Sériephilie

Les fins de séries se racontent dans le podcast Epipod

Serial Causeurs propose un spin-off estival avec Epipod, une émission qui revient sur les fins de séries cultes comme X-Files, The Office ou Lost.

Je voyage non pour aller quelque part, mais pour marcher. Je voyage pour le plaisir de voyager. L’important est de bouger, d’éprouver de plus près les nécessités et les embarras de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, de sentir sous mes pieds le granit terrestre et les silex épars avec leurs coupants.

Extrait de Voyage avec un âne dans les Cévennes, récit de voyage de Robert Louis Stevenson paru en juin 1879.

Cet extrait pourrait résumer toute l’approche nécessaire pour juger une série. Quoique juger est un mot un peu fort.

Essayons d’être objectif. Une fin de série est un peu antinomique. D’ailleurs, l’expression fin de série est péjorative pour un produit. Une série, en soi, est un objet qui raconte une histoire, découpée en épisode, et qui a un concept réplicable et déclinable, répétitif et variable.

La répétition et la variation sont deux principes qui permettent à la fois l’attachement et la surprise, l’habitude et la ritournelle.

Ces principes se perdent peu à peu avec l’émergence de la Peak TV, des formats plus concentrés sur moins d’épisodes, sur des high concepts tenus, étriqués qui ne peuvent plus être développés au-delà d’un certain nombre d’épisodes.

Là, on tient le concept de série grossièrement, une histoire, des épisodes. Point.

Oui Point. C’est important le point final. Comment terminer une histoire ? Quand elle n’a été étiré que sur 10, 20, 50 épisodes, la conclusion parait moins importante que si l’histoire s’étendait sur 70, 80, 100, 250 épisodes ! Il y a une sorte d’attente chez le spectateur, une sorte de libération qu’il souhaite, alors qu’il est sous l’emprise d’une histoire sérielle.

C’est fou. On demande à une série, de satisfaire notre départ. On ne veut pas être déçus, on ne veut pas partir sur une note amère.

Mais c’est tout à notre honneur.

Mais ce n’est pas tout le temps possible. Une fin n’est pas logique pour une série. Nous passons plus de temps à suivre qu’à dire au revoir.

Alors comment finir une série ? Comment conclure des années de fidélité ? Comment, moi, spectateur, ai vécu des fins de séries. C’est une décision unilatérale de dire au revoir à une série, Quand c’est elle qui la prend, elle doit être douce et satisfaisante. Quand c’est nous qui prenons la décision d’arrêter, on est quasi sans pitié. C’est de sa faute, pas la mienne.

En gros, ce sera toujours de sa faute. Alors dans Epipod, on va parler des épisodes épilogues, comment une série en est arrivée à sa fin, comment j’ai vécu cette fin, comment le public l’a vécu, et surtout est ce qu’une série doit nous être redevable….

Il y aura peu d’épisodes pour ce podcast, je n’ai pas vécu assez de fins marquantes ou qui méritent qu’on en parle pour faire durer ce podcast pendant des dizaines et des dizaines d’émissions. 4 parties constitueront chaque émission.

  1. Introduction à la série où je reviens sur un portrait rapide de la série
  2. La seconde partie est consacrée au Contexte de la série quand la fin arrive.
  3. La troisième partie à mon rapport à la série
  4. Et enfin la quatrième et dernière partie à la Critique du final.

L’aventure commence et s’achève avec Epipod.

Premier épisode consacré à la fin de The Office.

Tom Witwicky

Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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