Même recette, nouveau décor! En effet la première saison de  American Horror Story n »a pas prétention à renouveler le genre mais plutôt à faire des clins d »oeil et à utiliser les classiques du genre pour se les réapproprier; et à ce jeu là, il faut reconnaître que le résultat est très très bon.

En 12 épisodes de 45 minutes on se prend à frissonner et à s »impliquer dans cette histoire folle autour de la « maison du meurtre ». On retrouve de vrais morceaux référencés pour les connaisseurs, des clins d »oeil à Rosemary »s Baby, Shining, et bien d »autres film-cultes du genre.

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Home, sweet home

Tout tourne autour de la maison dans laquelle la famille Harmon va emménager. On comprend rapidement que cette famille n »est pas arrivée là par hasard, hantée par ses propres fantômes d »adultère et d »enfants, la maison va jouer le rôle de révélateur et de catalyseur pour qu »à leur tour ils rejoignent la longue liste des victimes de son influence maléfique.

La narration revient aussi longuement sur les anciens occupants, comment ils ont vécu et comment ils sont morts. Cet aspect laisse ainsi l »opportunité de suivre un nombre important de personnages secondaires aux histoires torturées et violentes avec toutefois le danger de transformer la maison en auberge espagnole quand vivants et morts se rencontrent. Développer de nombreuses trames peut effectivement apporter de la diversité, mais aussi de la confusion, et lorsque dans les derniers épisodes tout ce monde cohabite, la famille Harmon devient la famille tuyau de poêle. On soupçonne que les scénaristes, se rendant rapidement compte que leur pitch ne pourrait pas tenir la distance ont délayé avec tout un tas d »autres histoires qui se mêlent à la fin. Entre temps, la famille Harmon n »en finit plus de vouloir partir et de jurer ses grands dieux qu »elle ne remettra plus les pieds ici… C »est assez rapidement lassant.

American Horror Story

©FX

 

La maison de l »horreur

Que les fans d »hémoglobine se rassurent, ils auront leur petit pesant de meurtres ainsi que du frisson. Tout est fait de toute façon pour que personne n »en réchappe et ils seront peu nombreux à le faire, rassurez vous! Il n »y a cependant que peu de créativité dans tout cela, à vouloir trop reprendre les films-cultes on risque de lasser online casino nbso les connaisseurs.

La réalisation est propre et bien faite pour vous faire ressentir menace, horreur ou confusion, les images montrent sans trop dévoiler et jouent très bien avec la caméra et les sentiments du spectateur. Les plans n »ont rien de révolutionnaire cependant, que du déjà vu.

La musique colle bien à l »ambiance, avec cependant un petit bémol pour les réutilisations: Effectivement ressortir des thèmes connus peut aider à créer un lien de complicité comme celui de Carry, mais quand il s »agit de Twisted Nerves de Kill Bill ou du thème principal du Dracula de Coppola, très connus et rattachés à leurs films respectifs, je reste plus dubitatif. La plupart de ces thèmes sont en plus très mal montés et montrent des décalages flagrants en intensité et synchronicité avec l »action, presque une erreur de débutant qui est choquant dans une série de cette envergure. Dommage donc car le thème du générique est parfait et ils auraient du plus continuer de ce côté là.

Les acteurs font tous un travail très correct pour donner une présence et de l »épaisseur à leurs personnages, ce qui est assez appréciable car la plupart ne sont pas forcément très fouillés. Le père psychiatre n »est pas du tout crédible (comme 99.9% des psy dans les séries et films américains ceci dit), la mère est juste là pour péter au moins une crise d »hystérie par épisode, la fille est le stéréotype de l »adolescente pommée, fragile et angoissée… rien de bien neuf donc et quelque chose qui engendre rapidement de la lassitude. À Noter cependant les prestations de Jessica Lange et Evan Peters particulièrement crédibles dans leurs personnages.

American Horror Story

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Ça reste dans la famille

La série est un galop d »essai assez correct et il vaut mieux l »envisager comme cela. Les trames lancées le sont souvent sans stratégie, n »engendrant que confusion mais il y a de bonnes idées. On sent également que la réalisation prend ses marques mais avec de bonnes intuitions. Sans non plus être transcendante, la série se laisse regarder et laisse surtout une grosse envie de regarder la seconde saison bien plus prometteuse.