A 10 jours du final de How I Met Your Mother qui viendra garnir la liste des series finale de notre vie, voici la deuxième partie du dossier sur les fins de séries ! On passe au gros morceau qui, finalement, s’apparente plus à une scène finale qu’à un vrai épisode plaisant et satisfaisant.

 

Prison Break, 4 saisons (2004-2008)
Je ne compte pas le téléfilm final qui est limite du fan service et qui annihile quasiment à 100% la portée du dernier épisode. Ce dernier épisode se conclut avec un petit flash forward, solution à coup sûr rentable niveau émotion. Michael Scoffield est une personne qui n’a pas non plus une psychologie très détaillée mais il a ce petit côté malin, cet oeil malicieux qui en fait un personnage attachant et c’est pourquoi on se demandait à chaque fois s’il allait s’en sortir car même si tout ceci sent le good guy / bad guy, on lui souhaite la rédemption.
Sa maladie a été l’idée de trop, pourtant le final a su jouer sur cette corde sensible. Pour le coup, on se sent libéré d’un poids immense par procuration. On se sent aussi un peu géné, frustré, déçu, honteusement énervé et surtout empathique envers lui.

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Six Feet Under, 5 saisons (2001-2005)
C’est un peu LE final dont tout le monde se souvient même si la série n’a pas non plus connu un succès public certain dans nos contrées. Là encore, on joue sur le flash-forward mais subtilement raconté. On est vraiment dans le sujet de la série à savoir…. la vie. La série n’a jamais été un gros coup de coeur pour moi, j’ai suivi sans vraiment accroché, il y avait ce faux rythme, cette peinture de la vie assez bien foutue mais je me demandais si je m’attachais aux personnages. Et la réponse n’a pas été positive. Ils n’ont pas vraiment ce côté où je m’identifie. Alors parfois, les scènes étaient stupéfiantes (l’attaque de David, l’enterrement de la femme de Nath) et la série était très crue mais je n’étais jamais accroché véritablement. Le final conclut tout et se permet alors de finir ses 5 dernières minutes avec Sia (Breathe Me) et par ça :

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Lost, 6 saisons ( 2004-2010)
Il était attendu ce final, on attendait des réponses à tous les mystères, on se demandait comment la série pouvait se terminer avec cette évolution nette entre la saison 5 et la 6. Le mysticisme apparaissait vraiment et le public avait peur. Finalement, la série avait répondu à tout sans qu’on s’en aperçoive et elle se permet de se terminer comme elle avait commencé, zappant presque 6 saisons.
On retourne du côté des personnages, de leur relation et du fait qu’ils n’ont rien à voir avec cette galère là où pendant cinq saisons, on se demandait pourquoi ils restaient tous.
J’avoue que ce final m’a vraiment touché dans la symbolique. Le flash forward est encore là, dans une forme différente mais l’image de fin et la musique de Giacchino font le reste. Et puis Vincent quoi !

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Scrubs, 9 saisons (2001-2010)
Pour Scrubs, je me suis permis de laisser de côté la saison 9, véritable appendice malheureux de la série. Une série sur le passage à l’âge adulte a une finalité en soi. On sait que le héros doit parvenir à atteindre une certaine maturité à la fin de la série. Ici, JD commence enfin sa vie avec Elliott et on utilise ENCORE UNE FOIS un flash forward, ENCORE UNE FOIS dans une forme différente et j’adhère totalement. La série jouait souvent sur l’émotion et cet épisode parvient à ses fins dans un ultime tour. Sur une musique de Peter Gabriel, JD marche sur le chemin de l’avenir… chose que la saison 9 annihilera totalement.

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X-Files, 9 saisons (1993-2002)
La série culte par excellence, celle par quoi tout est arrivé en fait : mon goût pour les séries, la collectionnite aigue, les fandoms…. La fin était attendue par des millions de fans, la mythologie avait évolué et beaucoup de personnages voyaient leur conclusion arriver dans les derniers épisodes de la saison. La saison 9 était d’un niveau assez moyen et il était difficile de conclure sans que Mulder revienne. Le prétexte est bancal mais au moins ce final permet non pas de conclure mais de prouver que la série se tenait. Il y avait aussi une autre finalité, c’était celle de savoir si oui ou non la série allait se terminer sur une scène mythologique, shipper ou noromo ? Et oui… Une scène avec le président des USA a été coupée pour permettre à X-Files de se terminer sur une scène où l’émotion prime. Ce n’est ni shipper, ni noromo, c’est simplement défaitiste et beau. Le film X-Files sera un essai raté et on ne retrouvera pas toute l’essence de la série.  Encore une fois, comme pour Scrubs, on préférera se tourner vers des fins de substitution même si pour X-Files, beaucoup se disent que la série se termine en saison 7.

Skippez à 45 secondes pour voir un aperçu de la scène

Dawson, 6 saisons (1998-2003)
Quand on vit son adolescence en même temps que celle de Dawson et Pacey, fatalement on s’attache ! Et quand, en plus, on vit les mêmes choses qu’eux à des degrés différents, on ne peut que réagir émotionnellement parlant à ce final. Le dernier épisode conclut vraiment la série avec… un flash-forward de 5 ans. L’épisode précédent concluait quand-même la saison 6 et on pouvait enfin voir des personnages décomplexés, vidés de leur passif « saisonnier ». Des personnages frais arrivaient dans ce final. Kevin Williamson qui était de retour sur la série, signe un script qui joue sur la corde sensible, c’est le moins que l’on puisse dire. Du fan service acceptable er finalement non négligeable  permis de bien conclure la série selon les critiques. Et ce qui m’a achevé, c’est la dernière phase de Dawson, ça a libéré en moi une sorte de désir fumeux de devenir comme Dawson, un réalisateur / scénariste. Je me retrouvais dans cette série et le dernier épisode rend justice aux émotions ressenties. On pardonne ou non les histoires de certains personnages qui semblent sacrifiés, et on suit l' »avenir » de la bande. C’est le final qui m’a le plus marqué, un passage vers un autre âge, une autre époque….