquée grâce à lui, le monde sauvé, les sidekicks qui meurent, le faux-suspens et… les scènes d’action.

Et pour le coup, si on passe sur le scénario cousu de fil blanc, les scènes d’action sont généreuses et parfaitement exécutées. Les créatures sont d’une force et d’une vitesse folle qu’elles s’imposent comme une menace terrible. On est en plein dans Edge of Tomorrow et le jeu vidéo.  Car, il faut le dire, The Tomorrow War ne propose rien de moins que des choses déjà vues ailleurs jusque dans son final où on citera Alien et même X-Files Le FIlm, Combattre le Futur (1998).

the-tomorrow-war

Si Pratt est très à l’aise, Yvonne Strahovski mérite vraiment d’être plus présente dans des films de cette trempe. Leur duo fonctionne bien dans le second tiers du film. C’est dans le troisième que ça se gâte avec un film qui prend le pari de changer radicalement de décor. J.K. Simmons peut donc justifier sa présence et son salaire dans des scènes, encore une fois, peu surprenantes. Mais ça fait le job, on suit une hsitoire qui va droit au but, aidée par des effets spéciaux impeccables.

McKay a pu profiter d’un budget confortable dans les décors et les effets. Tout est propre, efficace, carré. Les 2h15 ne sont pas de trop, l’histoire va vite. Et s’il y a peu de surprises, on est plutôt ravis d’avoir un blockbuster « original » avec de sacrés guillemets quand même puisqu’il rappelle beaucoup d’œuvres ciné et vidéo-ludiques.

Le message écolo aurait pu être peut-être un peu plus forcé sans tomber dans la morale. À croire qu’il y a une sorte de fatalité sous-jacente qui ne mérite plus qu’on s’attarde sur l’évidence.

On avait peur, au détour d’une scène au début un peu ridicule (dans la ville, quand Forester et les autres doivent fuir et voient les militaires arriver), que le film soit un nanar de luxe. Il n’en est rien, The Tomorrow War est solide, brutal, avec un second degré par petite touche, loin des blockbusters bouffés par le cynisme.

The Tomorrow War est disponible sur Prime Video. Enjoy !

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

Laisser un commentaire