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On a terminé

The Twilight Zone saison 2, moins sociale, plus efficace

La saison 1 de The Twilight Zone avait occupé les discussions par rapport à son écriture maladroite et un peu lourdeau. La saison 2 semble revenir à des fondamentaux plus classiques et à une Quatrième Dimension plus efficace.


La série proposée par Jordan Peele semble aller vers une saison 2 plus grand public et moins allourdie par des propos inclusifs ou sociaux maladroitement mis en avant. Les combats contre les inégalités et pour la représentation semblaient tellement soulignées qu’on en perdait un peu de saveur et de finesse.

Passons en revue les épisodes de cette saison 2 de 10 épisodes diffusée sur CBS Access.

La série anthologique est-elle redevenue la référence du genre ?

Meet in The Middle

Un célibataire (Jimmi Simpson)  enchaîne les rendez-vous sans trouver l’âme sœur jusqu’au jour où il entend une voix (Gillian Jacobs) dans sa tête, c’est une femme et leur relation va évoluer jusqu’à un fort désir de se rencontrer.

Jimmi Simpson in Meet in the Middle

La voix intérieure est un bon moyen facile et pas cher pour offrir une histoire où le suspens et l’imagination prennent le pas sur le reste. Même si le concept amène des incohérences et des questionnements (est-ce que 100% de nos pensées sont entendues ?), l’histoire arrive à devenir prenante jusqu’à ce final, ce climax hautement noir. Les bonnes heures d’Au-Delà du réel sont là avec du pessimisme, de l’échec et de l’humain face à ses choix et ses erreurs. On salue le choix audacieux de finir sur une note sombre.

Downtime

Une femme vient d’être promue mais une immense sphère dans le ciel met tous les habitants de la ville en hypnose.

Morena Baccarin in Downtime

Morena Baccarin est en pleine situation insolite. L’idée est bonne, se la joue réalité virtuelle sans débauche de moyens. C’est efficace et ça ouvre des discussions sur ce qu’est la réalité. La fin est aussi un peu sombre. Bonne cuvée pour l’instant !

The Who of You

Un voleur se retrouve dans le corps de celle qu’il vole… Il semble pouvoir changer de corps, pratique quand on veut partir avec le magot.

Billy Porter in The Who of You

Ethan Embry et une bonne partie du casting jouent plusieurs rôles. C’est carré mais le concept nécessite un peu de réflexion au début. L’esprit voyage de corps en corps et libère à chaque fois l’hôte précédent. Le voleur se retrouve donc avec des personnalités multiples à chaque transfert. L’idée permet d’offrir des performances d’acteurs plutôt sympathiques notamment du côté d’Ethan Embry.

 Le concept est vraiment bon mais se perd à dix minutes de la fin avec le procédé de transfert qui devient un peu plus « facile ». On sent venir la fin, on l’a, mais on ne reste déçus que quelques secondes seulement car la dernière révélation vient conclure un récit rythmé, efficace et original.

Ovation

Une star de la pop donne un pendentif magique à une chanteuse de rue  (Jumee Smolett) avant de se suicider. A partir de là, le succès sera grandissant et envahissant.

Thomas Lennon and Jurnee Smollett in Ovation

La célébrité magique a donné des récits un peu trop balisés. C’est le cas ici avec des événements peu surprenants. Mais petit à petit, le sentiment de malaise s’installe. La conclusion ne sera pas surprenante et conclut donc un épisode relativement peu original.

Among the Untrodden

Une nouvelle élève se retrouve chahutée par la bande de pimbêches de l’école.

Sophia Macy in “Among the Untrodden

Ambiance The Magicians avec cette école de sorciers et cette dangereuse alliance (uhuh). Ce qui doit arriver arrive, la rivalité inversée, le pouvoir face aux pouvoirs… Et le rebondissement final nous fait voir l’histoire d’une autre manière, quasi gothique. Un peu long tout de même.

8

Un groupe de scientifiques en Antarctique étudie une pieuvre étrange.

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Ce huis-clos dans une base enneigée rappelle The Thing ou Projet Arctique (X-Files saison 1). En soi, l’histoire se suit avec plaisir sauf qu’on ne comprend pas vraiment ce que vient faire cette pieuvre, pourquoi elle semble étrange et pourquoi elle semble menaçante au tout début de l’épisode. S’en suit un épisode mollasson, sans surprise. Même la fin qui se veut ouverte, audacieuse et fataliste tombe un peu à plat. Le maillon faible de cette saison.

A Human Face

Une forme extraterrestre arrive dans une maison d’un couple en plein deuil. Quand l’alien prend la forme de leur fille disparue, la situation prend un autre tournant.

Chris Meloni and Jenna Elfman in A Human Face

Jenna Elfman et Christopher Meloni font les efforts nécessaires pour cette histoire de deuil mais rien n’y fait, on s’ennuie un peu la faute à des événements peu inspirés. Reste la fin qui nous montre l’envers du décor.

A Small Town

Un homme vivant dans le clocher de l’église de son village trouve une maquette du dit village et se rend compte qu’il peut agir sur celui-ci.

Damon Wayans Jr. in A Small Town

Damon Wayans Jr se la joue Dieu avec cette maquette magique. C’est ludique, divertissant, on est émerveillé par ce fantastique mais le récit tourne court, on ne va pas plus loin et on termine par un manque d’originalité manifeste. C’est plaisant, ça aurait sa place dans Amazing Stories.

Try, Try

Un homme approche une jeune femme et semble appréhender tous les événements.

Topher Grace and Kylie Bunbury in Try, Try

Sans révéler le pourquoi du comment, l’épisode est plutôt bon dans l’ensemble et tourne au cauchemar en ajoutant un peu de modernité dans le récit. L’épisode fait écho à la toxicité masculine avec une certaine habileté même si on sent que le récit se préserve d’un quelconque vrai jugement. Topher Grace est plutôt efficace pour cet épisode qui est doux-amer et peut faire débat.
Avec cet épisode, on sent un sous-texte étrange du genre « le Blanc est le Mal » mais c’est vraiment une interprétation maladroite peut-être. En tout cas, tout ce qu’on peut relevé dans ces épisodes est que les minorités ne sont pas dans des rôles négatifs.

 

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Une femme est obsédée par l’Oeuf, mystérieux objet.

Gretchen Mol in You Might Also Like

Difficile de résumer et de comprendre cet épisode. li fait référence aux fameux épisodes « To Serve man » de la série originale. L’épisode et l’ambiance sont tellement perchés qu’il serait fragile d’émettre un quelconque avis. Gretchen Mol est habitée. On aime ou on déteste.

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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