Beyond est la nouvelle série de Freeform (ex ABC Family), déja renouvelée pour une saison 2, preuve de qualité, non ? Non.

Adam Nussdorf est derrière Beyond. Il était dans l’équipe de production de Lost mais a surtout écrit pour la série animée Tron et Once Upon A Time in Wonderland, soient rien de bien probant.
Et Beyond est un projet qui a de la gueule au premier abord. Un jeune garçon fuit une bande d’imbéciles et termine dans une forêt où une étrange lumière l’entoure soudainement. 12 ans plus tard, il se réveille du coma… avec quelques pouvoirs.
Burkely Duffield joue le héros, Holden, qui a perdu 12 ans de sa vie. Cet acteur est le genre de type qu’on pense avoir vu dans mille séries. Il a juste une tête d’américain moyen qui aurait pu jouer des rôles secondaires dans des teen shows pour survivre dans le métier. Et c’est là que ça coince. Duffield est inconsistant, incompétent et insupportable. Sans charisme, Holden ne parvient jamais à tenir le show. Il faut alors compter sur les personnages secondaires comme le mystérieux homme à la veste jaune qui, même s’il caricature la figure du méchant énigmatique, ou encore Willa, jouée par l’intrigante Dilan Gwyn.

beyond

Actor’s studio
©Freeform

Le premier épisode commençait bien. On se plongeait en plein dans les années 90 avec une ambiance à la X-Files. Les projecteurs perchés dans les arbres singent la présence d’une Lune surpuissante à tous les coins de la forêt. Une lumière plonge le héros dans une incompréhension totale. 10 minutes plus tard, on commence sérieusement à douter du projet. Jusqu’au “trust no one” auquel les fans de X-Files pouvaient encore s’accrocher, la série tenait de la nostalgie, de la série divertissante et au propos clair. De scènes en scènes, on se rend compte que Beyond navigue en eaux troubles. Ni totalement teen show, ni totalement mystery show, ni totalement SF ou fantastique, la série enchaîne alors les scènes où le héros est pris de visions, le genre d’idées qui plombent la moitié des séries qui osent faire ça.

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Comment mal jouer le mec assis
©Freeform

Après 3 épisodes, difficile de voir où la série veut aller tellement elle mise tout sur son héros et sa quête qui avance en même temps que celle des spectateurs. On tombe même dans un simili-ridicule avec un comateux qui communique par SMS télépathique ou encore un temple dans une jungle hautement kitch. Avec 10 épisodes au compteur (tous en ligne sur Netflix UK) et une saison 2 assurée malgré une audience sur Freeform désastreuse (la série perd la moitié de son public en trois épisodes), Beyond reste une tentative ratée de produire un teen show fantastique. Rendez-nous la sincérité d’un Roswell !