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Au-Delà du Réel, l’aventure continue, saison 6

En 1995, X-Files cartonne, Star Trek continue de briller et la SF se sent pousser des ailes. MGM et Showtime produisent une nouvelle version de The Outer Limits, série des années 60.

« Ce n’est pas une défaillance de votre téléviseur. N’essayez donc pas de régler l’image. Nous maîtrisons, à présent, toute retransmission. Nous contrôlons les horizontales et les verticales. Nous pouvons vous noyer sous un millier de chaînes ou dilater une simple image jusqu’à lui donner la clarté du cristal, et même au-delà … Nous pouvons modeler votre vision et lui fournir tout ce que votre imagination peut concevoir. Pendant l’heure qui vient, nous contrôlerons tout ce que vous allez voir et entendre. Nous partagerons les angoisses et les mystères qui gisent dans les plus profonds abysses… au-delà du réel. » Cette voix qui accompagne le générique a été magnifiquement portée par l’excellent Patrick Floersheim, disparu il y a quelques années maintenant.

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La saison 6

 

Revenons sur chaque épisode puisque la série, anthologique, est assez inégale. Les épisodes en bleu sont les incontournables.

 

6×01 ● Jugement Dernier

Une émission de télévision appelé le «jugement dernier» décide du sort des condamnés. S’ils réussissent à échapper à la traque de la famille des victimes, en direct à la télévision, les condamnés à mort sont graciés et finiront leur vie en prison…

Les dérives de la Real TV, le sujet numéro 1 en cette fin de siècle… C’est conventionnel, se veut moderne mais est dépassé désormais. On sent que la volonté de faire des plans sur la comète et ce que pourrait devenir la Real TV si on la poussait dans ses retranchements était louable à l’époque.

6×02 ● L’Arme

Au cours d’une vente d’armes organisée par des marchands ambulants, Logan, qui vient de sortir de prison achète un pistolet tout à fait spécial. Quand il l’utilise pour tuer son ex-femme, l’arme ne fait plus qu’une avec sa main et rien ne réussit à l’enlever. En réalité, c’est un extra-terrestre qui vend cette arme en espérant recruter des mercenaires pour aller se battre sur sa planète…

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L’idée est très originale mais paraît un peu tirée par les cheveux. Surtout, elle ne tient pas la route des minutes qui passent. La chute revient un peu à ce que la sérié était à ses débuts avec un peu de pessimisme. Mais les émotions et la psychologie des personnages sont très faiblardes. L’idée d’un objet « maléfique » semble tellement en inadéquation avec les sujets généraux de la série… On le verra la saison d’après, l’idée reviendra pour un épisode au ton tout aussi inadéquat.

6×03 ● Imposture fatale

Sid Camden est un être totalement associable. Il travaille dans une société de haute technologie. Hal, le chef de projet de l’entreprise, décide de tester sa dernière invention sur Sid qui permet de prendre l’apparence de n’importe qui.

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On retrouve Christina Cox échappé de FX, Effets Spéciaux et Adam Goldberg (Fargo, God Friended Me). Il y a également Antonio Sabato Jr. une gueule très 90s. L’histoire est plutôt sympathique avec des personnages en nombre limité pour un maximum de conflits, mais la conclusion est prévisible. L’épisode reste divertissant, le script ne veut pas aller plus loin que son idée primaire.

Et cette réplique…

6×04 ● Les Conquistadors

UFS Mercury est en route pour la planète Trion afin d’effectuer des tests scientifiques avant d’y établir une colonie. En voyage, ils reçoivent un appel au secours du vaisseau de combat UFS Rhesos. Cela fait des semaines qu’il survolait Trion en bombardant la planète pour éliminer toute vie en vue de la colonisation.

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Michael Shanks échappé de Stargate SG-1 porte une caméra tout le long de l’épisode. On le voit donc peu et l’épisode se permet un exercice de style avec des plans séquences dans un décor de vaisseau assez conséquent et aucune musique. C’est pas mal exécuté et apporte pas mal de fraîcheur mais l’ennui se profile peu à peu.

 

6×05 ● Le Point de rupture

Le CPS 1200 est une machine de déphasage chronologique mise au point par un chercheur. Un homme remonte dans le temps pour sauver sa femme.

Rien de bien passionnant dans cet épisode qui recycle une histoire bête comme tout. On a une longueur d’avance sur le personnage et on n’est pas du tout surpris par la résolution qui était on ne peut plus classique. Côté scénar’, on fait dans le basique le plus total. On s’ennuie sec même si le plaisir de revoir Laurie Holden (The Walking Dead, X-Files) est là.

 

6×06 ● L’Amour est Aveugle

Patrick va être le cobaye d’une expérience médicale au cours de laquelle il devrait retrouver la vue. Il est dit que ce que l’on voit avec ses yeux n’est que la surface de la réalité, mais qui y-a-t-il sous cette surface ?

