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Demon Slayer – Saison 1 : C’était trop bien ! 

Après le film, on se penche sur la série Demon Slayer puisqu’apparemment, vous n’avez pas été ravis de la critique sur Le Train de l’Infini.

Demon Slayer, connue au Japon sous le nom de Kimetsu no yaiba (鬼滅の), est une série de manga écrite et dessinée par Koyoharu Gotōge. Le manga, paru de 2016 à 2020 au Japon, existe en 23 volumes reliés. Du côté français, il est publié par les éditions « Panini Manga » et ils sont au nombre de 17 au moment où j’écris ces lignes. Au vu de son grand succès, une série animée a été réalisée par les studios « Ufotable », diffusée à la télévision en 2019, au nombre de 26 épisodes. Il ne s’agit bien sûr que de la saison 1, car le manga en lui-même est beaucoup plus dense. Un film Demon Slayer est sorti sur ce thème, « Le Train de l’Infini » le 26 octobre 2020, couvrant les tomes 7 et 8 du manga. Smallthings s’est penché de plus près sur ce phénomène et sur la série animée en elle-même. Verdict : c’était trop bien ! 

 

ATTENTION : cet article spoile la saison 1 de Demon Slayer. Lisez à vos risques et périls. En outre, je vous demanderai d’être gentil dans les commentaires afin de ne pas spoiler ce qui se passe après « le Train de l’Infini ». Merci à vous !

 

L’histoire se déroule sous l’ère Taishō au Japon, soit entre le 30 juillet 1912 et le 25 décembre 1926. Il est important de le préciser, car cette histoire fantastique propose à la fois un contexte, des vêtements et des coutumes traditionnels inchangés depuis l’ère Meiji, mais qui se tourne également peu à peu vers les avancées techniques (ne serait-ce qu’avec l’arc du train à vapeur). Dans cette esthétique délicatement tout en contrastes, nous suivons le jeune Tanjiro qui prend soin de sa famille depuis le décès de son père. Il descend seul en ville vendre du charbon, mais quand il revient chez lui, il découvre que toute sa famille a été massacrée. Désespéré, il tente de sauver sa sœur Nezuko gravement blessée et inconsciente, cherchant de l’aide là où il peut. Mais à son réveil, celle-ci s’est changée en démon assoiffée de sang. C’est là qu’entre en scène Giyu Tomioka, un pourfendeur de démon qui a un grade de Pilier, prêt à décapiter Nezuko. Mais celui-ci, découvrant qu’elle protège son frère de ses attaques, et que Tanjiro a un fort potentiel de combattant, décide de l’envoyer s’entraîner auprès du Maître Urokodaki. C’est là que commence l’Odyssée de Tanjiro, qui devra apprendre à la dure comment se battre au sabre, et aussi tenter l’impossible : faire en sorte que Nezuko redevienne humaine. Voici un bel AMV qui résume bien le début : 

Ce début d’histoire, somme toute assez connu, cache une épopée bien plus incroyable. « Demon Slayer » apporte un renouveau dans le « shonen nekketsu » (un manga pour garçons avec des combats) vraiment intense, et il fait partie de ces œuvres qui nous marqueront pour longtemps. Une chose est vraiment frappante tout au long des épisodes, c’est le réalisme. Oui, il y a des démons et des corbeaux qui parlent et pourtant, l’histoire se veut très ancrée dans la réalité. Ici, pas de « deus ex machina » (sauf un ou deux, et encore), pas de « pouvoir de l’amitié » comme dans Fairy Tail qui permet d’éliminer ses adversaires comme par magie… Non. Rien n’est acquis d’avance et ça ne veut pas dire que Tanjiro est le héros que ça va être plus facile pour lui, bien au contraire. Il va réellement souffrir pour y arriver et le spectateur le ressent. Il le ressent dans sa chair, dans sa terrible fatigue, dans ses échecs et dans ses nombreux découragements… Réellement, on souffre pour lui. Par exemple, lorsque Tanjiro rencontre pour la première fois son premier Maître Urokodaki, ce dernier n’a rien à voir avec un Maître drôle et pervers comme on pouvait le voir dans Dragon Ball avec Muten Roshi (alias Tortue Géniale). Non : ce maître est très sévère et ne lui épargne aucun entraînement dangereux et éreintant dans la montagne. Tanjiro travaille si dur pendant deux ans, qu’il finit par avoir les mains définitivement abîmées à force de manier le katana. Et ce n’est pas fini : Tanjiro doit encore passer la Sélection Finale pour être un pourfendeur de démons. Et là, on est à mille lieux de Dragon Ball ou de Naruto : le jeune héros reste SEUL durant la nuit et terrasse les démons sans l’aide de personne. Aucun nouvel ami pour le soutenir, aucune aide d’aucune sorte, RIEN. Le « pouvoir de l’amitié » est bien mort et enterré, et cela est vraiment un soulagement quand on sait que beaucoup de shonens récents l’employaient, et que cela finissait par en devenir assommant. 

