Le second Ant-Man débarque quelques mois après Avengers Infinity War qui redistribue les cartes. Cet Ant-Man se déroule en parallèle du troisième film des Avengers.

Attention, spoilers sur toute l’intrigue. Même si elle est sans surprise, il est bon ton de le rappeler. On vous voit venir.

Scott Lang se retrouve assigné chez lui avec un bracelet électronique depuis les événements de Civil War. Quand il a une vision de la mère de Hope et femme de Hank Pym, il les contacte. Au même moment, leur receleur de matériel technologique souhaite mettre la main sur leur matériel et une nouvelle menace fantomatique vient aussi contrarier leur mission.

En somme, il y a pas mal d’opposants contre nos amis les gentils mais la grande menace est tout simplement invisible. Ce qui les freine ne les freine que dans leur mission. Sans mission, pas de menace. C’est donc un film sans grand enjeu qui se présente à nous. Avec toute l’énergie du cast et du réalisateur (Peyton Reed rempile), Ant-Man 2 mène son histoire à un rythme plutôt soutenu avec le cahier des charges réglementaire des produits de milieu de gamme de Marvel Studios. Ce genre de produits, il y en avait peu, on pouvait compter sur Thor ou même Doctor Strange. Mais si on se plie au strict sens critique, la phase 3 possède de sérieuses qualités de mise en scène avec des univers bluffants. Ant-Man ne déroge pas à la règle avec des idées plutôt efficaces quant au rapport de taille. Reed joue beaucoup sur les changements d’échelle, on n’est plus dans le minuscule mais plutôt dans le très grand, le petit devenu grand et le grand devenu petit. Ce changement de direction “artistique” permet d’apporter un peu plus de pep’s et de fun à cette suite tout à fait honorable.

ant man

On regrette juste que les méchants ne soient pas si méchants et que tout est peu surprenant. On sait très bien qu’on n’engage pas Lawrence Fishburne ou Michelle Pfeiffer pour ne pas les voir au-delà de leur première scène. A noter d’ailleurs que les scènes où on voit les personnages rajeunis sont criantes de réalisme. Le sauvetage de Janet Van Dyne est finalement le morceau de semi-bravoure du film puisqu’il n’y a aucun vrai climax. Aucun combat féroce ne viendra donnait un peu de nerf à un script gentillet. Ant-Man géant est le clou du film. C’est dire. Hannah John-Kamen, qui joue Ghost, mérite peut-être un traitement plus sombre et même une intrigue à elle-seule.

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L’humour est encore présent tout au long du film. Trop pour certains. Les situations sont peu dangereuses, on ne tremble pas pour le sort de nos personnages. Qu’il vienne de Paul Rudd en forme ou d’un Michael Peña, ce Mark Ruffalo mexicain, qui est le “parfait” comic relief du film, l’humour est au centre de ce ride décontracté. Même Michael Douglas y va de sa petite vanne et ça lui va plutôt bien !

Côté cohérence, Ant-Man ne parvient toujours pas à maintenir un certain niveau. le problème de masse des objets agrandis et rétrécis posent toujours problème. Si un humain garde sa masse et lui permet de frapper aussi fort petit que grand, comment un bâtiment entier peut être simplement transformer en bagage à roulette ? Et quid de l’intérieur de ce bâtiment trimbalé dans n’importe quel sens pendant tout le film et qui semble voir son mobilier bien rangé.
Ant-Man et la Guêpe est une suite honnête avec une Evangeline Lilly très à l’aise et Walton Goggins joue un opposant fidèle à lui-même. Il manque juste une histoire plus profonde. Quand une fin de film base sa scène la plus tendue à son intrigue A qui a des allures d’intrigue B (le sauvetage de Janet importe moins que le but du film : retrouver l’immeuble miniature).

Le film a deux scènes post-générique que voici.

Scène 1

Hank, Janet et Hope préparent le tunnel quantique pour que Scott y voyage. Il doit récupérer de la matière quantique.

Scott s miniaturise et arrive dans l’univers quantique. En quelques secondes, il récupère la matière et demande aux autres de le ramener. Pas de réponse. il croit à une blague.

Retour vers Hope, Janet et Hank qui ne sont que poussières comme à la fin d’Avengers Infinity War.

Scène 2

Après le générique de fin, on retrouve la maison de Scott. La télévision diffuse un signal perdu de transmission et on entend une batterie électronique. C’est la fourmi géante qui remplaçait Scott durant le film (et qui porte le bracelet électronique) qui joue. Seule.