Adaptation de la comédie musicale du même nom, créée à Broadway, Into The Woods est la nouvelle réalisation de Rob Marshall (ayant réalisé précédemment Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence) produite par la compagnie Disney.

Le film réinvente et mélange différents contes bien connus de tous : Cendrillon, le Petit Chaperon Rouge, Raiponce ou encore Jack. Un boulanger et son épouse ne peuvent avoir un enfant suite à un mauvais sort lancé quelques années auparavant par une sorcière. Ils devront s’aventurer dans les bois pour conjurer le sort et croiseront la route de tout les personnages des contes cités.

Avant toute chose, il est important de bien préciser que ce film est tiré d’une comédie musicale (de Stephen Sondheim et James Lapine, créée à Broadway en 1986). Les parties chantées composent à peu de chose près 95% du film. Adepte du genre ou non, on peut se laisser transporter dans cet univers enchanté ou bien s’y ennuyer. Parfois, les deux en même temps. Cette production comporte de grandes qualités : une narration linéaire propre au conte qui accompagne un scénario original qui revisite les plus grands classiques. Les histoires se croisent et se mêlent parfaitement, le tout étant bien ficelé. On se plaît à y relever les nombreuses références. Nous avons affaire à un pur spectacle aux décors impressionnants (nommé dans cette catégorie à la prochaine cérémonie des Oscars) et à l’atmosphère envoûtante, parsemé d’humour et d’auto-dérision – à l’image de la scène d’essayage du soulier d’or.

into the woods

©Disney

On n’oublie pas un casting incroyable qui sait nous impressionner – ou nous agacer – lors de l’interprétation de certaines chansons. On se souvient du film Les Misérables de Tom Hooper composé uniquement de parties chantées qui avait permis à Anne Hathaway de remporter l’Oscar de meilleur second rôle. Cette année, c’est Meryl Streep qui est nommée pour représenter le film dans la même catégorie. Mérité ou non, cette question pose débat. Emily Blunt, superbe dans ce rôle, méritait probablement plus sa place dans la course aux Oscars. Cependant, la surprise vient là où on ne l’attend pas nécessairement : les deux jeunes interprètes Lilla Crawford (le Petit Chaperon Rouge) et Daniel Huttlestone (Jack) voleraient presque la vedette à leurs aînés. Le jeune Daniel avait interprété Gavroche dans l’adaptation des Misérables cité précédemment. Mention spéciale à la scène de duo de Chris Pine et Billy Magnussen qui, à défaut d’épater, fait bien rire.

Nous noterons que le principal défaut du film est sa longueur. L’histoire est agréable et divertissante cependant au bout d’une heure trente, le temps s’étire de plus en plus. En effet, les scénaristes nous offrent un twist qui vient prolonger le long métrage d’une bonne trentaine de minutes. Ce dont on se serait bien passé.
Into The Woods se regarde sans peine à moins d’être complètement allergique à ce genre. Dans ce cas-là, passez votre chemin.