On a terminé

Tell Me Lies (saison 3, Disney+) : la toxicité a du bon

La série aux gens plus que toxiques a proposé sa troisième et dernière saison. ON aurait bien repris un peu de rab mais l’histoire est quasi bouclée !

On avait déjà dit du bien de Tell Me Lies, série un peu méconnue. Ce high school drama voyait Lucy entretenir une relation de je t’aime moi non plus avec Stephen DeMarco. Ils étaient entourés d’autres personnages qui paraissent bien sous tous rapports. Sauf que tout ce petit monde aime cacher des choses pour leur bien. Du moins, ils pensent que c’est une bonne idée. Mais avec une accumulation de mensonges vient son lot d’incompréhensions, de coups bas, de non-dits.

La saison 3 reprend après la trève printanière côté 2009, Lucy et Stephen promettent que les choses vont changer.. En 2015, le mariage de Bree et Evan a lieu et elle vient d’apprendre pour Lucy et Evan.


Où en sont les mensonges ?

Pippa trompe toujours Wrigley avec Diana.  Bree rencontre une étudiante qui a une relation avec le fameux professeur. Lucy a avoué, à tort, qu’elle s’est faite violée. Evan cache sa tromperie à Bree. Stephen essaye de savoir qui il peut encore manipuler.

Comme lors des deux saisons précédentes, la série fait preuve d’une remarquable fluidité. Les intrigues se succèdent sans jamais lasser ou submerger le spectateur. Chaque épisode propose sa propre histoire, son ambiance, rappelant avec plaisir les teen shows d’autrefois. Et cela fait franchement du bien.

tell me lies saison 3

Les personnages évoluent, mais sans donner l’impression que tout converge déjà vers une conclusion définitive. La série s’autorise même une longue scène de retrouvailles entre Bree et sa mère, un personnage inédit. Difficile toutefois d’éprouver une réelle empathie ou un intérêt profond pour cette relation, tant elle se construit sous nos yeux sans véritable préparation. La longueur de la séquence accentue d’ailleurs l’apparence d’une intrigue un peu forcée, conçue avant tout pour préparer la fin de saison.

Ce sentiment de précipitation se retrouve d’ailleurs dans certaines autres histoires secondaires. Le final, certes jubilatoire, laisse pourtant quelques zones d’ombre. La dénonciation de Stephen par Wrigley, ou encore la révélation du rôle de véritable victime joué par Pippa, auraient mérité un développement plus abouti, peut-être même un épisode entier consacré aux règlements de compte. Au lieu de cela, Tell Me Lies se contente du strict minimum — mais offre malgré tout l’un des moments forts de cette saison télévisée : Stephen qui, en 2015, prend le micro et vide son sac, avant que ne retentisse Toxic de Britney Spears. Un final à la fois piquant et symbolique.

tell me lies saison 3

Reste que la série appuie les côtés sombres de certains personnages. Lucy est dans une phase d’auto-destruction assez grande avec des scènes d’humiliation sexuelle. Son personnage ne trouvera finalement que peu de rédemption. Sa faute ? Non, elle est coupable de ses fautes mais Pippa était celle qui aurait pu et du la sauver en avouant qu’elle a été protégée par Lucy pendant ces derniers mois.

Il n’y a que Bree et Wrigley qui s’en sortent avec les honneurs, l’une est détruite en 2009, sans qu’on sache si elle pourra se relever d’ailleurs, mais en traversant des étapes quasi-humaines, sans être problématiques. Wrigley, lui, est finalement le gentil de l’histoire, essayant tant bien que mal de gérer son trauma – qui reste vraiment sous-jacent, cette saison, – et sa relation avec Pippa malgré ses sentiments envers Bree.

Tell Me Lies a été une série à la qualité constante, prouvant qu’on peut faire une série un peu noire avec des histoires crédibles et des moments de légèreté bienvenus. On n’aurait pas créché sur une saison 4 de Tell Me Lies, surtout quand on voit qu’à 2 épisodes de la fin, il n’y avait pas cet aspect « conclusif » qui transparaissait. Et les intrigues auraient pu être étirées un tout petit peu encore, les personnages étant assez complets pour être vus dans d’autres « aventures parallèles ».

Tell Me Lies est disponible sur Disney+

 

Tom Witwicky

Créateur de SmallThings, 1er Geek Picard de la planète Exilé dans le 92

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