Le #PopPopPopTour est la suite des concerts que votre serviteur fera cette année. La Sainte Trinité de la Pop avec Katy Perry, Taylor Swift et Britney Spears en trois concert ? C’est prévu.

Première étape de ce PopPopPopTour avec Katy Perry pour son deuxième concert parisien. À l’occasion de la sortie de son album Witness, elle propose donc un Witness Tour. Et attention les yeux, allergique au kitsch, s’abstenir.

On commence par une première partie sympathique avec l’inconnue Tove Styrke, Suédoise de 26 ans qui a son petit succès dans les pays nordiques. Prenez la voix d’Elliphant et une musique proche de Lorde (elle reprend d’ailleurs Liability) et vous aurez une révélation electro pop qui fait du bien. Malgré des compositions redondantes, certains titres comme Sway ou Say My Name ont pu capter l’attention du public. On est loin de la pop entraînante de miss Perry tout de même.

 

Les 30 minutes d’attente se prolongent en 45 minutes d’entracte. La scène semble bien vide avec un clavier et une batterie. Un œil géant divisé en trois écrans domine la scène. Et pourtant, on se serait bien gardé de critiquer la scénographie puisque c’est un défilé non-stop de couleurs, de costumes et de spectacle qui se présente à nous pendant 2 heures.

Occupant la place vacante laissée par Lady Gaga depuis peu, Perry se permet toutes les excentricités. Requin, bouche géante, pole-dance, fleurs gargantuesques, planètes, Katy Perry multiplie les décors et les accessoires pour offrir un show qui n’a aucun temps mort. Du moins visuellement. La seconde moitié du concert est quand même un cran en dessous avec des titres moins fédérateur pour le public non initié. Il y aura 3 interludes avec notamment un danseur, un sketch avec le requin qui l’accompagne depuis plusieurs tournées et une partie de basket avec un fan. Pour les habitués, ça fait partie du show, pour les autres, c’est un peu plus délicat de garder son attention.

Divisé en actes, le concert de Katy Perry permet de brosser tous les styles touchés par la chanteuse. Les diverses réorchestrations seront dommageables pour différents singles comme I Kissed a Girl qui perd beaucoup de sa puissance pop. L’écran œil délimite les différents actes du concert avec des animations d’excellente qualité dont une qui nous envoie dans l’espace. L’ambiance se prolonge dans l’enceinte de feu Bercy avec des planètes suspendues et une Katy Perry qui vole dans les airs, assises sur une planète.

Act I  “In The Space”
Witness
Roulette
Dark Horse
Chained to the Rhythm

Act II – “Act My Age”
Teenage Dream
Hot N Cold
Last Friday Night (T.G.I.F.)
California Gurls
I Kissed a Girl

Act III – “Celestial Body”
Déjà Vu
Tsunami
E.T.
Bon Appétit

Act IV – “Mind Maze”
Wide Awake
Into Me You See
Power

Act V – “Vídeo Game”
Part of Me
Swish Swish
Roar

Rappel
Pendulum
Firework

C’est un spectacle totalement décomplexé que nous offre (oui, enfin on a payé, hein) Katy Perry qui n’hésite pas à adapter son spectacle au pays hôte. Arborant un béret et une baguette, parlant du français, Katy s’en donne à cœur joie et prend son temps. D’ailleurs, un happening des fans qui ont porté des chapeaux de chef pendant Bon Appétit a été très appréciée par la chanteuse qui a jugé bon d’aller personnellement remercier la fan (Laëtitia) qui en a eu l’idée.

2 heures de show plus tard, on sort ravis d’avoir assisté à autre chose qu’une bête succession de chansons. C’est assez rare de voir des vrais spectacles autres que sonores. Et ce qui nous attend dans trois semaines Taylor Swift à Wembley nous prépare à tout aussi fantasque.