Saison 8 pour cette anthologie qui parcourt les méandres de l’horreur humaine et American Horror Story Apocalypse commence timidement mais sûrement.

Avec sa troisième génération d ‘acteurs, AHS Apocalypse a du mal à convaincre malgré de bonnes intentions. Après une saison 7 plus politique, moins malsaine mais toujours aussi pertinente dans le traitement de la déviance, AHS propose une ambiance encore différente même si on sent une filiation certaine avec Cult. En pleine apocalypse, nous suivons le quotidien morne d’un bunker et de ses occupants. Dans une unité de lieu glauque et aux tons sombres, cet épisode convainc par une mise en place rapide, efficace et qui tranche avec les 7 autres saisons.

Episode 5
Encore coincée dans une narration explosée, cette saison se perd dans un flashback qui nous raconte la montée en puissance de Langdon. A quoi pensent les scénaristes en se disant que raconter les origines va donner plus de sens à l’histoire actuelle? Malgré des scènes gores inutiles, des personnages qui reviennent et que les non-américains n’aiment pas plus que ça (Stevie Nicks qui nous gratifie d’une chanson en ENTIER), cet épisode semble encore combler et repousser une avancée narrative qui ne semble jamais arriver.

Episode 4
Et si la saison commençait enfin? On pourrait se dire ça mais, comme pour Cult la saison dernière, on se complaît à raconter en flashbacks ce qu’il s’est passé pour certains personnages. Et comme pour Cult, nous avons la désagréable sensation qu’on recule pour moins bien sauter. C’est pourtant un plaisir de revoir Taissa Farmiga et Emma Roberts. La meilleure idée de cet épisode est d’opérer un crossover malin avec la saison 5, Hotel. On retrouve l’Hotel Cortez et James Patrick March, joué par Evan Peters, qui détient Queenie, personnage fabuleux de la saison 3 et jouée par Gabourey Sidibe qui était déjà apparue dans un épisode de la saison 5. L’épisode est plutôt bon, rythmé et met enfin en place quelque chose… mais quoi?

Episode 3
Et si la seule idée de cet épisode plutôt bon était de… tuer tout ce beau petit monde? C’est en effet le constat qu’on se fait avec le recul. On a passé deux épisodes à limiter s’ennuyer avec des personnages pour qu’on nous les tue dans un épisode qui raconte enfin quelque chose de clair et précis ! Avec tout ça, on est bien content que le crossover avec Coven s’opère enfin!

Episode 2
L’ambiance reste la même, les réflexes également. Chaque personnage agit dans sa zone de confort. Difficile de dire la même chose pour Evan Peters qui a toujours des personnages qui ont une marge de manœuvre assez large. L’épisode se suit mais on sent déjà les mêmes travers que les saisons les plus faibles, à savoir des avancées peu notables et une sorte de statu-quo qui se suffit. Peu engageant mais après 7 saisons, on sait qu’il faut toujours attendre.

 


Nous avons enfin un phénomène qui touche le plus grand nombre (l’apocalypse !) dans les premières minutes, mais rapidement, on se replie sur une demi-douzaine de personnages… qui ne développe rien. Les personnalités sont déjà bien campées mais à part des enfants gatés, on ne propose rien d’autres. Murphy et consorts ironise sur ces riches mais rien ne ressort encore. Surtout, rien ne tend vers les saisons Coven et Murder House. C’est vraiment une continuité de Cult qui ressort.

Il est évident que tout va se décanter lentement au cours des épisodes suivants e on sera au rendez-vous.