Les Gardiens de la galaxie fut une belle surprise lors de sa sortie, une surprise pour le public qui découvrait un univers un peu différent et une surprise en termes d’entrées puisque personne ne prévoyait ce raz-de-marée en salles. Film pop, ultra référencé, fun et totalement feel-good, le premier opus avait apporté un vent de fraîcheur dans l’univers Marvel. Trois ans plus tard, les films du studio ont déçu beaucoup de fans, mais Les Gardiens de la galaxie vol. 2 est très attendu.

Après avoir introduit cette équipe disparate avec son chef Star-Lord, il est temps dans ce second opus de traiter de ses origines, qui est le père de Star-Lord ?
Le papa de Star-Lord n’est autre que la planète Ego, interprété par Kurt Russel, tout le film tourne autour de cette seule intrigue principale et enferme bon nombre de ses personnages sur cette planète. Alors que Marvel et James Gunn avaient l’occasion rêvée pour plonger davantage dans la mythologie du MCU celle-ci est rapidement mise de côté au profit de… bah du vide en fait.

Le lien entre Ego et Star-Lord ne convainc pas car le film ne laisse pas le temps à cette relation d’exister réellement. Deux ou trois petites explications rapides, une scène qui veut se prétendre émouvante et puis le dernier acte du film contre l’ennemi constituent le schéma narratif de cette thématique.
Le scénario de cette suite a deux problèmes. Le premier est l’absence d’un fil rouge dans la première partie du film. Les personnages se baladent de planète en planète, croisent les Sovereign et les Ravageurs. Puis, l’intrigue passe sur la filiation de Star-Lord et elle ne décolle jamais complètement en ne cherchant jamais à dépasser ses prémices (Peter retrouve son père), pour se conclure dans une overdose de fonds verts dans son dernier acte. L’autre problème est la présence de trop nombreux personnages, James Gunn essaie de fournir une intrigue personnelle à chacun des personnages ce qui divise un scénario déjà bancal. La relation entre Gamora et Nebula prolonge leur conflit du premier film ce qui peut sembler comme une redite tant elle passe tout le film à se battre (encore une fois, comme dans le premier film…). L’introduction de Mantis (la frenchie Pom Klementieff) est simple et plutôt efficace même s’il est difficile de dire ce qu’elle peut vraiment apporter à l’équipe. Enfin, une grande partie se concentre sur Yondu et les Ravageurs, ce n’est pas déplaisant mais pas non plus des plus utiles, en particulier dans un film qui déborde d’intrigues secondaires !

gardiens de la galaxie
Ce qui faisait la force des Gardiens de la galaxie était son ton léger et comique. Nous retrouvons bien évidemment cela ici, parfois au détriment du reste. Baby Groot est la star incontestée, très drôle et mignon, en particulier avec le duo qu’il forme avec Rocket Racoon. Pourtant Baby Groot ne parvient pas à toucher comme dans le premier film. La faute à l’effet de surprise qu’un arbre puisse nous attendrir qui a disparu ? Quant à Drax, il est devenu un pur ressort comique et rien de plus !
Les Gardiens de la galaxie vol. 2 surprend dans sa forme. Il est étonnant que Disney ait laissé autant de liberté à James Gunn qui prend un plaisir de faire le film qu’il rêve. Au final, ce n’est pas un film de super-héros classique comme nous avons l’habitude de voir, ce n’est pas un Marvel comme les autres, il ne répond pas au même cahier des charges que le premier opus. Les Gardiens de la galaxie vol. 2 s’apparente davantage à l’exercice d’un film relationnel, familiale dans sa première moitié avant d’être rattrapé par ce qu’il doit fournir : du divertissement super-héroïque. Ce mélange étrange et mal équilibré nuit à son efficacité. Le message du film en est encore plus amoindri.

gardiens de la galaxie
Au final, Les Gardiens de la galaxie vol. 2 fait passer son spectateur un relativement bon moment par son humour, ses personnages attachants que nous avons apprécié dans le film précédent. Il ne faut pas s’attendre à retrouver la même surprise, mais ce n’est pas un raté total.

 

Arnaud