Alors que This Is Us a remis au goût du jour les plus simples moments de la Vie, A Million Little Things sur ABC surfe sur ce modèle pour proposer une version « amicale » du drame familial.

A Million Little Things est créée par D.J. Nash qui a déjà tenté la série générationnelle à de nombreuses reprises comme Hank, Guys with Kids, ‘Til Death, Growing Up Fisher, Traffic Light… Cette série semble très inspirée par Les Copains D’abord, film de 1983, réalisé par Lawrence Kasdan.

Pour les sériephiles, gros casting puisqu’on retrouve James Roday et David Giuntoli échappés de Psych et Grimm. Ron Livingston (Band of Brothers), Romany Malco (Weeds), Allison Miller (Terra Nova), Christina Moses (The Originals), Christina Ochoa (Blood Drive), Stephanie Szostak (Satisfaction) et Lizzy Greene (Nicky, Ricky, Dicky & Dawn) et Grace Park (Hawaii 5-0) complètent la chorale.

EPISODE 3
L’épisode qui fait plaisir. Pourquoi? Il met en place chaque personnage, utilise à fond les situations et donne un bel écrin dramatique à tout ça. Il n’y a pas que la mort de Jon dans l’histoire et on le sait. L’histoire entre Delilah et Eddie est au centre de cette histoire… d’anniversaire. Les petits tracas se mêlent aux grands et on assiste à une belle série sur ce qui fait la vie de tous les jours. C’est assez délicat de parler d’un deuil et d’une histoire d’infidélité. L’échelle de valeurs des problèmes est bousculée et la série sait très bien s’en sortir à ce propos. 

Mais il y a une chose: engager Christina Ochoa pour jouer une simple secrétaire n’est pas anodin… Suivons ça….

 

EPISODE 2
L’épisode poursuit ses intrigues tout en développant les liens entre chacun. Il était difficile d’entrevoir quelque chose de fort dans le premir épisode entre les personnages. On les voit déjà soudés et l’épreuve ne semble pas les avoir rapprochés. Il y a certes quelques échanges bien sentis mais jamais on e ressent une quelconque empathie chez nous et chez eux. La partie fille / père de substitution, et la scène de Rome sur le balcon renforcent la partie émotion. A part ça, les personnages qui s’en sortent le mieux sont Garry et Maggie qui forment un couple incertain, instable mais attachant.

Le message vocal de John est simple et est symptomatique de cette intention de créer de l’émotion avec la plus pure des manières. Les messages singuliers, directs semblent marche auprès du public quand This Is Us le fait. A Million Little Things tente de faire de même. Si l’intention est bonne, l’exécution l’est moins.

EPISODE 1
Le premier épisode nous plonge de suite dans l’après avec l’appel téléphonique qui annonce la mort de Jon. Mort accidentelle ou suicide, tout le monde est sous le choc. Mais après un enterrement sobre, on retrouve notre petit monde déjà sur le qui-vive pour savoir comment faire son deuil. Chacun a, en effet, sa petite histoire qui parasite avec la plus grande: l’amitié qui lie Eddie, Rome et Gary.

Chacun y va de son problème personnel et, évidemment, les intrigues tourneront autour de cette gestion du deuil tout en essayant de s’en sortir personnellement. L’éveil de conscience fait partie évidente du sujet. Et ce pilote nous montre beaucoup d’émotion sans vraiment réussir à encore nous émouvoir de notre côté. Comme pour Sorry For Your Loss, on doit accepter, nous spectateur, que Jon était un homme bien, un ami sincère. C’est à base de vidéos (bon moyen d’éviter ce gimmick de montage qu’est le flahback inévitable) qu’on apprend un peu à découvrir ce personnage.

Toutes les petites histoires s’inscrivent dans la grande et cet épisode marche plutôt bien. Il y a un trop plein d’intrigues qui se dessinent mais qui semblent être suffisament bien dosées pour offrir des épisodes denses. Inévitablement, Jon aura une grande place dans les actions des personnages et il sera intéressant, comme pour la série Sorry For Your Loss, de voir comment et pour combien de temps Jon aura une place pivot. This Is Us a réussi à offrir de suite une histoire de famille pour son premier épisode et ce n’est qu’après que le deuil a mis un poids énorme sur les épaules des scénaristes. Mais il restait tout le reste. ici, on part sur un deuil, on célèbre l’amitié. Il faut éviter de tomber dans le pathos en sortant Jon du chapeau pour lier tout le monde.

Les personnages sont attachants, semblent déjà avoir vécu mille chose et ce sont les millions d’autres qui vont nous accrocher pour la suite. On y croit.