Après En Analyse et Homeland, voici qu’une troisième série issue d’un format israélien débarque en France avec Hostages. La série américaine s’est terminée sans éclat il y a quelques mois et Canal Plus décide de dégainer sa version venue d’Israël.

La famille d’une brillante chirurgienne est prise en otage par un gang de mercenaires.  En échange de sa libération, il lui faut tuer le Premier ministre sur la table d’opération… Le point de départ est le même que pour la version CBS. Aucune surprise à cela puisque c’est le même script qui a servi aux deux séries. Les deux séries ont commencé à quelques semaines d’intervalle dans leur pays respectifs..

En quoi cette version serait-elle plus intéressante que la version Bruckheimer ? Hostages débute déjà sous une atmosphère politique palpable. Là où le complot gouvernemental envahit les enjeux de la version américaine, ici, on est déjà en pleine réflexion politique, mais la vraie cette fois. L’aspect américain pèse beaucoup sur les intrigues là où, dans la version Israël, tout semble plus sobre, moins noué, plus issu des entrailles même des enjeux nationaux. On le voit dès les premières minutes, nous ne sommes pas à Hollywood. Les personnages sont à peu de choses près les mêmes sauf que leur background diffère pour donner ce côté plus viscérale à la version israélienne. Fini l’aspect soapesque de la série avec Toni Colette. Bnei Aruba (son titre original) est plus terre à terre, le père de famille n’a pas une aventure mais des soucis d’argent, le fils ne deale pas de la drogue mais les sujets du bac blanc. On reste dans un certain réalisme bienvenu et cela devient un bon compromis entre le too much américain et le réalisme européen. Les créateurs de la série, Omri Givon et Rotem Shamir, le disent : « Mais nous avons grandi avec les films américains et c’était notre rêve d’en réaliser un ici. Il y a en Israël toute une nouvelle génération d’auteurs qui n’ont pas forcément envie de réaliser des drames familiaux vaguement ennuyeux…”

hostages

Cette version va directement au but. Les dialogues sont plus explicatifs, moins perdus dans un suspens artificiel que les américains nous ont servi pendant 13 épisodes de 42 minutes. Bnei Aruba ne mettra que 10 épisodes de 38 minutes pour raconter cette histoire prenante. Evidemment, il n’y a pas la production value américaine mais la série réussit à captiver, l’ambiance est pesante, le suspens tout aussi présent.  Les acteurs sont efficaces et on y retrouve Ayelet Zurer, vue dans Man Of Steel, tient le rôle de Yael, la mère chirurgienne, et l’acteur Yair Lotan (Homeland saison 2) jouant l’un des preneurs d’otages.

Retrouvez chaque lundi à 20h55 sur CANAL + la série Hostages à partir du 17 mars.