L’histoire de Demon Slayer est vraiment sombre pour un shonen : il frôle le seinen (manga pour adultes) par moments. La psychologie est de mise dans ce manga et les scènes sanglantes très difficiles nous enfoncent un peu plus loin dans cette longue « nuit » qu’est Demon Slayer : un monde terrifiant où personne, pas même des enfants, ne sont épargnés. Les épisodes se dévorent comme des petits plats, et on les enchaîne sans même réfléchir. 

Des antagonistes très réussis

« Demon Slayer » ne serait pas le même sans ses ennemis si particuliers. Les démons ont chacun un aspect très différent : ils ont pour point commun de se repaître de chair humaine et de détester la lumière du jour (exactement comme des vampires) mais ils ne se ressemblent pas du tout. Leur aspect est aussi varié que les « yokai », ces esprits terrifiants surgis du folklore japonais. Plus intéressant encore, on en apprend sur leur psychologie et leur passé quand ils sont sur le point de mourir. Malgré l’atroce cruauté dont ils pouvaient faire preuve, ils suscitent tout de même la pitié lorsque Tanjiro parvient à les décapiter (c’est la seule façon de les tuer). Il est révélé qu’ils ont tous été des humains au départ, la plupart n’étant que des enfants en très mauvaise santé qui n’avaient pas d’autre choix que de se changer en démon (ça fait une fois de plus penser aux vampires). Et leur passé fait mal. Ils ont tous sans exception une histoire très douloureuse, et leur souffrance ne s’arrête pas quand ils deviennent des démons : c’est même pire. Condamnés à tuer des innocents pour survivre, mis au ban de l’humanité, ils doivent s’associer avec d’autres démons pour survivre, et cette association ne se fait pas sans violences physiques et morales. On devient un démon comme quand on entre dans la mafia. Il y a une omerta constante sur le nom du chef des démons et si on ne se bat pas suffisamment, on peut finir tué ou torturé. Rien que ça. Les démons n’ont plus du tout accès à l’amitié, à l’amour, ou à une famille. Ils doivent être forts, ou bien ils finissent esclaves de plus forts qu’eux. Cela se vérifie surtout dans l’arc des « Araignées » où Rui, un démon du rang de Lune Inférieure, maltraite ses sbires qui se retrouvent liés à lui sous la forme d’une famille factice, faite d’humiliations et de mauvais traitements. Et le plus terrible, c’est que ces démons ne peuvent rien contrôler de leur état et que dans le fond, ils étaient plus innocents encore que des humains. Autrefois, ils pouvaient être un petit garçon perdu dans le noir ou une petite fille qui veut jouer à la balle, un écrivain incompris, ou encore un simple passant mordu par un autre démon…

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(La famille des démons araignée)

Et que dire de Muzan Kibutsuji, le chef des démons en personne ? Son design fortement inspiré de Michael Jackson ne passe pas inaperçu. Anecdote amusante : la première fois qu’il est vu dans le manga, il se fait passer pour un bon père de famille avec une femme humaine et une fille qui n’est pas de lui. Comme dans cette strophe de la chanson « Billie Jean » : « Billie Jean n’est pas mon amoureuse […] mais son enfant n’est pas mon fils. »

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(Qui a osé me déranger sur le tournage du clip « Smooth Criminal » ?)

