American Horror Stories
On a terminé

American Horror Stories, saison 2 (Disney+) : n’y allez plus, c’est un piège !

American Horror Stories est le complément anthologique d’American Horror Story dont on attend toujours la saison 11 (ou pas, vu le niveau). La saison 2 arrive au compte-gouttes sur Disney+, mais on a vu toute la saison 2 et c’est franchement mauvais.

American Horror Stories avait été une idée plutôt intéressante au tout début. Le format anthologique est un vivier pour la créativité et les histoires originales. Du moins, le croyait-on ? Depuis le retour des Histoires Fantastiques, de Twilight Zone, de Creepshow, il n’y avait bien que la série de Charlie Brooker, Black Mirror, qui avait réussi à fournir un lot d’histoires plutôt bien vues, bien ficelées et bien amenées.

La plupart du temps, l’anthologie aligne les poncifs en réutilisant des clichés du genre. Black Mirror arrivait avec une modernité bienvenue. A regarder de plus près, on se demandait donc si les histoires d’horreur pouvaient se renouveler sans avoir recours à des idées déjà vues et des rebondissements téléphonés.

Si la première saison d’American Horror Stories se basait sur des acquis avec le retour de la Murder House, elle n’était pas franchement réussie. Terrain de jeu du scénariste Manny Coto qui écrit la grande majorité des scénarios, cette saison 2 semble avoir les fonds de tiroir du collègue de Ryan Murphy. C’est mauvais, mal exécutés, mal filmé, mal joué…

american horror stories saison 2

On retrouve quelques thématiques connues du genre comme la maison de poupée (Dollhouse2×01), la légende urbaine (Drive2×03), la petite communauté du 18è siècle (Milkmaids2×04) ou Bloody Mary (même titre, 2×05). En basant les histoires sur des idées déjà connues, les épisodes n’essayent même pas d’aller plus loin et ne surprennent plus quand leur conclusion arrive. Et quand, entre le début et la fin, on s’ennuye fermement pendant 40 minutes, on se dit que le temps va être long.

Et il est long. Un seul épisode vient bâtir de solides fondations pour offrir une histoire macabre et bien incarnée. Necro (2×07) voit Madison Iseman (Know What You Did Last Summer, la série d’Amazon Prime) en employée des pompes funèbres, totalement fucked-up par son métier et un trauma d’enfance. Sa relation avec un autre employé est malsaine et l’épisode aurait pu être une belle réussite si la conclusion n’avait pas été simpliste. 

C’est d’ailleurs ce qu’on remarque pour la plupart des histoires. Bloody Mary (2×05), malgré une entame classique mais efficace, installe un suspens plutôt convaincant jusqu’à ce que les péripéties s’enchaînent sans passion et que la conclusion, attendue, ne nous fasse pas lever un seul sourcil. Drive (2×03) met Bella Thorne en proie avec un serialkiller dans un épisode bien troussé si le retournement de situation ne tuait pas toute ambition. D’ailleurs, l’ambition aurait pu être au cœur de Aura (2×02) et son système de surveillance vidéo qui attire les fantômes. Mais idem, la conclusion ne vole pas bien haut.

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Et quand on n’a même plus d’idées pour offrir une conclusion alors on mise sur le dégueu avec Milkmaids (2×04) où la variole est transmise à cause de prostituées. Ou grâce… Et nous voilà avec des scènes où la maladie est inoculée volontairement. Bon appétit. Cet épisode est en plus très kitsch, sans argent, et beaucoup trop bavard.

Quand on veut être original, ça nous donne Facelift (2×06) et sa chirurgie esthétique très poussée qui joue sur la révélation de l’opération à la toute fin pour que l’épisode change totalement de braquet. L’idée marcherait sur 20 minutes pour les Contes de la Crypte... Lake (2×08) conclut cette saison avec une histoire de lac maudit. Tout s’enchaîne sans aucune cohérence, rien n’a de sens et la pauvre Alicia Silverstone s’empêtre dans cet épisode sans queue, ni tête. Dollhouse (2×01) était peut-être l’épisode qui a le plus réussi son ambiance et son histoire avec ce twist final qui apporte, artificiellement, un peu d’intérêt.

american horror stories saison 2

Rien n’est à retenir de cette saison 2 qui a débarqué sur Disney+. Ah si. Les génériques, toujours très élaborés et personnalisés à chaque épisode. Autrement, cette saison 2 d’American Horror Stories nous a fait tenir, car on attendait la bonne surprise. C’est un peu le point « positif » des anthologies. Une bonne histoire peut arriver. Le ratio pour cette série est très faible.

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

2 Replies to “American Horror Stories, saison 2 (Disney+) : n’y allez plus, c’est un piège !

  1. Moi je suis pas du tout d’accord.
    C’est tout à fait dans l’univers Ryan Murphy
    Et très agréable à regarder .
    J’adore ces pseudos spécialistes détracteurs.
    Si tu aimes pas le style ne fait pas d’article.

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