Widow’s Bay (Apple TV) : entre horreur et rires, voici la pépite de l’année
Prenez une petite ville pas si tranquille que ça avec un maire impuissant : c’est Widow’s Bay, la série qu’il faut rattraper cet été.
Apple continue de ne pas promouvoir ses séries tout en en proposant de très bonnes. Widow’s Bay a commencé à faire parler d’elle assez rapidement après quelques épisodes très efficaces.
Le Pitch de Widow’s Bay
Tom Loftis (Matthew Rhys, The Americans) est le maire de Widow’s Bay, ville insulaire. Pour relancer le tourisme, il tente de faire venir un journaliste réputé. Mais les vieilles légendes de la ville commencent à devenir plus que vraies.
La série est créée par Katie Dippold. Elle a notamment travaillé sur la série Parks and Recreation et a écrit le scénario du film The Heat / Les Flingueuses ( 2013 ), avec Sandra Bullock et Melissa McCarthy.
Dippold a réussi à créer une ambiance assez particulière.
Série d’épouvante ou série comique ?
Widow’s Bay arrive à alterner le rire et l’effroi avec une certaine maîtrise qu’on n’avait pas vue depuis longtemps. Le maire est assez désemparé face à son équipe assez peu efficace. Maladroit dans son relationnel, il peut rappeler, par certains moments, Michael Scott de The Office
Autour de lui, il y a Patricia (Kate O’Flynn), son assistante, qui cache une grande frustration. Fragile émotionnellement, elle est toujours en proie à des moqueries depuis qu’elle a déclaré avoir été victime d’un sérial killer il y a plusieurs années.
Le shérif de la ville, Bechir (Kevin Carroll, The Leftovers, Snowfall), semble tout aussi impuissant à faire régner l’ordre.
Et il y a Wyck (Stephen Root, Barry), le lanceur d’alerte que personne ne veut écouter ou entendre.
Personnages tragi-comiques, ces élus commencent à être dépassés par les événements surnaturels de plus en plus présents en ville. On parle d’apparitions de fantômes, d’hôtels hantés, de monstre marin… Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ? Que cache la ville ?
Widow’s Bay a une malédiction. Aucun local ne peut en sortir depuis un pacte étrange, il y a des centaines d’années. Alors comment faire pour que la ville fasse le plein de touristes ? C’est là que la série prend son point de départ.
Joli concept, la série arrive à retranscrire le désarroi d’une équipe avec une belle dose de comédie et à installer une ambiance étrange au sein de l’île avec les événements très glauques.
Trop de mystères ?
Widow’s Bay est un vent frais dans les séries à mystères comme From. Car, à l’opposé de sa consœur, elle a un caractère sériel agréable, avec toujours la surprise de voir où va aller la série dans le ton et l’ambiance. Et côté mythologie ? Contrairement à From, qui fait du surplace, Widow’s Bay sait distiller son mystère tout en le développant. On comprend d’épisode en épisode, on saisit les enjeux, les personnages avancent et évoluent tout en se questionnant. L’enchaînement des épisodes 5, 6 et 7 vous proposera trois ambiances et façons de raconter quelque chose avec une qualité indéniable.
À la fin de la saison 1, la série a su faire évoluer son univers avec des réponses et de nouvelles questions qui n’entachent en rien la narration. On sait ce qu’on regarde, on comprend ce qu’on voit et les questions ne nous empêchent en rien d’apprécier l’histoire.
Widow’s Bay est renouvelée pour une saison 2. La fin de la première saison conclut un premier arc plutôt malin, peut-être avec un peu moins de réussite que le reste des épisodes, mais les révélations sont plutôt sérieuses quand elles ne sont pas surprenantes. Si vous voulez 10 épisodes bien faits, sans défauts majeurs et avec un scénario assez riche pour vous réserver des surprises, si vous voulez retrouver un peu de l’esprit Stephen King, foncez vers Widow’s Bay, disponible chez Apple TV.



