Pas franchement inspiré par le titre de cette critique, votre serviteur ne le sera peut-être pas plus pour parler du film Vive les Vacances. Non pas que je n’ai pas aimé non, au contraire…

…mais une comédie est l’un des deux genres de films avec l’horreur, qui n’a qu’une mission et il est difficile de faire trois paragraphes quand le film réussit sa mission première. Si le film d’horreur doit faire peur, la comédie doit faire rire. C’est tout. L’histoire importe peu. Vive les vacances réussit sa mission. C’est dit. A l’image des Miller, grosse comédie de 2013 ou de Neighbors et 22 Jumpstreet en 2014, Vacation (titre VO) est la comédie de l’été… malgré son flop au box-office américain.

(checkez les mini sketchs qu’ont tourné les eux acteurs spécialement pour la France)

Cette suite / remake de Vacation, comédie écrite par John Hughes et réalisée par Harold Ramis avec Chevy Chase, est l’exemple même de la comédie magnifiquement débile, régressive et finalement fraîche comme a pu l’être The Hangover a son époque ou les grosses comédies à succès de ces 10 dernières années (et il y en a peu). En parlant de remake, le film se permet une petite scène méta soulignant qu’il n’est pas nécessaire de connaître le film original et que le remake n’est pas une pale copie.

vive les vacances

©warner

Ecrit et réalisé par le duo qui a pondu Comment Tuer son Boss 1 et 2 et Increbile Burt Wonderstone, Vive les Vacances reprend l’idée d’une famille en voyage que l’on a pu voir dans Les Miller. Les mécanismes sont les mêmes, on retrouve des acteurs qui sont quasi les clones en jeu de Jason Sudeikis et Jennifer Aniston avec Ed Helms (The Office, Very Bad Trip) et Christina Applegate (Mariés deux enfants, Hall Pass). Leurs deux fils, l’un psychopathe et l’autre benêt, sont d’excellents seconds rôles. Cette petite famille va vivre le pire road-trip qui soit. C’est drôle, ça pioche dans tous les styles d’humour et de gags, chaque personnage aura sa scène d’anthologie et les scénaristes ont des tonnes d’idées pour pimenter et rythmer le film. Ca n’arrête jamais et ça pousse surtout le film vers des moments où la précision du gag fait mouche. Le GPS, la voiture, le sac plastique, la place du père, la vache, les moments de silence finement placés sont autant d’éléments qui agrémentent au mieux le film. Dès le générique, les photos de vacances « à la 9GAG » sont une réussite formelle. Difficile de comprendre le flop américain de cette comédie. Peut-être peut-on sentir une lassitude et une non-originalité portée par un casting peu attirant ? Oui, le scénario n’est pas épais mais on ne demande qu’à rire et le concept existe pourtant. L’originalité de la voiture et celle des seconds rôles (le rat, l’attribut de Chris Hemsworth, la vache) sont d’autant d’objets mémoriels qui pousseront le public à identifier de suite le film.

L’histoire importe peu mais il est évident que l’on peut tiquer sur le manque cruel de tenants et aboutissants. Les héros n’ont aucun objectif si ce n’est d’atteindre leur destination. C’est un road-trip comme il y en a eu beaucoup au cinéma. Le seul défaut serait peut-être de nous infliger Kiss From A Rose assez maladroitement. Vive Les Vacances est l’un des plus gros trips comiques depuis le Very Bad de 2009.