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The Beauty (Disney+) : la jeunesse pas si éternelle

Ryan Murphy livre sa propre interprétation de The Substance avec The Beauty, une série désormais disponible sur Disney+.

Par hasard ou par opportunisme, The Beauty arrive après le succès du film The Substance. Ce body-horror, dans lequel Demi Moore consommait un produit lui permettant de retrouver une seconde jeunesse, pourrait laisser penser à une source d’inspiration directe pour Murphy. Il n’en est pourtant rien — ou presque — puisque la série s’appuie sur le comics The Beauty de Jeremy Haun et Jason A. Hurley, publié en 2016.

The Beauty a des airs de X-Files

L’intrigue suit deux agents du FBI, incarnés par Evan Peters (American Horror Story, X-Men: Days of Future Past) et Rebecca Hall (The Town, Godzilla vs. Kong), enquêtant sur une série de morts mystérieuses provoquées par un virus hautement contagieux. Leur investigation les conduit dans les milieux de la chirurgie esthétique et du mannequinat, où les apparences sont littéralement mortelles.

The Beauty de Ryan Murphy

Le casting est complété par Ashton Kutcher (Two and a Half Men), Anthony Ramos (Hamilton, Ironheart) et Jeremy Pope (Pose, The Inspection).

The Beauty démarre comme un croisement entre X-Files et Nip/Tuck. Une mannequin explose littéralement après avoir semé le chaos dans les rues à la recherche d’eau. Les deux agents remontent alors la piste d’un virus qui se propage à l’échelle mondiale. En parallèle, certaines personnes connaissent une transformation spectaculaire, retrouvant un corps parfait après avoir été infectées. À l’origine de cette « jeunesse éternelle » : un laboratoire dont une version expérimentale du virus s’est échappée, contaminant des innocents.

The Beauty est made in Ryan Murphy

Le virus étant une IST, la série explore sa transmission à travers les relations sexuelles. Et lorsque Ryan Murphy s’aventure dans le registre du sulfureux, il ne fait pas dans la demi-mesure. Il est épaulé ici par Matthew Hodgson, scénariste de Glee. Ensemble, ils ont conçu une saison de 11 épisodes — un format qui semble peut-être un peu excessif pour le concept proposé.

Après trois épisodes (deux d’environ 44 minutes et un étonnamment court d’une vingtaine de minutes), The Beauty reste intrigante et divertissante. L’enquête progresse, l’univers s’étoffe, les personnages se multiplient — mention spéciale à Anthony Ramos, très convaincant — et les bases sont posées pour une montée en puissance prometteuse.

The Beauty de Ryan Murphy

Si la comparaison avec The Substance vient naturellement à l’esprit, elle s’estompe rapidement au profit d’un univers aux ramifications plus complexes qu’il n’y paraît. Dès l’épisode 2, l’un des deux personnages principaux se retrouve dans une situation particulièrement compromettante, attisant efficacement la curiosité du spectateur. Et en ces temps de séries souvent peu engageantes, c’est déjà beaucoup.

Evan Peters hérite ici d’un rôle plus « normal » : un homme ordinaire, plutôt bienveillant. Le voir parler français et italien, ou s’impliquer dans des scènes d’action musclées, laisse entrevoir un potentiel intéressant dans un registre plus orienté action. Si son personnage reste encore mystérieux, on pressent déjà qu’il sera confronté à des révélations majeures et à des choix déterminants. Quelque chose le retient… mais quoi ?

The Beauty de Ryan Murphy

Sans jamais briller par sa subtilité, The Beauty conserve néanmoins une vraie fraîcheur après ses premiers épisodes. Toutes ses cartouches ne semblent pas encore tirées, et la promesse demeure intacte. On sera donc au rendez-vous pour la suite.

The Beauty est disponible sur Disney+.

Tom Witwicky

Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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