Ce septième épisode propose enfin un concept mais se perd un peu.

Rick et Morty sont en route vers Atlantis lorsqu’ils sont interpellés par Rick et Morty de la Citadel, endroit vu dans le 1×10. Cette Citadel est remplie de Rick et de Morty d’univers différents. Se voyant refuser leur requête par nos Rick et Morty, les parallèles reviennent dans la Citadel.

C’est le jour des élections et les Ricks et Mortys de la Citadel sont en plein bouleversement majeur. Nous suivons donc différents Ricks et différents Morty comme le Fat Morty, Simple Rick, Cool Rick, Lizard Morty. Cet épisode se fatigue à nous raconter une bête histoire d’univers parallèle. Dans la simplicité de proposer des centaines de versions de nos personnages, l’épisode est plutôt centré sur la façon dont nous sommes tous conditionnés, en Rick ou en Morty. Malgré les différences, un Morty sera toujours un Morty et un Rick sera toujours un Rick. Et la fin de l’épisode se permet le luxe de penser que tout pourrait changer en faisant de Morty quelqu’un qui a le pouvoir de changer les choses.

Malgré un univers fascinant, les Rick et les Mortys font des tâches ingrates et les mêmes problèmes se créent que l’on soit sur une planète normale ou une société avec deux seuls modèles physiques. Les faibles et les forts se divisent. Et cet épisode, au-delà de ce message, ne parvient pas à nous sortir de cette ambiance lourde. Les tentatives d’humour échouent par un manque cruel d’énergie. On recycle certaines blagues, on se moque sans second degré de personnages pathétiques. Et si les idées créatives maintiennent l’intérêt (le portail défaillant est assez marquant), l’épisode se perd dans cette lourdeur narrative. Cet univers noir n’en fait pas un mauvais épisode mais Rick and Morty a tout de même besoin de soupapes, de comic relief.

Cet épisode n’a pas accroché même si la note d’intention était très louable. La richesse de l’univers n’a pas permis à cet épisode de briller.