Les pillages se font nombreux dans le film de Kent, qui en est même uniquement composé : on a eu beau chercher avec la meilleure volonté du monde, trouver ne serait-ce qu’une seule idée originale dans le film s’est révélé une tâche impossible, qu’il s’agisse des effets ou de la thématique en elle-même (on citera en pagaille Evil Dead, The Grudge, Trouble Jeu, Paranormal Activity ou encore Maman, j’ai raté l’avion. Et, non, je ne plaisante pas pour le dernier). Seule la fin du film, faux retournement de situation qui tombe complètement à l’eau, semble essayer vainement de nuancer l’impression de recopie que produit le film.
Ce n’est pas le jeu d’acteur qui empêche le film de sombrer encore plus bas, en effet celui-ci est absolument désastreux pour l’ennuyeuse Essie Davis (on n’a jamais eu autant de peine à ressentir quoi que ce soit pour le personnage principal d’un film), moins mauvais pour Noah Wiseman (dont les cris hystériques agacent plus qu’ils ne terrifient), mais bien l’aspect physique du monstre, ainsi que du livre dont il est tiré. La thématique intéressante de l’inversion des rôles mère/fils, bien que sous-exploitée, est également à relever dans ce salmigondis bien-pensant.
Mais il faut admettre que, globalement, ce film que l’on était prêt à chérir déçoit, autant sur le fond que sur la forme, et témoigne d’un manque d’originalité affligeant. C’est une chose de rater un film (un film raté, mais original peut avoir la moyenne), c’en est une autre de piller l’héritage dont le film ressort. Carton rouge pour Jennifer Kent, donc.