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On a testé

WandaVision (épisodes 1 à 7): Marvel, ton univers impitoyable

Marvel a eu une année 2020 assez vide, comme beaucoup de studios, mais 2021 commence bien pour eux avec WandaVision sur Disney+.

On ne se souvient quasiment jamais des échecs chez Marvel. Alors oui, ils sont peu nombreux et peu marquants mais ils existent. Certains films n’explosent pas le box-office, certaines séries sont des échecs critiques, mais rien n’arrête Marvel. Et c’est peut-être ça qui leur permet de survoler le divertissement.

Après EndGame, le MCU doit commencer sa phase 4. WandaVision est peut-être la série qui va introduire les éléments nécessaires au lancement de cette phase.

EPISODES 1 et 2 – sitcom étrange ou étrange sitcom ?

WandaVision nous conte donc la vie de Wanda et Vision joués par Elizabeth Olsen et Paul Bettany… sous la forme d’une sitcom des années 50/60. On sent donc une grosse influence Ma Sorcière Bien-Aimée même dans le générique. Les rires sont présents, le format 4/3 et le noir et blanc aussi.

D’ailleurs, la série a été tournée devant un vrai public qui a signé un contrat de confidentialité. A vrai dire, les rires auraient pu être faux tellement les gags sont assez peu élaborés, dignes, vraiment, d’une bête sitcom des années 50. L’écriture rejoint aussi celle des sitcoms avec des quiproquos et des situations à gags (un mélange de dates dans le premier épisode, un concours de talent show dans le second). Difficile de bien juger ce ton global qui frôle la parodie tout en respectant scrupuleusement le cahier des charges des sitcoms des fifties. On trouve un peu le temps long…

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On notera des incursions minimales d’une autre réalité, on sent qu’il y a un bug dans la matrice. A chaque fin d’épisode, on introduit une étrangeté. Si la sommes des parties peut intriguer, l’ensemble est quand même peu attirant. En deux épisodes, on se farcit des histoires sitcomesques peu attrayantes.

On sent quand même une légère évolution dans la réalisation entre le premier et le second avec une mise en scène différente qui tend à abandonner le format Multi-caméra de sitcoms pour un format plus libre. On s’attend donc à une évolution notable de la forme de WandaVision dans les épisodes suivants. La curiosité sera donc encore au rendez-vous pour la suite.

Bettany et Olsen sont au milieu de têtes connues comme Kathryn Hahn (une tête ultra connue des productions indé, ou de Parks and Rec) ou encore Debra Jo Rupp ,la célèbre Kitty de That’s 70 Show. Bettany semble être le plus à l’aise dans son rôle.

 

EPISODE 3 

Après la colorisation du monde de Wanda et sa soudaine grossesse, le couple se prépare à l’arrivée de l’enfant. On plonge en pleine série familiale à la Brady Bunch.

On se retrouve toujours devant un pastiche des séries de cette époque. C’est encore à la toute fin que les choses progressent au niveau du fond de la série. Mais on prend de plus en plus de place à installer l’après avec une longue scène de transition intéressante en fin d’épisode. Malgré ça, il est temps que la série raconte un peu plus et l’épisode 4 sera pivot.

 

EPISODE 4

Après l’éjection de Monica du monde de Wanda, on remonte le temps en montrant ce qu’il se passe en parallèle. On retrouve alors Kat Dennings qui reprend son rôle de Darcy Lewis vue dans Thor et Randall Park dans le rôle de Jimmy Woo vu dans Ant-Man 2. C’est donc de l’autre côté de l’écran que l’on suit les réactions des personnages.

Donc toujours pas de grandes avancées mais on comprend un peu mieux le background. Tout ça pour enfin commencer à dévoiler son jeu dans l’épisode 5 ?

EPISODE 5

On passe dans les années 80 / 90 avec un pastiche des séries familiales de type La Fête à la Maison ou Quoi de neuf, docteur ?.

Avec la naissance des jumeaux, Wanda et Vision tentent de tout gérer. Les petits grandissent plus vite que prévus. L’ambiance est plaisante, on aime les petites incursions des bizarreries et surtout, le scénario donne de plus en plus de places au vrai sujet de la série. On avance dans l’étrange et les mystères et l’épisode se conclut par un gros cliffhanger.

Pietro est de retour, le frère de Wanda se trouve devant la prote sous les traits de… Evan Peters, le Quicksilver des X-Men de chez Fox.

 

EPISODE 6

Direction début des années 2000 avec Malcolm pastiché dans le générique. On se retrouve donc avec un épisode façon comédie familiale. Les deux enfants parlent face caméra et la mise en scène reprend quelques tics de la série avec Frankie Muniz. C’est plutôt frais, surtout que les étrangetés se multiplient et viennent vite mettre Vision sur le devant de la scène. L’épisode se termine en apothéose avec une situation qui devient urgente.

Evan Peters s’amuse, Olsen développe son personnage, Bettany prend du galon. On s’approche de la fin, les choses sérieuses peuvent enfin commencer.

EPISODE 7

Ennui. Beaucoup ont aimé cet épisode mais je n’ai pas réussi à m’y intéresser. Les face-cams m’en ont sorti. Oui, pour une fois, on force les émotions et les ressentis des personnages par ce biais mais rien n’est intéressant quand ça dépasse 10 secondes. A la The Office, c’es de la punchline, ici, très peu. Le générique reprend l’idée de Happy Endings et la musique de The Office très reconnaissable. Côté mise en scène, on se rapproche de Modern Family.

Les 7 premiers épisodes de WandaVision sont disponibles sur Disney+. Un épisode par semaine.

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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