 

 Âgé probablement de 1000 ans, il est le tout premier démon à avoir existé et les autres démons sont en fait des humains qu’il a infectés depuis. C’est lui le parrain de cette terrifiante mafia que représentent les démons : il force ses sbires au silence et menace de les tuer s’ils divulguent des informations sur lui, un peu comme Voldemort. On reconnaît la dangerosité de Muzan à la manière dont les autres démons parlent de lui : tous, sans exception, sont terrorisés lorsqu’il est évoqué. D’un seul geste, d’un regard même, il tue. Et si des humains croisés sur sa route se moquent de lui et de son aspect moribond, il les exécute de la manière la plus atroce possible. Mais discret et de belle apparence, il n’hésite pas à se faire passer pour le gendre parfait pour passer inaperçu dans la population (Après, comment ça se fait qu’aucun humain n’ait remarqué ses yeux rouges démoniaques depuis le temps ? Je ne sais pas…) Mais oui, Muzan est un antagoniste qui fait VRAIMENT PEUR. Il est le Diable en personne : séduisant, insaisissable et très dangereux à la fois. Il peut rivaliser avec Freezer, Mugen ou Voldemort sans aucun problème. 

Notons aussi la remarquable présence de Tamayo, une démone qui a réussi à échapper au contrôle de Muzan et qui a décidé de persister dans son rôle de médecin. Il ne lui suffit que d’un peu de sang pour survivre. Nezuko n’est ainsi plus la seule à réussir à garder le contrôle d’elle-même, et les connaissances de Tamayo seront sûrement très utiles pour tenter de la soigner.

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(Tamayo, la démone accompagnée de son assistant Yuchiro)

Les points forts

« Demon Slayer » demeure très marquant, réaliste avec des animations d’attaques époustouflantes. Le style premier du manga, qui pouvait paraître brouillon, est maîtrisé à la perfection sous forme d’animé. On vit et on souffre auprès des personnages et même des personnages les plus secondaires, comme ce jeune homme complètement anéanti après la mort de sa fiancée… Tous, même les protagonistes que l’on ne voit que dans un seul épisode, nous touchent profondément. Les émotions sont très bien retranscrites et elles nous paraissent sincères. Ces personnes sont perdues dans un monde dangereux et inhumain, soumises à des forces de la nature qui leur échappe. Il n’y a pas de manichéisme : mis à part Tanjiro qui demeure très innocent, aucun personnage n’est vraiment unilatéral. Il y a les démons qui ont un triste passé, certes, mais même les « gentils » ne le sont pas tant que ça. Les Piliers envisagent de mettre à mort Tanjiro pour avoir protégé sa sœur démone au départ, et l’un des Piliers, Sanemi Shinazugawa (un nom un peu long), la torture pour qu’elle cède à sa soif de sang… et justifier son exécution. 

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(Les 9 Piliers des pourfendeurs de démon, pas si sympas que ça)

 

Parlons un peu de Nezuko, quand même : elle est réellement le personnage « mignon » qui a permis au public de s’intéresser à Demon Slayer, au tout départ. Je n’aime pas parler de « mascotte » car l’animé est bien plus profond que ça, mais ce personnage touchant porte vraiment la dernière lueur d’espoir de la série, et la cause pour laquelle Tanjiro se bat autant. Elle n’agit pas très souvent et se contente même de dormir pour éviter de tuer des innocents. De ce fait, elle ressemble à une « Belle au Bois Dormant » qui attend d’être sauvée. Heureusement, elle n’est pas complètement inactive et n’hésite pas à surgir de sa boîte pour sauver Tanjiro. Si l’on est mauvaise langue, on pourrait la comparer à un pokémon qui surgit pour attaquer au moment propice, mais pour ma part, je la vois un peu comme un bébé porté sur le dos de sa maman. Et ce n’est pas absurde de penser cela, car on la voit souvent dans des flashbacks où sa mère la porte sur son dos étant petite. 

