Retour pour une huitième saison d’une des meilleures comédies actuelles. Steve Carrell s’en est allé et on se demandait tous comment la série pouvait survivre.

Verdict plutôt positif ! (attention spoilers vu la situation de la série à la fin de la saison 7 !)

Michaël Scott est parti bien avant la fin de la saison dernière pour laisser le temps au public et aux scénaristes de se familiariser avec le nouveau visage de la série. L’idée était bonne, surtout que l’on nous présentait des possibles successeurs plus ou moins connus auxquels s’ajoutent nos employés bien connus, avides de pouvoir.

Dès le premier épisode, la décision est prise, Andy Bernard, le Nard Dog, est le nouveau boss.

Concrètement, dans la série, ce n’était pas le plus apte, côté business de la série, c’est tout à fait logique. L’acteur a profité du succès de Very Bad Trip 2 pour asseoir encore plus sa célébrité et le public devait identifier le personnage qui allait « diriger » la série.

La saison débute par un prégénérique de folie avec le planking, cette mode de s’allonger un peu partout et de ne pas bouger. Version The Office, ça donne un bon gros délire qui m’a fait pisser de rire. Le générique arrive avec Andy qui le conclut. Il faudra s’y habituer. La seule modification véritable est la confirmation que James Spader devient le nouveau super boss de Dunder Mifflin et pendant les deux premiers épisodes, il sera là pour encadrer ou recadrer le petit monde.

Tout le monde revient , Angela et Pam sont enceintes (l’actrice Jenna Fischer attend vraiment un enfant) ce qui crée une nouvelle relation entre les deux assez intéressantes pour l’avenir. Pam devient surémotive, Dwight et les autres sont fidèles à eux-mêmes sauf Stanley qui a appris une nouvelle blague durant l’été. Tout va bien à Dunder Mifflin. Andy tente de gérer la boîte au mieux et Robert California (James Spader) supervise sans rien dire l’équipe.

Une écriture toujours soignée, des acteurs toujours inspirés, The Office revient en forme mais j’ai remarqué plus que d’habitude que le prétexte du documentaire est fallacieux. Les champs/contre-champs sont totalement factices puisque les soi-disants cadreurs devraient se filmer dans certaines scènes. Je n’avais jamais tilté autant sur ça que sur ces deux épisodes.

Aucune mention de Michaël Scott, l’équipe avance, Andy ne change pas, la série semble tourner parfaitement. Le côté émotion vient ponctuer chaque épisode avec brio, le premier avec un petit retour vers le JAM (relation Jim/Pam) que l’on aime et le second avec Andy qui n’hésite pas à complimenter ces collègues.

Le premier épisode est centré sur la découverte d’une liste des employés classés en deux colonnes, un prétexte pour que tout le monde soit soudé… ou non d’ailleurs. Le second montre comment Andy motive son équipe pour faire monter les chiffres avec brio. Voir les employés travailler, vraiment, fait tout drôle mais le résultat est tellement drôle !

Un retour efficace, à voir sur la durée, pour l’instant le public déserte peu à peu, Andy est assez excentrique pour plaire et Robert California n’a pas un capital sympathie énorme pour le moment. et un premier bilan pourra être tiré après le premier quart de la saison.