Après l’arrêt de Cougar Town et Ground Floor, on n’avait plus entendu parler de la chaîne TBS. Depuis cette année et deux comédies remarquées Angie Tribeca et The Detour, la chaîne refait parler d’elle. Avec Wrecked, elle propose une variation comique des Robinson.

Les premières images avaient fait passer Wrecked pour une parodie de Lost. Il ne faut pas s’arrêter à cette comparaison. Si le premier épisode nous rappelle quelques gimmicks de la série avec un petit rappel du thème musical, un premier plan sur un visage et un évident crash d’avion sur une plage, Wrecked se démarque assez vite de son modèle imposé.
On se sent vraiment dans une parodie type SNL en voyant un clone de Matthew Fox venir sauver nombres de personnages. Devenu modèle pour tous les naufragés, ce personnage représente le discours méta de la série qui se permet alors de dire à la face du spectateur : non, ce n’est pas Lost. Et comment le méta nous parle ? De la plus simple des manières…

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Avec cet événement, la série des nouveaux venus Justin Shipley & Jordan Shipley se débarrasse de ses références que le public a imposé et ce premier épisode réussit sa mission en nous divertissant sans aller au-delà. Wrecked ne pousse jamais le curseur dans l’originalité. Le casting est le gros point critique. Si on adore Rhys Darby (Flight of the conchords) – personnellement, non -, on adorera son personnage assez loufoque. Bien présente depuis la fin de l’excellente série MixologyGinger Gonzaga (Angel from Hell, Togetherness) impose timidement son personnage. Zach Cregger (Friend with benefits, About a boy) faut aussi partie des visages connus et joue l’anti-héros avec efficacité.

Les gags sont peu inspirés mais le rythme s’impose assez vite. Dès la première scène (Eliza Coupe vient faire coucou), Wrecked ne lâche pas le spectateur. On sent des personnages archétypaux loin d’être honteux, les décors naturels font plaisir à voir. Si on ne rit pas aux éclats, on aime vraiment le principe intemporel des rescapés d’un crash, on sent une vraie énergie et une vraie volonté de proposer une comédie décomplexée qui jouera forcément avec les codes de l’Humain face à la catastrophe. Il en faudra pourtant beaucoup plus pour que The Last Man On Earth trouve un concurrent solide.

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