the witcher netflix
On a terminé

The Witcher : Henry Cavill / Netflix / roman et un combo gagnant !

Ce vendredi sur Netflix, The Witcher est apparu. N’y allons pas par 4 chemins, c’est une réussite.

Soyons bien clairs, j’ai démarré la série vierge de tout a priori et de toute connaissance sur le sujet. Je savais qu’il existait des jeux vidéos, j’ai découvert l’existence des livres juste après avoir visionné la saison (livres que je vais m’empresser de découvrir), et c’est tout.

Henry Cavill, Monsieur Superman a été choisi pour jouer le rôle du Sorceleur sous la direction de la showrunneuse Lauren Schmidt Hissrich, qui adapte donc la série de romans à succès du polonais Andrzej Sapkowski.

The Witcher c’est quoi ?

Dans un monde où les monstres existent, des plus connus, comme les elfes, aux inventions de l’auteur beaucoup moins connues, il existe un Sorceleur (ou Witcher en anglais) nommé Geralt de Riv qui a pour fonction d’aller tuer des monstres en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes. Le tout mâtiné d’une destinée dont on apprendra les tenants et aboutissants au fil de cette première saison.

Comme tous les mutants (d’après ce qu’il m’est apparu en regardant la série, flagellez moi si je me trompe), ils ont une longévité exceptionnelle, bien plus que celle des humains.

On suit aussi en parallèle, le chemin de la jeune princesse Cirilla, le lionceau de Cintra qui passe du statut de princesse surprotégée à jeune fille en fuite dont le sort du monde entier dépend.

Bien entendu, ces 2 destinées s’entrecroiseront par l’intermédiaire d’autres personnages, comme la sorcière Yennefer, le druide Sac-à-souris, ou encore Jaskier, le joyeux barde légèrement agaçant, qui suit le héros, bon gré mal gré.

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L’univers créé par Andrzej Sapkowski est très fouillé et regorge de beaucoup de créatures et de codes dont on effleure une partie lors de cette première saison. Je crois que c’est ce qu’il y a de plus intéressant dans les univers fantasy : quand tout est bien pensé, bien conçu à la base, permettant de faire évoluer des personnages dans un monde travaillé, sans incohérences. C’est ce qui a fait le succès (et le génie) de Tolkien ou de Rowling, notamment.

Ici, il existe des humains, des mutants, des elfes, des Sorciers, Druides, Bardes, Sorceleurs, et une palanquée de monstres divers et variés. Il existe également des codes sur le fonctionnement de la société : Les mutants qui sont crées artificiellement pour remplir une fonction bien précise, les elfes et les humains, ennemis naturels, et certains monstres qui ne le deviennent qu’à cause d’un mauvais sort, etc. 

L’univers regorge d’idée et m’est avis que si la série continue sur sa lancée, on aura de quoi découvrir de nouvelles choses à chaque épisode, même 10 ans après !

Du David Gemmel saupoudré de George R.R. Martin

Le ténébreux héros à la réputation sulfureuse est un solitaire, qui n’a pas d’amis, pas de sentiments, selon la légende, ce qui fait peur aux humains. Il n’apprécie que la compagnie de son cheval, Ablette, ami de toujours qui l’écoute sans jamais rechigner. Et en tant que Sorceleur (et Sorceleur n’est pas Sorcier, qui existe aussi dans ce monde, par ailleurs), il possède un certain pouvoir magique. 

Evidemment, à l’instar de Waylander, le héros solitaire et ténébreux du cycle Drenaï écrit par David Gemmell, Geralt est un gros bourru avec un petit coeur tout mou à l’intérieur. 

Car il tombe amoureux comme on tombe d’une chaise. Il supporte la compagnie du barde Jaskier, tout en grognant. (Running-gag qui fonctionne bien, le grognement du sorceleur) Et il préfère sauver des vies plutôt qu’en tuer, sil a le choix. Même si la mort survient à chaque aventure que vit le héros.

C’est un peu le côté Georges Martin, ça. Bien que beaucoup plus lisse finalement (vous n’aurez pas de surprise du genre celle des Noces Pourpres, traumatisme encore vif de toute une génération de fans), la série regorge de pas mal d’effets relativement gores et d’un peu de sexe, encore qu’on en voit très très peu, et jamais le séant de Henry Cavill, notamment.

Ce monde impitoyable, regorgeant d’ennemis et de monstres en tous genres n’est tout de même pas que monstrueux, car, il y a de la place pour un aspect humoristique très bienvenu. Le duo du héros avec le barde fonctionne plutôt bien, ainsi que le running-gag du grognement du héros comme réponse à tout.

D’un point de vue visuel, il n’y a rien à redire. Les effets spéciaux sont réussis, les décors sont magnifiques et les scènes de combats sont très inventives et lisibles pour le spectateur.

Parce que j’ai toujours trouvé les scènes de combat difficiles à comprendre, souvent, parce que le réalisateur veut filmer caméra à l’épaule, on nous perd souvent sur le déroulé du combat. Ici, point de spectateur perdu, point de caméra vomitive, le combat est une danse millimétrée et parfaitement compréhensible pour tout le monde. 

Il paraît même que Henry Cavill, en grand fan de la saga, a réalisé toutes ses cascades, et elles sont nombreuses !

La showrunneuse a choisi de raconter l’histoire avec une temporalité en ping-pong. Cela pourrait en déconcerter certains, mais on s’y retrouve assez vite et cela permet d’imbriquer correctement toute l’histoire, ne laissant la place à aucun hasard concernant chaque détail de l’histoire. 

Et la fin de saison nous laisse évidemment sur un joli petit cliffhanger, malgré un début de résolution concernant la destinée de chacun.

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En résumé, si vous aimez les beaux ténébreux (oui, pourtant, je le sais, hein, mais que voulez-vous, un homme à cheveux longs, avec un regard ténébreux, moi, je craque !), mais surtout des histoires fantastiques bien ficelées, avec de l’humour et un soupçon de féminisme et qu’un peu de gore ne vous fait pas peur, foncez sur The Witcher ! Cette histoire mérite d’être regardée (et lue aussi, apparemment, d’ailleurs, je m’y mets !)

Il se trouve qu’avant même la diffusion de la saison 1, Netflix a renouvelé The Witcher pour une saison 2 !

Toute la saison 1 est donc disponible sur Netflix. La saison 2 arrivera courant 2021 aux dernières nouvelles.

Iris
Picarde, 2e des 3 fans français de Dr Who, sériephile, dessinaniméphile, x-phile et motion designer de métier

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