Une nouvelle série Marvel arrive, cette fois sur Freeform. Cloak and Dagger est adapté du comics du même nom créé en 1982 chez Marvel.

La Cape et l’Epée sont deux adolescents, Tyrone Johnson et Tandy Bowen. L’un, la Cape peut se téléporter, l’autre, l’Epée peut créer des lames de lumières avec ses mains.

Joe Pokaski a écrit pour Heroes, CSI ou la méconnue Underground et devient le créateur de Cloak and Dagger pour Freeform. Le pitch est le même que celui du comics à la différence que l’actions e déroule à la Nouvelle Orléans. On retrouve Aubrey Joseph et Olivia Holt dans le rôle des deux héros. On a pu voir le premier dans The NIght Of et la seconde chez Disney Channel.

Oubliant le spectaculaire et le drama ado, les deux premiers épisodes se permettent des idées narratives et artistiques plutôt bien vues comme cette scène de présentation d’un personnage qu’on ne voit pas arriver. Le décor, le costume, tout est distillé seconde après seconde. C’est narrativement intelligent et précis !

Le premier épisode nous présente les deux personnages dans un montage alternatif rythmé et fluide. Sans tomber dans de gros clichés, les personnages d’ados un peu en marge sont plutôt bien brossés. On évite le gros pathos, les scènes téléphonées et on apprend que les personnages ont des fêlures. Par petites touches, les personnages secondaires sont installés lentement mais sûrement. C’est d’ailleurs à noter que dans le second épisode, le personnage de la flic est muet pendant tout l’épisode. Ce parti-pris est plutôt bien vu, instaurant une ambiance assez spéciale. On joue beaucoup sur les non-dits sur ces deux épisodes. Cloak and Dagger prend son temps et, à l’instar de The Runaways que tout le monde a déja oubliée, semble proposer de belles choses.

On pourrait reprocher à beaucoup de séries de ne rien proposer dans les premiers épisodes mais Cloak and Dagger a des bases attirantes et des personnages déjà bien attachants. La fin du second épisode scelle le destin de ces deux personnages, futur duo improbable. Même si le sujet ne semble pas très porteur et que les intrigues semblent , pour le moment, peu engageantes, on se plaît à rester pour savoir ce que la série a dans le ventre. Pour pas mal de séries, on sortirait déjà perdants en prétextant une trop longue exposition. Mais pour Cloak And Dagger, ce récit initiatique semble prendre de belles allures.

N’oublions pas que nous sommes sur Freeform qui prend un beau virage cette année avec des séries comme The Bold Type, Siren et Alone Together, c’est donc avec intérêt que nous suivrons le développement des intrigues.