Un petit sentiment de déjà-vu nous vient puisqu’on a déjà eu au moins deux épisodes sur des greffes qui pourrissent la vie du patient. L’épisode nage en pleine histoire fleur bleue sans queue, ni tête pas aidé par un doublage niais.

 

6×07 ● Les Graines de la destruction

Il se passe des choses étranges dans un champ de culture expérimentale utilisant un nouvel engrais : le TX 40. Les morts se multiplient mais la société contrôlant cette expérience est prête à tout pour dissimuler la vérité même à éliminer des témoins un peu trop curieux.

Enfin un épisode qui ne se base pas sur une idée mais qui la développe. Il y a une belle galerie de personnage, un mystère qui ne prend pas toute la place. Malgré des scènes et des dialogues étranges (« je ne vais pas bien, on a détecté une tumeur au foie à ma fille… et la clim es ten panne »), l’épisode est tout de même plutôt bon et offre enfin des espaces moins confinés. On est entre du Stephen King et du Shyamalan sans , évidemment, atteindre leur talent.

 

6×08 ● Simon

Gideon Banks a perdu sa femme Liz et son fils Simon dans un accident de voiture, il y a plus de 20 ans. En cachette, il crée un robot à son image.

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Une histoire touchante mais terrifiante. Certaines scènes sont dignes d’un bon film de terreur des années 90 avec un robot fou couplé avec un enfant fou ! Mais les scénaristes ne savent pas trop comment conclure l’histoire et finissent dans un certain néant créatif.

 

6×09 ● La Stase

En 2123, la société a été divisée en trois catégories de personnes. Il y a les Alphas, qui vivent en état léthargique appelé Stasis, les Betas, qui entrent en phase de sommeil profond et enfin il y a les Elites, qui forment une sorte d’aristocratie privilégiée dominant les deux autres castes. Bientôt, l’Elite décide de vaincre les résistants à ce mode de vie en société…

Une histoire d’amour en messages interposés avec une évidente envie de finir mal et en révolte. Rien de bien original sur le fond, un peu plus sur la forme mais ça reste d’une banalité confondante malgré des têtes connues comme Sean Patrick Flanery (Young Indiana Jones, Dead Zone) et Kristin Lehman (Altered Carbon, The Killing).

 

6×10 ● Les Pieds sur Terre

Lors d’une convention UFOlogique, un groupe d’amis tentent de dévoiler l’existence d’une arme extraterrestre.

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Dans un délire permanent avec des personnages farfelus, l’épisode parait trancher avec toute la série et rejoint un peu les rares incursions vers le comique comme Becka Paulson ou La Voleuse de pensées). L’histoire est plutôt plaisante mais finit dans une, encore, banalité. Il faut se faire à l’idée que la série ne cherche plus à surprendre par un ton pessimiste mais plutôt à exposer une idée et à être embarqués dedans. la bonne idée aurait été de donner un peu plus de styles avec des genres différents. L’humour était, ici, plutôt bien vu.

 

6×11 ● Celle qui n’était pas née

Une jeune femme hantée par le souvenir de son père est tyrannisée par sa mère. Elle se fait agresser et déclarer cliniquement morte mais elle reprend conscience. Bien qu’elle semble n’avoir aucune séquelle, elle a de fréquentes absences pendant lesquelles son comportement ne correspond plus à sa personnalité. Peu de temps après, elle découvre d’étrange tumeurs dans son dos, résidus d’une sœur siamoise morte in intero…

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Le point de départ est plutôt engageant mais la démonstration l’est moins. On est encore dans un épisode avec un personnage gêné par des visions et qu’on croit fou. Evidemment, à la fin, il ne l’était pas mais il se retrouve dans une situation sans issue. Pilotage automatique.

 

6×12 ● Vive la liberté

Tom et Wendy forment un couple harmonieux, profondément amoureux l’un de l’autre. Mais une nuit, alors que Wendy est endormie, Tom fait un cauchemar. Il rêve qu’il est enfermé dans un immeuble, cerné par les flammes, et qu’il porte dans ses bras un bébé…

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L’idée de l’androïde qui ne sait pas qu’il en est un est vite mis de côté pour développer le thème de l’identité. C’est l’un des meilleurs épisodes de la saison mais le niveau est tellement moyen…

 

6×13 ● Dépressurisation

Alors qu’il est en avion vers la Caroline du sud pour sa campagne présidentielle, le Sénateur Brody voit apparaître une femme qui lui annonce qu’il va mourir avec son équipe électorale…

Cet épisode a une très bonne note  sur certains sites (du moins la meilleure note de la saison). Pourtant, il est d’une bêtise assez remarquable. Malgré le concept intéressant d’un Président des Etats-Unis dans un avion avec un personnage du futur, ça aurait pu être un excellent huis-clos. Les scénaristes n’ont simplement pas eu d’idée pour le terminer. On arrive  sur un épilogue sans aucun sens ou cohérence. Voyez-le par curiosité, je suis sûrement passé à côté.

