Toujours en quête de thèmes à explorer ou à ré-exploiter, la chaîne HBO nous offre cette fois une comédie axée sur les geeks de la Silicon Valley, entre les programmeurs cherchant à développer leur propre application ou logiciel, et les grosses boîtes comme Google (oups, Hooli pardon)… Une sitcom à mettre entre toutes les mains ?

Dimanche soir, HBO a dévoilé le premier épisode de la saison 4 de « Game of Thrones », mais pas seulement. Comptant sur une série qui attire du monde, la chaîne en a également profité pour sortir sa nouvelle série, la sitcom « Silicon Valley ». Il n’est pas bien difficile de deviner de quoi la série va parler : un groupe de programmeurs, plus doués dans leurs codes que dans leurs relations sociales, sont confrontés à la jungle de la Silicon Valley et devront bosser dur pour développer leur logiciel…

Synopsis : Dans le monde des start-up et des nouvelles technologies, la concurrence fait rage et les bonnes idées s’arrachent. C’est ce que va découvrir Richard, un jeune informaticien introverti, lorsque l’un de ses programmes va faire l’objet d’une compétition féroce entre milliardaires de l’internet. D’un côté, l’investisseur Peter Gregory, qui avait initialement rejeté l’idée de Richard, et de l’autre le mégalomane Gavin Belson, dont Richard est le salarié. Heureusement, le jeune programmeur peut compter sur ses copains Big Head, Gilfoyle et Dinesh.

silicon valley

©HBO

Quand on découvre le fameux groupe de geeks, on se dit que HBO n’a clairement pas essayé d’éviter les clichés. Les acteurs sont loin des canons de beauté, loin d’être à la mode et se comportent comme s’ils voulaient être invisibles, parlant à voix basse, et s’excusant même d’exister. À la limite, dans le groupe, l’un d’eux sort du lot, exhibant un tatouage de croix inversé tel un rebelle. Et encore ! Alors qu’avec « Looking », HBO s’éloignait des clichés homosexuels pour mieux nous surprendre, dans « Silicon Valley » (ou en tout cas, dans le pilote), on est en plein dedans.

Passons les blagues humiliantes autour de la machine à café, les fausses idées bidons des geeks en quête du prochain projet phare (ils ne cessent de parler de Steve Jobs par exemple, même si c’est pour préciser que c’était bien Wozniack le génie), les crises d’angoisses du « faible » geek »… Que reste-t-il de la série, après avoir retiré ces clichés ? Peut-être une façon pour nous, gentils Européens, de découvrir le monde si fascinant de la Silicon Valley. Et seulement si les créateurs nous en dépeignent un tableau honnête !

Je suis curieuse de voir où cette série nous emmène et j’aimerai voir si HBO arrive à faire aimer le code et les algorithmes à un téléspectateur lambda. La Silicon Valley est actuellement au coeur de la polémique, paradis du geek pour certains, enfer pour les autres… Face à un tel sujet brûlant, la chaîne n’a pas eu peur de relever le challenge ! Laissons-leur une chance. Mais clairement, on est loin d’un « Big Bang Theory à la HBO » comme certains l’affirment.

Diffusion dès le 7 avril à 22h30 sur OCS City.