Justin Spitzer, connu pour The Office, revient à la télévision avec une nouvelle comédie sur NBC, Superstore.

Le dernier format 20 minutes de la chaîne du paon marque le retour d’America Ferrera pour au moins 11 épisodes sur le petit écran, qu’on n’avait pas revue dans un premier rôle depuis Christine.

Superstore n’a pas officiellement commencé, puisque ses débuts ne se feront qu’en janvier, mais NBC a décidé de nous donner un avant-goût de sa nouvelle comédie. Cloud 9, c’est la grande surface où tout le monde, à comprendre l’Américain moyen, va faire ses courses en tous genres. Porte ouverte à la diversité donc, avec une chef de file latine en la personne d’America Ferrera, petite mention à Telenovela avec Eva Longoria qu’on attend le 7 décembre pour un avant-goût également. Des situations rocambolesques vont s’ensuivre, parsemées de personnages hauts en couleurs qui tentent de faire sourire.

©NBC

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On retrouve tous les stéréotypes de The Office et de partout ailleurs dans Superstore : l’inapte sociale (Lauren Ash), l’idiote un peu naïve (Nicole Bloom), la terre-à-terre (America Ferrera), le romantique (Ben Feldman), le lèche-bottes (Nico Santos), le bon pote notable pour une quelconque raison (Colton Dunn en fauteuil roulant), le patron incapable (Mark McKinney), aux personnages dans le rôle des meubles de l’arrière-plan, etc. Ben Feldman joue le rôle de Ben Feldman j’ai l’impression. Le même qu’il avait dans Drop Dead Diva et dans A To Z. L’adorable boy next door assez romantique et très mignon, le gendre idéal maladroit mais qui sait toujours toucher au cœur. Les deux protagonistes principaux s’apprécient clairement, mais ne sont pas encore arrivés au point de l’admettre à l’autre (Jim et Pam, allô ?!) et profitent encore de leurs célibats. Certaines amitiés préexistent, d’autres se nouent, et ce sera cet aspect qui se distinguera dans ces deux premiers épisodes.

©NBC

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La comédie plante son décor dans l’un des environnements les plus communs qu’il soit, à la The Office, mais au lieu d’être dans le cadre restreint des boulots derrière un bureau, ici, on se retrouve dans un très grand open space, leur terrain de jeu couvre toute la superficie d’un supermarché. Spitzer tourne la page du mockumentary et filme en single camera. Le problème c’est qu’au lieu de rire, ils donnent l’impression de critiquer méchamment des personnages, et voilà, se moquer des gens peut mettre mal à l’aise car du coup, on se sent concerné par le ton condescendant. Parallèlement, ils essayent de sauver la mise en recadrant l’histoire larmoyante et l’effort d’accepter tout un chacun avec le catho-tradi qui encourage le gay à se marier par exemple, ou compenser le romanticisme cruche avec un peu de sous-entendus sexuels.

Navrée, mais encore une fois, le besoin superficiel de voir des gens esthétiquement plaisants pour les yeux se fait ressentir, et ce besoin n’est pas comblé dans Superstore malgré la mignonneté du couple principal (et Feldman reste loin du niveau d’un panda malgré tout). Le troisième épisode a été mis en ligne par NBC sur leur site, pour des raisons obscures et pas forcément de bon présage…

(P.S. : L’audience a été honnête grâce au lead-in de The Voice, mais pas sûre que ça persiste…)