Pour accompagner Defiance et Dark Matter, SyFy diffuse également Killjoys, retour sur les deux premiers épisodes.

L’univers de Killjoys parait plus chaotique que celui de Dark Matter au premier coup d’œil. Co-produite par Space Channel (Canada) et SyFy, la nouvelle série estivale de genre de la chaîne montre explosions et combats.

La mode flirte avec les héroïnes badass, maîtrisant le combat rapproché avec des mouvements souples et fluides et au physique pas trop repoussant dans des vestes en cuir. Dutch (Hannah John-Kamen), au passé mystérieux qu’on aperçoit sous forme de flashback, correspond en tout point au profil. Son travail ? “Killjoy”  même si elle préfère la dénomination d’agents de récupération. Dans le système du Quad où trois lunes se côtoient, John Jacobis (Aaron Ashmore) et elle forme un couple de chasseurs de primes qu’elle dirige. Le pilot présente bien ce monde où “The Company” gère leurs affaires, avec des nombreuses branches qui supervisent leurs industries. Les killjoys, bien qu’avec des dérogations spéciales, n’ont pas carte blanche partout. Ils se classent par niveau, et dès le niveau 5, ils décrochent des mandats d’assassinat, sinon, ils se contentent de simples arrestations. Cette présentation de leur monde divertit par son style vivant, une action omniprésente, et la promesse d’une belle aventure.
Justement, l’aventure de la semaine réunit Johnny et son frère D’avin (Luke MarFarlane) longuement perdu de vue, qui se trouve cible d’un mandat. Contrairement au code des killjoys, Johnny va l’aider à s’en sortir sans tenir compte des ordres. Cela crée forcément des problèmes, des licences sont en jeu, mais au final tout finit bien, mais du coup, la série insère subtilement une théorie du complot autour de D’avin pour l’étoffer.

©SyFy

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L’épisode 2 propose plus de scènes spatiales à proprement parler, et on remarque que les producteurs ne lésinent pas sur les effets spéciaux, heureusement. Les couleurs hyper saturées servent à l’action et à l’ambiance intergalactique. L’épisode convainc plus, on cerne les contours du pouvoir de la Company et de ce qu’elle cherche à gagner. Ensuite, on rentre vraiment dans l’action et les relations entre les personnages se précisent, avec notamment l’offre formelle faite à D’avin de les rejoindre en tant que killjoy. Contre toute attente, ce n’est pas John qui démarche son frère, au contraire, mais bien Dutch, impressionnée malgré elle par les capacités du vétéran. La dynamique du trio commence à se former. Enfin, on trouve un dernier personnage à part entière dans cette série, la voix de leur vaisseau, Lucy qui réplique sans détour à toutes les piques de Johnny, avec qui elle entretient des liens bien étroits puisqu’il porte la casquette de mécano. Le trio principal ne s’occupe pas encore des relations romantiques, mais si on anticipe, il est fort probable que les deux frères courtisent l’héroïne… Et qu’en passant, dans l’histoire, le petit Johnny se fasse entuber (soyons clairs, #TeamJohnny). Impossible de ne pas penser à Warehouse 13 sinon, avec un Aaron Ashmore aussi sympathique et drôle que son rôle de Steve pince-sans-rire. En revanche, Luke McFarlane… Difficile de l’imaginer en soldat archi-compétent souffrant de trouble post-trauma quand on revoit Scotty de Brothers & Sisters.

©SyFy

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La bande sonore hard rock et punk accompagne bien l’esprit steam punk de la série. Même le générique rappelle les cadres de comics et l’atmosphère global se veut tendance et se rapprochant d’un comic. Les accessoires sortent tout droit d’un roman de Jules Verne, et les similarités aux diverses séries de science-fiction ne se comptent plus. La scène finale de l’épisode 2 fait fortement penser au Train Job de Firefly d’ailleurs (oui, encore), quand le vaisseau arrive à point nommé pour sauver les membres de l’équipage restés à terre. Leurs manœuvres spatiales ne brillent pas par leur originalité, mais pour un space show, Killjoys se regarde autant que Dark Matter. Et on sera sûrement plus divertis.

(P.S. : 10 épisodes de prévus pour le moment, la petite série d’été.)