The After est la nouvelle création de Chris Carter après X-Files mais aussi Millennium, Harsh Realm ou encore Lone Gunmen. S’il n’a jamais réitéré le succès d’X-Files, il s’est plutôt fait discret ces dernières années. The After est l’une des séries distribuées par Amazon Studios pour concurrencer Netflix. Le pilote était disponible gratuitement à cette adresse. Review !

Louise Monot (OSS 117), notre belle frenchie, joue le rôle d’une aspirante actrice qui aime son mari et sa fille et qui se retrouve coincée dans un ascenseur avec d’autres personnes dont un clown et une flic. Enfin sortis de l’ascenseur, ils se retrouvent bloqués dans le parking souterrain d’un immeuble. Une fois dehors, ils découvrent que le chaos s’est installé.

Rien de bien excitant via ce résumé qui peut s’appliquer à Flash Forward par exemple et The After ne proposera rien d’autre de vraiment marquant ! En effet, passées 20 minutes dans le parking à faire connaissance avec les personnages dont des habitués de l’écran comme Adrian Pasdar (heroes), Arielle Kebbel (The Grudge 2) ou Jaimie Kennedy (Scream, méconnaissable), on se demande si ce pilote en fait pas l’économie de moyens et de scénario. L’impression d ‘être dans un téléfilm catastrophe à petit budget n’est pas loin…

La première scène extérieure nous contredit. Le plan d ‘ensemble de cette ville où tous les habitants sont dans les rues est assez impressionnant. Ce sera d’ailleurs le seul plan marquant du pilote. On se retrouvera souvent dans des lieux confinés avec tous les personnages s’engueulant ou se découvrant. Pas de quoi sauter au plafond, surtout que ces dits-personnages n’ont rien de bien excitant, entre l’homme d’affaires, la vieille riche, le brigand, la flic… Le pilote de The After ressemble à tout et rien : personne n’est surpris et rien ne pourra nous surprendre, si ce n’est les quelques indices du mystère et de la mythologie puisque [toggle_simple title= »Spoilers » width= »Widthoftoggle box »] tous partagent la même date d’anniversaire et deux personnages possèdent de mystérieux tatouages[/toggle_simple].

Quand on a enfin survécu aux 50 minutes, les cinq dernières nous rappellent que les lampes torches dans la forêt nous manquent quand elles ne sont pas tenues par Mulder ou Scully. Blague à part, la révélation de fin nous laisse de marbre. Proche du ridicule et de la facilité, cette idée ouvre beaucoup de perspectives mais n’affolent pas le compteur de l’intérêt du spectateur. Comme pour beaucoup de séries feuilletonnantes, le pilote part sur de bonnes bases mais la série s’essoufflera rapidement. The After donne cette impression. On a envie de savoir la suite mais on sera sûrement déçu. Le mystère est quand même très peu exposé pour ne pas nous donner envie de savoir ce qui se trame derrière cette histoire. Tout ou rien, The After a quelque chose à dévoiler. Niveau écriture et réalisation, Chris Carter fait le minimum. Le pilote intrigue suffisamment, les personnages ne sont pas des perles mais la réalisation est assez fluide et correcte.

The After n’est pas une claque mais n’est pas honteux non plus, malgré un manque cruel d’ambition. Si la série plaît au public, Amazon la commandera et on pourra alors juger sur la longueur.