épisodes

  • Comédie 50%
  • Drame 50%
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Bingewatchable

Starz nous a proposé une soirée « apprentissage de la vie » en cette fin de printemps avec Vida et Sweetbitter. Retour sur la seconde série qui est l’adaptation du livre du même nom.

Sweetbitter est un roman écrit par Stéphanie Danler en 2016. Un an après la publication, Starz déclare travailler sur une adaptation TV avec un script écrit par l’auteure même du roman. La série débarque en mai sur Starz avec Stuart Zicherman (The Affair, The Americans) en showrunner. On retrouve également Brad Pitt à la production par sa société Plan B.

Le livre romançait l’expérience de serveuse de l’auteure à New-York, c’est donc ce pitch qui résume plutôt bien Sweetbitter, courte série de 6 épisodes de 26 minutes. Le rôle-titre est tenu par Ella Purnell qu’on a pu voir dans Never Let Me Go, Maléfique ou encore  Miss Peregrine et les Enfants particuliers et Churchill. Elle joue Tess, 21 ans, qui débarque à New-York pour commencer à faire sa vie. Elle décroche un poste de serveuse dans un prestigieux restaurant. Elle y découvrira que la cuisine est tout un art.

Au casting, on retrouve quelques têtes connues comme Paul Sparks (Bordwalk Empire, House of Cards, The Girlfriend Experience) et Caitlin Fitzgerald (UnReal).

sweetbitter

Sweetbitter est vraiment une petite série sans prétention qui se veut simplement être une chronique d’une jeune fille face à la dure réalité de la vie professionnelle. Ça n’engage à rien de bien profond, ça rappelle plein de films ou de séries dont on a oublié le nom et ça n’est surtout pas aussi crue que Vida qui est loin d ‘être prude. En restant sur un cahier des charges modeste mais peu engageant, la série est presque anecdotique. Mais c’est oublié le charme instantané qu’elle dégage. Coincée entre Sex and the City et Le Diable s’habille en Prada, Sweetbitter est un moment gracieux qui dépeint la restauration avec efficacité et qui sexualise même la cuisine. On sent une portée érotique de chaque instant dans la façon de montrer la façon de faire. C’est dans le geste, la posture, la prestance. Ce sera bien la seule touche un peu osée (même si les quelques scènes de sexe sont furtives).

Ella Purnell apporte toute sa candeur au personnage ingénue de Tess. La froideur de Caitlin Fitzgerald fait le job et le charme british de Paul Sparks fait des merveilles dans le rôle du patron. Les personnages secondaires font tout le sel de la série, il y a une vraie ambiance qui s’en dégage. C’est donc doux, un poil amer, un peu relevée, il reste juste un peu d’acidité qui ferait du bien.

Aucune information sur une possible saison 2 mais les audiences sont bonnes et en progression et Vida a été renouvelée.