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Critiques de films

Love and Monsters : Dylan O’Brien, des monstres et un pur plaisir

Ne bénéficiant pas d’une vraie sortie en salles, Love and Monsters a donc débarqué sur les plateformes de VOD américaines et quelques 300 salles et c’est le blockbuster du moment.

Love and Monsters n’est tiré d’aucun livre et son univers est propice à développer une belle franchise. Le trailer nous avait un peu menti sur la marchandise. Nous n’allons pas voir un film de fin du monde avec des monstres mais plutôt un post-apo de bien belle facture.

Joel Dawson, joué par Dylan O’Brien (Le Labyrinthe, Teen Wolf), vit dans un bunker comme beaucoup de survivants depuis que des retombées nucléaires suite à un lancer de missiles pour détruire un astéroïde, a transformé la faune en mutants dangereux. Oui, pas de chance pour la planète.

Pendant une attaque de monstre, Joel a perdu ses parents et a laissé Aimee son aimée (Jessica Henwick, Colleen Wing dans les Defenders) rejoindre les siens. 7 ans après, Joel décide de la rejoindre outrepassant son courage néant. Le voici donc en route pour parcourir les terres où siègent des animaux mutants gigantesques.

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Et quel plaisir de voir ce monde changé où une certaine nature a pris le contrôle. La situation de fin du monde aurait été intéressante à montrer mais peut-être par manque évident de budget, le film se concentre sur l’après. C’est donc via des dessins durant le générique que nous comprendrons ce qu’il s’est passé sur cette planète. Et c’est via des flashbacks qu’on a vu quasi intégralement dans la bande-annonce que nous revivrons les derniers instants de vie et de liberté des Dawson.

On ne va pas se plaindre, le film est suffisamment généreux en bestioles pour passer une bonne heure plaisante et divertissante. On ne manquera pas de noter un effort sur l’univers avec des monstres variés et une incartade vers la SF avec ce robot qui ne fait pas tâche. Ce qui frappe surtout est la structure du récit qui, s’il n’est pas original en aucun point (on passe dans toutes les phases de la quête du héros et les situations de suspens ou d’actions sont lambdas), trouve quand même sa faiblesse dans un découpage en trois chapitres qui tranchent un peu entre eux. Une petite impression de 3 épisodes d’une série mis bout à bout pointe. Ce n’est pas désagréable puisque l’univers mérite un développement poussé mais le film se perd lui-même à essayer d’avancer son récit et se renouveler alors qu’on perd peu à peu une certaine légèreté.

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Ainsi si l’arrivée de Michael Rooker (The Walking Dead, Gardiens de la Galaxie) permet au récit de moins se focaliser sur Joel, son personnage est sacrifié au profit ou au détriment de la quête de Joel encore et toujours. Et cela nous mène vers un troisième chapitre qui est un dernier acte ou le climax est plutôt raté tant les cartes sont redistribuées. La mission de Joel n’est plus la même, les enjeux non plus. Ca aurait fait un bon épisode, c’est sûr.

Dylan O’Brien s’en sort plutôt bien avec l’archétype du héros un peu maladroit. Les moments de comic relief sont bons, les scènes d’action sont lisibles et surtout, tout se passe quasiment de jour ! La seule scène de nuit est justifiée par l’apparition de monstres propices à ce genre de scène.

Love and Monsters est donc un très honnête divertissement et (un succès en POD) qui ne vole pas très haut la faute à un développement simpliste mais tout respire le divertissement. On est entre un I Am Legend moins dramatique et un Zombieland.

 

Tom Witwicky
Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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