Hunger Games 3, Harry Potter 5, Divergente 2, Narnia 3, Twilight 4 sont autant de titres de films que de nombres de romans parus. Les grandes sagas cinématographiques d’aujourd’hui sont les sagas de  romans que les jeunes adultes (comprenez les adolescents) ont lu dans leur chambre à l’abri des regards indiscrets. 7 milliards de dollars ont été récoltés rien qu’aux Etats-Unis avec les films adaptés de romans Young-Adults.

Introduction au genre

Partie 1 : Les Gros Succès

PARTIE 2 – Les Flops

PARTIE 3 –  Les Franchises fauchées en plein vol
A la croisée des Mondes, Narnia, Les Orphelins Baudelaire , Percy Jackson

PERCY JACKSON

5 roman de 2005 à 2010
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2 films de 2010 à 2013
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 livres3B.O FILMS : 425 millions de dollars à travers le monde pile-de-billets-vertspile-de-billets-verts

B.O LIVRES : 400 millions d’exemplaires à travers le monde

Pourquoi ça n’a pas marché au cinéma ?

Les scores US sont très pauvres et ont ralenti le processus d’adaptation. Le deuxième film a d’ailleurs attendu trois ans avant de sortir à cause de cela, ne subsistant probablement que grâce aux têtes d’affiches Brosnan, Bean, Thurman, Pantoliano, Coogan, Dawson. Et les faibles résultats du second, encore moins bons que le premier (ce sont quand même des adaptations à près de 100M de dollars) ont définitivement enterré l’idée d’un troisième film. Mais c’est déjà pas mal d’avoir tenu deux adaptations. Il était dit que Percy Jackson ne tiendrait pas : des films pas assez épiques (un comble pour un pitch sur les dieux grecs) ni assez fédérateurs du côté de l’univers (des dieux dans le monde réel, c’est un peu gentillet à côté du propos sur l’Eglise de A la croisée des mondes par exemple), donnant des films bancaux trop grand public, et le public ne s’y est probablement pas retrouvé. Cerise sur le gâteau : les films n’étaient pas géniaux ni irréprochables côtés adaptation…

Et au niveau de l’adaptation ?

Des films dont la fidélité est réduite au minimum syndical (surtout sur le premier qui ajoute, enlève, invente, saute des étapes… Le mieux est Alexandra Daddario, qui doit jouer un personnage blond dans le livre, et qui est brune dans le premier film puis blonde dans le second !), des acteurs qui cabotinent (coucou Pierce Brosnan en patriarche, et coucou Uma Thurman qui surjoue ses airs de femme fatale) dans des films assez vides, très vite oubliés, essayant dans le premier de faire du spectacle pour faire du spectacle coincé entre grosse production, teen movie et film d’aventure, enchaînant les actions, le tout dans un scénario ultra simpliste (très Chris Colombus, le roi de la grosse production usinière américaine par excellence, celle des “cool stories” à l’américaine où le happy ending est fait avant le début du film, et accessoirement le gars qu’on appelle lorsqu’il s’agit de miser sur le rhinocéros performatif et sentimental, n’est-ce pas Pixels ou Madame Doubtfire ?). Le second, quant à lui, vidé de certains de ses acteurs, remplacés par d’autres tout aussi insignifiants (c’est triste pour Nathan Fillion), avec un choix de réalisateur (l’inconnu Thor Freudenthal) prouvant bien qu’on voulait sauver la pompe à fric avant tout, montre que le filon était déjà épuisé avant même sa réalisation. Il s’inscrit dans la lignée du premier : sans âme, ni relief, encore plus faible que son prédécesseur, tentant de sauver les meubles mais se prenant lamentablement les pieds dans le tapis. Les acteurs ont vieilli, les spectateurs aussi, et tout le monde a déjà rapidement archivé Percy Jackson.

 

 

 

LES DESASTREUSES AVENTURES DES ORPHELINS BAUDELAIRE (Lemony Snicket’s A Series of Unfortunate Events)

13 romans de 1999 à 2006

A Series of Unfortunate Events. Complete set of 13 volumes + Promotional Items [SIGNED BY HELQUIST AND INSCRIBED BY SNICKET] by Snicket, Lemony (Author); Brett Helquist (Illustrator)

1 film en 2004
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Books Stack

B.O FILM : 209 millions de dollars à travers le monde pile-de-billets-verts

B.O LIVRES : 65 millions d’exemplaires à travers le monde

Pourquoi ça n’a pas marché au cinéma ?

L’indifférence du public face aux romans ont eu raison du film qui, malgré la présence de Jim Carrey, n’a pas intéressé les spectateurs. Dommage pour ce film qui aurait bien mérité de lancer une franchise.

