Les zombies n’ont pas dit leur dernier « aaagh » avec Z nation proposé par Sy Fy.

Alors que The Walking Dead fait les beaux jours d’AMC et que I Zombie arrive dans quelques temps sur CW, Z Nation s’impose comme une nouvelle proposition moderne du mythe du zombie. Si les vampires et les superhéros ont eu des déclinaisons par douzaine, le zombie, lui, n’avait que The Walking Dead ( Mais pourquoi continue-t-on de regarder The Walking Dead ?) pour porte étendard. Il faut désormais compter sur Z Nation que diffuse Sy Fy et qui est co-produit par… Asylum ! Oui, la boîte qui est derrière Sharknado et les téléfilms fauchés.

Trois ans après qu’un virus ait ravagé les Etats-Unis, un seul homme est immunisé contre l’infection. Le futur de l’humanité dépend de lui, mais le terrible secret qu’il cache pourrait mettre en danger l’équipe chargée de le conduire jusqu’en Californie, dans un laboratoire susceptible de développer un vaccin. Le chemin sera long et semé d’embûches

Ce bon vieux briscard de Karl Schaefer a enchaîné les bons et mauvais projets comme Eerie Indiana plus connue sous le nom de Marshall et Simon en France, et a participé à Monk, Eureka ou encore Dead Zone et Ghost Whisperer. C’est lui qui est derrière ce projet de Walkind Dead survitaminé et décomplexé. On peut aussi y retrouver Harold Perrineau (Oz, Lost) en guest star et Tom Everett Scott en héros (Le Loup Garou de Paris, Southland). Je passe sur Michael Welch que j’ai connu tout petit dans X-Files et que j’ai reconnu quasi de suite !

Z nation

©SyFy

Bref, ce Z Nation commence assez mal : Logo de The Asylum, images de ville post-apocalyptique mal faites, et image type DV et filtrée dégueulasse. 44 minutes plus tard, on ressort avec une autre impression, celle d’avoir passé un moment plutôt agréable en fait. Loin d’être très complexe, le pilote propose un point de départ plutôt encourageant. Bourré de bonnes intentions, ce pilote est pourtant non exempt de défauts. L’intrigue est minimaliste, on enchaine les attaques de zombies, les balles qui fusent et les faux suspens. Les acteurs y croient dur comme fer mais le trop plein de personnages en si peu de temps fait perdre la route au personnage qui ne sait pas où et comment s’impliquer.

Les incohérences plombent un peu le récit avec des zombies qu’on tue par balle dans la tête mais qui semblent immunisés contre ça quand ça arrange le récit. Pourtant, Z Nation possède quelques bonnes idées comme le personnage dans la cage, l’intrigue autour du bébé (qui n’est pas surprenante mais qui réserve quelques bons moments) ou donc ce point de départ efficace de personnage immunisé que l’on devra garder sauf.

Ni révolutionnaire, ni totalement honteux, Z nation propose un projet burné mais dont le manque de budget flagrant plombe toute réelle ambition. Et là, je vais utiliser une phrase que je déteste : pour les amateurs du genre.