La nouvelle comédie musicale de Dove Attia passe actuellement au palais des congrès de Paris jusqu’à janvier prochain. Pour les plus curieux…

Accrochez-vous pour la dernière comédie musicale française du moment signée Giuliano Peparini. Au générique, pas moins que Florent Mothe (Mozart, l’opéra rock), Zaho ou encore Camille Lou (1789, les amants de la Bastille) comme têtes d’affiche.

Avec des décors et des images numériques à faire pâlir d’envie d’autres spectacles français, La légende du roi Arthur n’a pas lésiné sur le budget. Malheureusement, on ne peut pas en dire pareil de l’aspect musical. Avec des moments anachroniques pour faire rire le public mais aussi des titres racoleurs comme Wake Up (oui, on parle des chevaliers de la table ronde, là) et des paroles sulfureuses comme un amour ésotérique, l’ensemble manque de classe. Là, où Mozart, l’opéra rock jonglait avec un savant équilibre entre l’histoire classique du prodige et le choix moderne de la musique, La légende du roi Arthur ne sait pas où placer son ton.

roi arthur

Les artistes s’en sortent plus ou moins bien, avec une mention très spéciale à Fabien Incardona dont la portée de la voix est phénoménale, et qui permet de prendre une véritable respiration parmi des mélodies un peu répétitives. Si l’entrée en matière tarde à pousser la chansonnette, quelques duos sortent du lot, malgré un manque de chansons de groupe.
La troupe mérite également qu’on s’y attache, de belles démonstrations de gymnastique attireront l’admiration, mais aussi un violoniste hors pair qui mène les interludes musicaux.

Au final, le spectacle tourne trop vulgairement autour d’un triangle amoureux, alors que la quête du Graal aurait été une aventure bien plus intéressante et plus épique. Bref, ce n’est certainement pas pour l’histoire qu’on assiste à cette comédie musicale mais bien pour l’ambiance et les costumes. A noter que quelque part au milieu de tout ça, Morgane a accouché mais on ne sait pas ce que devient l’enfant…

Jusqu’au 3 janvier à Paris, la troupe entame une tournée française ensuite.

(P.S. : En fait, ça m’attriste toujours que les Français trouvent les comédies musicales kitsch… malheureusement, il y a toujours une part de vérité chez nous. Comment est-ce possible qu’outre-Atlantique ils récompensent des Fun Home alors que chez nous, ça ressemble à de la variété de seconde zone ?)