En ligne depuis peu, un documentaire nous parle des figurines Funko qui ne font pas que du Pop !

Vous connaissez au moins une personne qui les collectionne si vous-même, vous ne le faites pas. Les figurines Funko Pop se vendent comme des petits pains. Un documentaire est disponible sur Netflix est nous conte l’histoire de cette entreprise qui fabrique des bobble-heads depuis 20 ans et qui a eu l’idée de proposer des figurines plus carrées appelées Pop.

Il ne faut pas oublier que les bobble-heads ont eu aussi leur petit succès. Rapidement désuet, ces figurines ont quand même été déclinées en milliers de modèles. C’est après plusieurs modèles et créations que Warner est venu contacter Funko pour avoir des figurines exclusives estampillées DC Comics. La suite, on la connait.

Les premières Funko Pop DC Comics sont sorties et rapidement, le public a répondu présent. Depuis, tout s’est décliné en Pop. En revenant sur la lente montée en puissance de l’entreprise Funko, le documentaire se permet aussi de revenir vers le désir de collectionner de certains. Cette double façon d’aborder l’objet est plutôt bien vue. Dans la seconde moitié, la partie business n’est pas abordée et c’est seulement du côté du collectionneur que le documentaire s’oriente. Nous avons alors une succession un poil redondante de portraits. Certains sont célèbres (un catcheur, un chanteur, un dessinateur) et délivrent souvent des histoires touchantes sur les raisons de leur collection. Les personnes plus lambda ont toujours une belle histoire liée au fait d’accumuler les objets. Les portraits ne sont pas croisés et c’est vraiment leurs histoires personnelles qui permettent de limiter ce sentiment de répétition.

funko documentaire netflix

Le documentaire (Making Fun: The Story of Funko en VO) passe alors du côté de la confession, on perd en anecdote et on se demande si le documentaire n’était pas une commande de l’entreprise pour se faire mousser. Une fulgurance éditoriale arrive à un moment pour montrer la création d’une figurine sans entrer dans les détails. On reste alors sur un petit sentiment de frustration.

Le documentaire se conclut sur une belle réflexion sur le désir de collectionner et de s’approprier une part de la culture pop dans notre quotidien. À défaut d’être à fond dans son sujet, le documentaire se permet de dresser des portraits qui rendent compte d’une profonde recherche d’aller vers une reconnaissance de notre propre passé, de notre enfance.