 

6×14 ● Abandon

Ordonné par «la compagnie» composée des électeurs nord américain, un vaisseau Le Pequod est envoyé pour réaliser un projet de récupération de matériaux. Cette mission simple et sans problème va s’avérer dangereuse et complexe…

Pour la première fois, j’ai soupiré en voyant la première image de l’épisode qui est, évidemment, une image de vaisseau dans l’espace. On sait que tous les épisodes futuriste avec un vaisseau spatial et un équipage vont être moyens, au mieux corrects. Et on n’y manque pas. C’est inoffensif au possible avec beaucoup de blabla pour peu de résultats.

 

6×15 ● Le Réseau

Etonné de ne pas voir son frère, qui avait demandé à le rencontrer d’urgence, Harris décide de se rendre chez lui. En arrivant, il apprend qu’il a été tué par sa femme Eileen, qui serait devenue folle…

Le contrôle mental d’une communauté et un sauveur seul contre tous, c’est un schéma efficace. L’épisode mène sa barque avec sérieux.

 

6×16 ● Le Maître des illusions

Un prédicateur accepte de former un jeune homme qui s’avère vite être plus fort que le maitre. Les miracles se succèdent en direct à la télévision en ne laissant aucun doute quant à la personnalité de l’élève…

En quelques minutes, on comprend le déroulement à venir. Gary Busey (second couteau d’Hollywood) et Margot Kidder (Lois Lane dans Superman de 1978) aidés par Nicole Eggert (Alerte à Malibu) font de leur mieux mais on a déjà tout deviné de l’intrigue et du dénouement. Un épisode dans le ton des premières saisons qui fait simple et qui ne s’embarrasse de rien.

 

6×17 ● Gettysburg

Andy et Vince viennent à Gettysburg, la veille de la date de la célèbre bataille pour participer à une reconstitution organisée. Un mystérieux photographe les prend en photo et ils se retrouvent la veille de la véritable bataille.

Le retour du voyageur temporel vu dans l’épisode 100. Le voyage n’est pas original, c’est un bon vieux « personnages transposés dans un événement historique ». C’est donc un scénario sans grand rebondissement et grandes idées. Mais c’est drôle de voir leur vision de 2013 avec un président noir, 8 ans avant Obama.

 

6×18 ● Un certain Harry

Après la mort accidentelle de son mari, Nancy se marie avec Harry. Mais le fils de Nancy, Zak, a des soupçons… il semblerait être le responsable de disparitions récentes…

Le jeune Joseph Gordon Levitt (500 Jours Ensemble, Looper) est le héros de cette histoire de « je crie au loup » assez sympathique avec un dénouement intéressant et un peu surprenant. Plutôt malin.

 

6×19 ● Zig Zag

Un terroriste va faire sauter une bombe dans une banque de données.

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La narration explose enfin. Il a fallu attendre 6 saisons. Les scénaristes ont sûrement été inspirés par l’épisode de X-Files qui a fait de même quelques mois auparavant. Si ça apporte un peu plus d’épaisseur artificiel au récit, ça n’apporte rien d’autre. La fin manque de peps.

 

6×20 ● Insectes polaires

Sur une base polaire, un psychologue, William Grimes, cherche la cause de troubles du comportement poussant au crime…

Un épisode inspiré de The Thing avec cet insecte qui vient de la glace et qui parasite les scientifiques sur place. C’est plutôt bien amené. On retrouve Kelly Rutherford (Gossip Girl) et Robert Sean Leonard (House).

 

6×21 / 22 ● L’ultime appel 1 et 2

Dans un lointain futur, où la technologie et le progrès scientifique sont hors-la-loi, le docteur Theresa Givens, une savante du XXè siècle, est condamnée à mort. Elle est punie pour avoir utilisé une machine à voyager dans le temps et aidé des scientifiques rebelles dans leurs recherches…

Un épisode de fin de saison qui essaye, comme à chaque fois, de regrouper des thématiques traitées dans la saison avec des extraits d’épisodes. ici un procès. Donc fatalement, on s’ennuie beaucoup. Il y a Charlton Heston. Ah, ok. On revoie Amanda Plummer qui était dans A Stitch in Time de la saison 2. Ca parle voyage dans le temps mais ça rate le coche surtout avec une seconde partie un peu plus bavarde (c’est dire) et rythmée mais qui pêche par un manque de rebondissements et le final est sorti d’un chapeau…


BILAN DE LA SAISON 6

11 épisodes à voir, c’est plutôt une excellente moyenne pour la série. On essaye enfin de nouvelles choses sans non plus atteindre l’excellence. Il y a beaucoup de têtes connues ce qui était un gage que le spectateur allait jeter un œil à l’époque. C’est peut-être la saison la plus hétérogène de la série, et donc une bonne chose !

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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