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Il y a beaucoup d’épisodes excellents que nous n’avons pas le temps de résumer, mais selon moi, le point d’orgue de la saison 1, c’est l’épisode 19 avec la découverte des pouvoirs de feu de Tanjiro. C’est vrai que ça faisait un peu « deus ex machina » sorti de nulle part tandis qu’il affronte le démon Rui, dans l’excellent arc des araignées. Mais justement, ce « deus ex » ne marche pas : Tanjiro perd face à Rui, et il est sauvé in extremis par un Pilier. C’est bien ce qui me plaît le plus dans cette série, c’est que tout demeure crédible malgré l’univers fantastique : Tanjiro est loin d’être assez fort pour affronter de grands démons à lui seul. Il a de graves blessures qui prennent du temps à cicatriser, et cela fait du bien de voir un héros en chair et en os qui souffre vraiment des conséquences des combats. Dans cette série, pas de « Dragon Ball » pour ressusciter les morts : aucune personne décédée ne revient magiquement à la vie et si quelqu’un est gravement blessé, il met des mois à s’en remettre et les cicatrices sont profondes. 

Enfin, un dernier point fort : les costumes ! Les kimonos sont absolument magnifiques et même Nezuko en a un de très joli pour une jeune fille pauvre élevée dans la montagne. Les motifs des vêtements des protagonistes sont devenus tellement célèbres qu’ils se reconnaissent immédiatement : le motif Asanoha de Nezuko et celui en damier noir et vert de Tanjiro se remarquent entre mille et soulignent davantage le caractère unique de la série. 

Les points faibles : 

Nulle série n’est parfaite et « Demon Slayer » n’y échappe pas malgré ses nombreuses qualités. A partir de l’épisode 11, un protagoniste débarque pour tout gâcher : Zenitsu. Lui aussi pourfendeur de démons, Tanjiro le croise sur sa route et au secours ! Ce personnage est l’un des plus énervant que j’ai pu voir dans une série animée… Il est trouillard, c’est un pervers qui court après les filles même quand elles lui ont dit NON, c’est un incroyable boulet lors des missions, et surtout il HURLE comme un dératé à la moindre occasion ! C’est bien simple, le spectateur va avoir les tympans qui saignent avant la fin de la série. Zenitsu, il est tout sauf zen, justement ! (badoumtsssss) Le seul moment où il sert à quelque chose, c’est quand il s’évanouit et qu’une autre personnalité prend le relais : son côté cool et badass surgit alors pour qu’il mette à terre ses ennemis. Mais quand il se réveille, plus rien ! Il redevient aussi insupportable qu’avant. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi l’auteur du manga a jugé bon de mettre un personnage aussi inutile et agaçant, d’autant plus que Tanjiro évoluait bien mieux tout seul, en fait ! On dirait que l’auteur s’est senti obligé de rajouter un comic relief au héros, mais un sidekick doit pourtant servir à quelque chose : il doit savoir se battre et protéger les autres quand il le faut. C’est le principe même du personnage « adjuvant » qui soutient le héros dans sa quête. Mais là, Zenitsu, n’aide pas Tanjiro : il est beaucoup plus « opposant » qu’adjuvant dans la saison 1 ! Donc à quoi sert-il ? 

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L’autre sidekick c’est bien évidemment Inosuke, un chasseur de démons qui lui, au moins, est plus intéressant que Zenitsu. Son masque en forme de tête de sanglier sert à plusieurs choses : il masque son visage trop féminin qui ne fait pas assez peur, et cela lui permet aussi de cacher son regard et ses émotions. Il a déjà été confondu avec un démon pour cela et sa manière d’attaquer évoque une bête sauvage, ce qui est très intéressant dans l’intrigue. Pourtant, un problème demeure, et il est de taille : je n’ai pas senti, et ce à aucun moment dans l’histoire, que Tanjiro était réellement ami avec eux. Dans Naruto, le héros se fait de nouveaux amis lors des épreuves de sélection, et il y a aussi l’exemple célèbre de Goku et de Krillin. Krillin partage de vrais liens avec Goku, et cela ne fait que se renforcer à partir de Dragon Ball Z. Mais dans « Demon Slayer », je ne parvenais pas à comprendre pourquoi Tanjiro se battait aux côtés d’Inosuke et de Zenitsu. A aucun moment je n’ai senti de réelles affinités entre eux : Tanjiro les supporte uniquement par politesse, mais rien de plus… A moins que l’auteur n’ait voulu, encore une fois, se moquer du « pouvoir de l’amitié » ? Inosuke et Zenitsu seraient en fait des parodies de sidekicks improbables ? C’est une possibilité ! 