Et au niveau de l’adaptation ?

Le film adapte avec une fidélité un peu discutable  les trois premiers livres de la série. Il est très agréable à regarder, et dès la premiere scène du film on comprend que le cynisme, déjà celui de l’oeuvre originale, sera de mise et c’est très rafraichissant. Le film reste toutefois assez calme et équilibré pour ne pas déprimer, et le scénario mèle les trois histoires avec brio, là où on pouvait craindre la répétition (les structures des livres se ressemblant beaucoup les unes avec les autres). Le film propose par ailleurs une très belle esthétique, à la lisière de films comme Sleepy Hollow ou Wolfman, bref assez sombre et gothique , à lumière du film en lui-même. Au niveau du casting, les trois enfants sont assez enthousiasmants dans leurs rôles, qui semblent taillés pour eux. Toutefois, on peut reprocher le choix investisseur de choisir Carrey pour Olaf, qui certes crève l’écran mais n’apporte pas la subtilité nécéssaire à Olaf qui n’est pas qu’un excité hystérique comme le joue le pourtant talentueux interprête d’Eternal Sunshine in The Spotless Mind.

Pourtant, le film reste assez oubliable et ne détonne pas, on passe vite à autre chose et on n’est pas vraiment pressé d’y retourner comme à la lecture des livres.

 

A LA CROISEE DES MONDES : La Boussole d’or (His Dark Materials)

3 romans de 1995 à 2000 et 3 spin-offs de 2003 à 2015

His Dark Materials

1 film de 2007
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AA003102 B.O. FILM: 372 millions de dollars à travers le monde pile-de-billets-verts

B.O. LIVRES: 17 millions d’exemplaires dans le monde

Pourquoi ça n’a pas marché au cinéma ?

Probablement que les studios ont trop voulu en faire côté spectacle et commercial, et ont donc, ce qui est un défi si ce n’est un souci récurrent dans ce genre d’adaptations, épuré le contenu pour faire du grand public. Mais n’est pas Peter Jackson qui veut. Ainsi les fans ne s’y sont pas retrouvés. 

Et au niveau de l’adaptation ?

Trop foutraque, et trop… blanc. Et on ne parle pas que de la neige : aucune passion, aucun caractère épique, des acteurs qui viennent surtout montrer leur belle gueule et tirer des sous (Daniel Craig en statue du commandeur ou Nicole Kidman en “méchante” pas assez impitoyable malgré tout son maquillage) et un univers peu représenté, car, encore une fois, trop épuré au profit du grand spectacle, donnant presque l’impression que ce film, qui devait en toute logique en appeler deux autres, voulait se tenir par lui-même et capitaliser à long terme. On est loin d’un Harry Potter  qui prenait le temps d’explorer tous les recoins de l’oeuvre originelle. Bref, alors que tout était là, que même l’auteur était content du scénario, et qu’il y avait mêmes quelques scènes (cf le combat entre ours) qui avaient un potentiel marquant, le film est un flop à tous les étages. Assez inexplicablement. Et c’est bien dommage…

LE MONDE DE NARNIA (The Chronivles of Narnia)

7  romans de 1950 à 1956
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3 films de 2005 à 2010, un 4 è en projet et 1 série de 1967, un téléfilm d’animation en 1979 et 3 téléfilms de 1988 à 1990.

Narnia All Movies

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Books Stack

B.O. FILMS: 1.5 milliards de dollars à travers le monde pile-de-billets-vertspile-de-billets-vertspile-de-billets-vertspile-de-billets-vertspile-de-billets-verts

B.O. LIVRES: 100 millions d’exemplaires dans le monde

Pourquoi ça n’a pas marché au cinéma ?

Ca a marché mais l’attente entre les sorties et le peu de retour financier n’ont pas convaincu tout le monde. Les scores ne sont pas honteux pour le premier film ( 700 millions dans le monde) mais les films n’ont jamais atteint l’excellence d’un Harry Potter avec un univers riche. La cible enfantine était clairement la plus apte à apprécier ces productions.

Et au niveau de l’adaptation ?

Les trois films semblent subir les affres de la production avec des scènes peu inspirées et des personnages peu travaillés et/ou attirants. Les trois films ne proposent aucune grande scène mémorable malgré la puissance du livre et de l’univers. Le schéma semble se répéter dans les trois films et ont fatigué le public. Malgré l’univers très riche et les multiples adaptations, Narnia reste un très gros ratage artistique. Changement de distributeur, changement de direction, difficultés à adapter les romans (les films ne suivent pas les romans chronologiquement) ont tué la franchise qui avait un potentiel immense vu toutes les adaptations déjà existantes. Les trois films répètent les mêmes erreurs avec un message trop simpliste et des personnages peu incarnés.