30 ans de Tomb Raider : pourquoi Lara refuse de vieillir
Héroïne de jeu vidéo, superstar pop, star d’Hollywood, puis victime des modes : Lara Croft a tout connu. À l’approche d’un remake et d’une série live, on fait le bilan de trente ans de succès et de ratés.
Dès 1996, Lara Croft fait voler en éclats les codes du jeu vidéo. Fin des années 90, impossible d’y échapper : elle fait la une de la presse spécialisée, mais aussi de journaux comme Libération. Mannequins en chair et en os (Rhona Mitra, Nell McAndrew, Karima Adebibe…), publicités, voix française mythique de Françoise Cadol : elle devient la première vraie superstar de l’ère numérique.
Hollywood s’en mêle. En 2001, Angelina Jolie enfile les pistolets : un film très « début 2000 », flashy et nostalgique, qui a mal vieilli. Le Berceau de la Vie (2003) tire la franchise vers l’actionner lambda, et c’est la fin de la première ère. Côté papier, comics (Witchblade, Top Cow) et romans prolongent l’aventure.
Le reboot qui change tout.
En 2013, un jeu plus sombre et plus viscéral relance la saga avec un énorme succès. En 2018, Alicia Vikander incarne cette Lara plus réaliste au cinéma, mais le film divise les joueurs et reste sans suite.
Et maintenant ?
Netflix a proposé en 2024 une série animée avec Hayley Atwell, qui est restée discrète malgré deux saisons. Les regards sont surtout tournés vers la série live d’Amazon Prime Video, écrite par Phoebe Waller-Bridge avec Sophie Turner, dont le premier aperçu, en janvier 2026, n’a pas totalement rassuré les fans. Verdict en 2027, l’année du retour en jeu avec Tomb Raider: Legacy of Atlantis, prévu en février.
Trente ans, des échecs, des renaissances : Lara ne vieillit pas, elle se réinvente. Bon anniversaire !
https://www.youtube.com/watch?v=9XEs0cb4TDo&t=1s
