Code Quantum Leap
On a testé Z

Quantum Leap, saison 1, épisode 1 : le retour de Code Quantum attendra pour nous convaincre

Quantum Leap est enfin sur les écrans américains. Le retour de la série sur le voyageur temporel coincé dans le passé s’offre une nouvelle jeunesse sur NBC.

Ben Song (Raymond Lee) est un physicien qui travaille avec son équipe sur le projet Quantum. Il profite d’une nouvelle opportunité pour tester la machine sans prévenir son équipe. Ben se retrouve en 85, dans la peau d’un receleur. Addison (Caitlin Bassett), sa femme, va l’aider sous forme d’hologramme. Le seul problème est que Ben ne se souvient ni de sa vie, ni d’Addison.

L’épisode 3 devait être celui diffusé en premier d’après les informations relayées par des sites médias US. Le pilote n’ayant pas vraiment satisfait, la chaîne aurait plutôt préféré piocher ailleurs. Mais cet épisode fonctionne comme un pilote, ou du moins comme un épisode de départ. Ben se retrouve coincé en utilisant la machine, il serait étrange d’avoir deux épisodes où Ben retourne sans problème dans son présent. Encore que. Peut-être que ses missions réussies lui permettent de revenir dans sa temporalité. On le saura assez vite.

Code Quantum Leap

Cet épisode ne présente pas vraiment de bons arguments en sa faveur. Il n’est pas mauvais, mais il est surtout symptomatique d’exposition qui cache le potentiel. L’équipe de scientifiques est derrière des écrans, mais ne fait rien d’autre que de savoir comment Ben s’est retrouvé coincé. Est-ce que ça peut durer toute une saison ? Non, il va falloir creuser un peu l’histoire de cette équipe. La série originale laissait 99% de son temps à Sam. Ici, il va falloir faire la balance entre les aventures de Ben et celui du labo. L’aspect formula show et l’aspect feuilletonnant devront également être dosé pour intéressé un peu plus que ça. Il est difficile de s’intéresser à un pur formula show de nos jours. God Friended Me (des mêmes showrunners que ce reboot revival) ne pouvait pas passionner juste avec son héros qui sauve des vies.

Cette histoire de casse est suffisamment rythmée pour qu’on ne s’ennuie pas. À vrai dire, on se croirait devant une série CBS, un reboot de MacGyver où l’action est là pour offrir un peu de mouvements pendant une heure. Code Quantum ne mettait pas souvent Sam dans des situations ultra cadencées. C’était une série sur des moments de vie, une fenêtre dans le quotidien mouvementé de certains personnages. C’était une douceur d’un autre temps qu’on ne retrouve pas dans cette version.

Raymond Lee est plutôt convaincant pour le moment, on sent qu’il peut être très à l’aise dans le comique comme le drame. Faire du duo Voyageur / Hologramme un couple est une idée intéressante. Addison cache à Ben son lien amoureux, il y a donc une idée derrière tout ça !

Concernant les easter-eggs. À part la mention de Sam Beckett et une photo, il y a le gros morceau.

Attention, SPOILER :

 

Al Calavicci est cité. Décédé l’an dernier (tout comme l’acteur, Dean Stockwell), il a une fille, Janice. Elle a guidé Ben dans cette expérience. Elle jouera un rôle clé dans cette saison.

 

FIN DU SPOILER

Il était impensable de ne pas donner un peu de grain à moudre aux fans de la première heure qui ne cesseront de comparer avec la série-mère. Ces maigres liens peuvent faire espérer une apparition de Scott Bakula, même si l’acteur s’est refusé à toute participation.

Code Quantum Leap

Côté gimmicks, l’aura de transfert bleu et électrique de Sam est bien là pour Ben quand il part, pas quand il entre dans un corps. La catchprase « Oh Boy » (Oh Bravo en VF) est, pour le moment, timidement remplacé par un Oh S….). Et comme toute série moderne qui se respecte, pas de générique, juste un écran-titre.

Au-delà de l’aspect mise à jour du concept, les effets sont ratés. Deux scènes sont affreuses avec des incrustations foireuses. Il y a toujours la même rue des studios de Los Angeles et on sent que côté budget, ce premier épisode n’a pas mis tous les moyens de sa poche. Nous allons donc attendre sagement les premiers épisodes pour arrêter un vrai avis à froid.

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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