La chaîne The CW croit beaucoup au potentiel de sa nouvelle série « The 100 » et si on en croit les premières critiques américaines, elle a eu raison : certains y voient l’une des meilleures nouveautés de la saison. Le pilote a d’ailleurs fait la meilleure audience de la chaîne à ce créneau horaire, depuis « Life unexpected » en 2010. Après visionnage du pilote, je suis presque d’accord avec l’engouement général…

Tout comme pour « Star-Crossed » avec son invasion extraterrestre, c’est d’abord le côté science-fiction qui m’a attiré dans « The 100 ». Mais comme la première série m’a franchement déçu, j’espérais que « The CW » se rattraperait sur la deuxième. Il faut dire qu’en misant en plus sur un récit post-apocalyptique, « The 100 » avait achevé de me convaincre… sur le papier. Restait à savoir si les acteurs et leurs personnages seraient crédibles, sans oublier l’univers futuriste : la Terre, 97 ans après des bombardements nucléaires. Alors que les derniers survivants se sont réfugiés dans une station spatiale géante, 100 personnes sont finalement renvoyées sur Terre pour vérifier si celle-ci est de nouveau viable. Et s’ils finissent par mourir, qu’importe ? Ce sont tous des prisonniers mineurs (car la peine de mort ne s’applique qu’à la majorité).

the 100

© Warner Bros

Heureusement, la série ne perd pas de temps et après un début d’épisode très rythmé, les 100 prisonniers sont envoyés sur Terre, où (on s’en doutait) l’air est tout à fait respirable… Une fois que tout le monde a joyeusement gambadé dans la nature, il est temps de découvrir un peu mieux les différents personnages récurrents de la série. Il y a d’abord Clarke Griffin, jouée par l’Australienne Eliza Taylor, personnage principal a priori débrouillarde et sérieuse, Octavia Blake jouée par Marie Avgeropoulos (vue dans « Cult » et « 90210 ») la fille délurée et rebelle de la bande, Finn Collins (Thomas McDonnell), le beau gosse aventureux, etc… Bref, encore une fois, les scénaristes ont pensé à tous les profils adolescents essentiels à un teen drama, mais creux. Inutile de leur en vouloir dès le pilote : la personnalité de chacun aura sûrement le temps de se développer.

Et puis si on en croit les extraits des prochains épisodes, les survivants devront gérer bien d’autres problèmes sur cette Terre qui a bien changé. De quoi les occuper au lieu de retomber dans les drames amoureux classiques.

De plus, on ne s’intéresse pas seulement à ce qu’il se passe sur Terre, mais aussi (ou surtout ?) au destin des humains restés dans la station spatiale… Car forcément, cet envoi de cobayes sur Terre n’était pas un caprice mais bien un espoir de sauver tout le monde, car il ne reste que 3 mois d’oxygène et de vivres. Une lutte de pouvoirs et pour la survie s’engage donc, avec comme nemesis principal Kane, joué par Henry Ian Cusick (oui, le fameux Desmond de « LOST »).

Finalement, si on évite de se focaliser sur les adolescents et leurs réactions toujours très attendues (le triangle amoureux à venir est flagrant), « The 100 » semble donc avoir un très bon potentiel et dévoile petit à petit un univers très complexe le tout sur une bande-son pop très moderne (on entend notamment « Radioactive d’Imagine Dragons). Un univers tellement inattendu (et dangereux) que certains le comparent déjà à celui de l’île de « LOST ». Rien de mieux pour créer le buzz autour de la série, n’est-ce pas ? Surtout quand celle-ci nous prouve rapidement que personne n’est à l’abri ! 100 survivants descendent sur Terre : ça en fait du monde qui peut disparaître.

the 100

© Warner Bros

Allez, on se rajoute tous « The 100 » à nos calendriers séries, et on croise les doigts pour que le reste des épisodes soit aussi bien !