Une autre chose qui m’a gênée dans la crédibilité de l’histoire : pourquoi des enfants sont-ils envoyés seuls se battre ? Les héros sont souvent très jeunes et les sélections sont si redoutables que ceux qui perdent… meurent en fait. Les parents ne trouvent rien à redire de cette situation ? Pourquoi faut-il être vraiment dans une posture désespérée pour que des adultes interviennent, ou même un Pilier ? C’est étonnant qu’aucun de ces jeunes pourfendeurs ne soit au minimum accompagné d’un maître car on ne sait jamais à l’avance à quel point un démon peut être fort. C’est seulement quand nos héros sont vraiment en train d’y passer qu’un Pilier daigne enfin intervenir. Si vraiment les plus jeunes avaient plus de capacités que les adultes, je ne dis pas (c’est le cas pour « Evangelion »), mais ce n’est jamais justifié dans « Demon Slayer ». 

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Autre chose encore : le point faible des démons, c’est la glycine. C’est littéralement du poison pour eux. Alors pourquoi le Japon n’a-t-il pas décidé de planter massivement des glycines à travers tout le pays pour éradiquer les démons ? Pourquoi n’ont-ils pas généralisé les poisons ou remèdes à base de glycines, tant qu’à faire ? C’est même explicite dans la série : à un moment un corbeau remet un sachet de ces fleurs à un jeune garçon, car « son sang est rare et attire les démons. » Mais pourquoi ne pas remettre ce sachet à 100% des gens, au final ? Ce serait pas plus rapide ? C’est bien ça le plus étrange : les démons menacent en premier lieu la population, et chose incompréhensible, le gouvernement japonais (ou l’empereur pourquoi pas) font comme si ce problème n’existait pas et laissaient les pourfendeurs se débrouiller tout seuls. C’est un grand trou dans l’intrigue, car on ne sait absolument pas ce que pense la société de ce problème et elle ne semble pas trop pressée de le résoudre ! Mais bref, je chipote un peu.

Et pour en revenir une dernière fois au « Train de l’Infini », je ne pense pas qu’il ait été une grande réussite en tant que film. Pour une série, ça aurait pu passer, mais je maintiens qu’il y a eu beaucoup trop de longueurs pour ce long-métrage. Il aurait pu être abrégé d’au moins 30 minutes, les monologues intérieurs auraient dû être retranscrits en tant que dialogues pour que ça fasse moins redondants, et les émotions auraient dû être moins exagérées. Et chose étrange : on ne voit pas le passé d’Enmu alors que c’était le cas pour quasiment tous les autres démons éliminés auparavant, donc on ne peut pas s’attacher vraiment à lui. C’est dommage car ce film avait de bonnes idées, mais pas vraiment bien exploitées. 

 

 En conclusion : 

Je n’ai qu’un mot à dire : foncez. « Demon Slayer » renouvelle magnifiquement le shonen nekketsu tout en faisant la part belle au folklore traditionnel japonais. Tout est magnifique, que ce soit les vêtements, les décors, les attaques animées de façon sublime. On sent un retour aux sources, un « ton à l’ancienne » qui est vraiment le bienvenu. La CGI se devine par petites touches, mais elle demeure très discrète et ne jure pas avec le reste. Les personnages sont très attachants (sauf Zenitsu) et l’histoire passe de moments difficiles à des moments de tendresse de manière logique et finement équilibrée. La psychologie des antagonistes frôle la perfection et le tout nous offre une incroyable épopée qui marquera les esprits pour encore longtemps. La saison 2 arrivera sans doute pour l’automne-hiver 2021 et c’est bien simple : nous ne pouvons plus attendre ! La version VF de la saison 1 est disponible sur Wakanim, et elle en met plein les yeux ! 

 

 

Rebecca
Juste une Otaku qui a chopé le virus de la Japanimation et qui ne guérira jamais ! Egalement incurable en ce qui concerne le cinéma, les blockbusters, les comics et la littérature

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