God Friended Me a la lourde tâche de parler de religion et de Dieu sans tomber dans le moralisateur.

Dieu et les séries, vaste histoire d’amour qui a souvent donné des séries légères et prêchi-prêcha. Les Routes du Paradis, Les Anges du Bonheur, Joan of Arcadia, Kevin (Probably) Saves the World  sont autant de tentatives aux résultats aléatoires.

Avec God Friended Me, on part sur une variation moderne avec l’utilisation d’un réseau social type Facebook pour que le héros, Miles, un fervent athée, voit sa vie bouleversée lorsqu’il est ajouté en ami par Dieu.

Portée par le sympathique Brandon Michael Hall (Search Party), la série est créée par Steven Lilien et Bryan Wynbrandt,  qui ont commis Alcatraz en 2012, série avec Sam Neil, annulée après quelques épisodes. Il est accompagnée par l’adorable Violett Beane, Jesse Quick dans The Flash.

god friended me

Ce premier épisode disponible sur le site CBS, 2 semaines avant sa diffusion officielle le 30 septembre, présente avec légèreté tous les enjeux et les personnages de la série. On a le bon pote indien et toute sa culture qui semble être un poids pour lui, la soeur qui est de bons conseils, le père révérend, fervent croyant et donc ce duo au capital sympathie immense Miles et Cara. Ce pilote a évidemment de l’intérêt dans son caractère introductif et il faudra voir si l’épisode 2 garde toute la fraîcheur du concept et ne tombe pas dans une formule répétitive. Il y a de fortes chances que ce soit le cas comme dans toute bonne série de ce genre. On pense aussi à Demain à la Une qui a su, avec cette formule, réussit à proposer 4 saisons riches.

La place de Dieu aurait pu être un problème. La position d ‘athée du héros ne semble pas être l’obstacle principal à franchir. C’est d’ailleurs intelligent d’expliquer ce « lien » via un regard moderne piochant dans la technologie (et si c’était simplement un algorithme qui se faisait passer par Dieu) pour en tirer des discussions plutôt progressistes. L’opposition avec le père, croyant, est grossièrement soulignée pour offrir un terrain de jeu indispensable pour que le public américain, adeptes des préceptes religieux, adhère à la série.

Outre la morale un peu forcée en fin d’épisode et dix dernières minutes bien pensantes, God Friended Me possède tous les atouts pour être une série réconfortante sur la foi.. en l’être humain. Les personnages ne sont pas complexes, la bande-son est efficace (bon point de terminer sur Ways to go de Grouplove !), le scénario est plutôt malin (la scène où ils vont à la rencontre de Dieu avec cette lumière artificielle est bien vue) et les acteurs sont à l’aise.

La mission est désormais d’arriver à faire mieux que Kevin (Probably) Saves the World qui, par une approche différente mais au concept identique (ou l’inverse), n’a pas été plus loin que 16 épisodes. Et de ne pas lasser.

God Friended Me arrive dès le 30 septembre sur CBS.