Final Space a débarqué sur Warner TV en France après son passage sur TBS. En voilà une toute nouvelle série animée sympathique !

Créée par Olan Rogers & David Sacks, Final Space, c’est d’abord l’histoire de Gary, jeune con qui se trouve dans une prison mobile : un vaisseau dans l’espace avec pour seule compagnie l’intelligence artificielle dudit vaisseau « Hue » ainsi que KVN (Kevin), un robot sphérique dont la stupidité et la bonne humeur sont à l’exact opposée du robot dépressif de H2G2.Arriveront par la suite « Avocato » l’homme-chat, puis le méchant Lord Commander (interprété par David Tennant en VO), puis le fils de l’homme-chat, « Little Cato » et enfin Quinn, la jeune femme par laquelle tout a commencé.
Le personnage principal qu’est Gary est aussi accompagné d’une petite boule verte mignonne qu’il rencontre et sauve un peu par hasard et choisit de nommer Mooncake. L’histoire de ce petit groupe est à la fois absurdement drôle et terriblement affreux (et donc un duo efficace).

La construction du scénario de la saison 1 commence par la fin. Ainsi, voit-on Gary errant dans l’espace, sa combinaison en mauvais état, et Hue, l’IA qui lui explique qu’il ne lui reste plus que 10 minutes à vivre. Chaque épisode de cette saison montre en intro une nouvelle minute vers ce qui semble être la fin de vie de Gary quand tout le reste est consacré à expliquer tout le cheminement vers cette fin.

La série est fraîche, et drôle, d’ailleurs, la voix de Baptiste Lecaplain pour incarner Gary n’est pas pour rien dans cet aspect humoristique. Il est parfait pour ce rôle et je n’entends pas de voix plus adaptée pour incarner ce Gary un peu couillon mais très attachant. Mooncake est un personnage a priori tout mignon, mais dont l’importance va aller en grandissant au fil des épisodes construisant une histoire très intelligente, (de la SF avec une base scientifique, comme Asimov en son temps) et fort bien construite.

Graphiquement, malgré le choix porté sur le même type de persos dans la plupart des dessins animés actuels (trait uniforme, clean et grands yeux ronds), l’ensemble est beau, cohérent et dynamique.

final space

Ce n’est pas outré, pas trop sous le pantalon, pas une copie de Futurama, loin des South Park et histoires sorties de l’imaginaire de Seth MacFarlane (aussi réussies soient-elles), des running-gags plutôt réussis. Je ne peux m’empêcher de penser à Kevin. Le robot est absolument insupportable et détesté de tous et Gary passe son temps à le dénigrer « Kevin, j’te déteste tellement, ça me fait mal physiquement ! »

La saison 1 vient d’être diffusée sur Warner TV, et je ne peux que vous recommander chaudement de la voir en replay sur Warner TV.