Marseille, son vieux port, son Notre-Dame de la Garde, son MuCEM, mais aussi pour la seconde année consécutive, son HeroFestival qui s’est tenu ce week-en du 7 et 8 novembre au parc Chanot pour un salon mélangeant plusieurs univers de passionnés. Compte-rendu.

Je vais être franche… je suis de région parisienne et j’aime Paris, oui, ça arrive. Mais après la débâcle que représentait la Comic Con il y a deux semaines (mon bilan mitigé) avec qui je me sens obligée de faire une comparaison, eh bien, le HeroFestival de Marseille représentait une véritable bouffée d’air frais. Bon, il faisait atrocement beau, et concrètement, on respirait difficilement avec une chaleur dans certaines zones assez insupportable, mais dans l’ensemble, l’expérience reste plaisante.

Le HeroFestival, kézako ? C’est un salon marseillais autour de plusieurs thèmes ! C’est un événement transgénérationnel autour des thèmes de la BD, Comics, mangas, de la culture nippone, de la science-fiction, des jeux vidéo, du cinéma, des web séries et des nouvelles technologies.

Bref, quand ils sous-titrent « le rendez-vous des superhéros », il y en a, mais pas seulement ! En quelque sorte, ils mixent la Japan Expo, Paris Manga & Sci-Fi Show, la Comics Expo, le Paris Game Show tous ensemble pour organiser un événement unique dans le sud afin de rapatrier plus de public. Résultat ? Avec une marge de progression possible, le potentiel ne demande qu’à exploser. Ma première surprise pour cette visite était l’ampleur du festival. Ben, c’est pas petit ! Pour cette deuxième édition, l’équipe du HeroFestival a doublé la superficie des locaux et a occupé deux halls du parc Chanot jusqu’à 10 000 m2 au lieu de l’unique hall de l’an dernier qui avait définitivement été une réussite. Effectivement, l’agrandissement semblait plus que nécessaire devant la foule… Ils attendaient à peu près 25 000 visiteurs, et je pense bien que les chiffres ont été atteints.
Comme partout ailleurs, des fans cosplayés, une très bonne ambiance avec des visiteurs visiblement ravis d’y assister notamment en famille, et une moyenne d’âge plus élevée que la normale pour un salon français grâce justement à la multitude des univers. Forcément, comme il se situe à Marseille, il y avait beaucoup d’associations qui m’étaient complètement inconnues comme le French Geek Movement qui semble assez important.

Mis à part ça, niveau contenu, ça ne change pas des autres conventions. Des boutiques (plus chères qu’à Paris si j’ose le dire, l’exemple précis des figurines Funko Pop! que j’ai vues à 12€ à Paris pour 15€ ici) plutôt axées univers nippon, pas assez de comics malgré de nombreux invités dessinateurs qui étaient très disponibles et signaient volontiers si on arrivait tôt, énormément de jeux vidéos de toutes les époques avec une partie retrogaming impressionnante (probablement la partie la plus interactive), une belle place accordée aux YouTubeurs, peu d’exclusivités (mais on n’est pas à Paris qui demeure le centre le plus important du circuit), une liste d’invités non négligeable avec la présence remarquée de Rose Leslie (Ygritte you know nothing Jon Snow de Game of Thrones), beaucoup d’attractions diverses (les cosplayeurs pouvaient se faire prendre en photo gratuitement) et la volonté d’enchanter les personnes présentes. Pour conclure, la plus grande qualité du HeroFestival se résume à sa diversité.

Les + :

  • Les stands de restauration, je sais que ça peut paraître anecdotique pour certains, mais Dieu sait que c’est important. Le choix regroupait une grande variété, de la dégustation asiatique aux food trucks plus américains (mais avec des produits du coin) ;
  • L’espace car on respire vraiment plus et on ne se marche pas dessus ou presque ;
  • Les activités faisant participer le visiteur vraiment nombreuses avec de nombreuses scènes de démonstration, mais aussi des concerts pour le plus grand plaisir de certains ;
  • Une meilleure considération des fans que dans certains autres salons et un échange plus chaleureux ;
  • L’agencement du festival selon les univers (Brocéliande, Ludopolis, Konoha, Krypton, Village médiéval) ;

Les – :

  • Le manque de gestion des files d’attente et notamment dans le passage étroit entre le hall 1 et le hall 2 ;
  • Un manque d’espace global pour se reposer, le coin fumeur se résumait à l’espace médiéval entre les halls ;
  • Cela reste une manifestation « mineure » par rapport à celles de Paris avec peu d’invités de marque et d’exclusivités par conséquent ;
  • Les chaises devant la scène principale coûtaient trop chères ? Non, car s’asseoir par terre pour assister aux conférences, merci bien… puis « grande scène », elle n’avait de grand que son nom ;
  • Un prix relativement gonflé dans les boutiques même pour un festival et malgré de nombreux stands dans la zone Konoha, les autres zones étaient plus pauvres ;

J’y retournerai en tout cas avec plaisir l’an prochain ! La communication au niveau de la presse a été moins mouvementée, et leur programme était très bien détaillé. Pour des passionnés qui veulent passer un bon week-end, c’est sans doute plus agréable. Pour des fans hardcore, il manque encore de l’expertise dans certains domaines.

(P.S. : Certains vont sûrement penser que je fais ma Parisienne, mais vraiment, le rythme est juste différent, malgré la même frénésie partagée entre passionnés.)