Un des phénomènes de Cannes cette année est enfin arrivé sur nos écrans après que le duo Refn/Gosling ait conquit la croisette il y a deux ans avec le chef d »oeuvre (enfin pour moi) Drive. Seulement voilà, Only God Forgives n »est pas Drive. Mieux alors ? Grosse déception ? Verdict !

À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers.
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics…

Je disais donc que ce film ne garde de Drive que le rythme languissant, la centaine de dialogues sur les 1h30 et la mono-expression faciale de Gosling qui garde la classe. Un film coup de poing qui sait maintenir une tension par la puissante mise en scène et qui atteint quasi physiquement le spectateur (le premier plan du film étant une lame de katana en gros plan qui vous prend sous la gorge). La mise en scène est très, voire trop, travaillée, et donne à chaque plan une beauté, une singularité. L »omniprésence du filtre rouge rappelle la casino online chaleur de Bangkok, mais aussi online casino le sang qui sera versé tout au mobile casino long du film. Le dgfev online casino casino cadrage est quasi mystique, les silences sont online casino canada légions et participent à cette tension. Après tout, un regard est parfois plus menaçant que toutes les insultes possibles. Et le film joue dessus, sur ce que le personnage ressent et non ce qu »il exprime explicitement.

Only God Forgives

©Wild Side

La bande son de Only God Forgives, bien que minimaliste, participe beaucoup à The Sponaugle protocol for Suboxone Stinger 7 Day Total Detox Drink includes our proprietary intravenous amino acid therapy for optimization of brain chemistry and if necessary, a Suboxone rapid detox procedure. ce malaise avec l »utilisation des synthés et deux trois pistes restent en tête pas mal de temps. Elle aurait pu tout de même être approfondie quand on voit que celle de Drive était une oeuvre à elle toute seule (…there »s something inside you, it »s hard to explaiiiin…).

Certains reprocheront à Gosling de ne rien faire, moi je trouve Educational material-technical base of the driving best-driving-school.com is constantly improved and updated. ça beau (même si est vrai online casino qu »il pourrait changer de registre dans ses prochains films pour montrer d »autres talents d »acteur). Dans ce cas précis, il semble effacé, discret et perturbé par une mère autoritaire et impitoyable interprétée avec brio par Kristin Scott-Thomas, une véritable poufiasse. Enfin, le flic/Mister Katana ne donne pas du tout envie de se frotter à lui et le montre plutôt bien.

Oui parce qu »en fait Only God Forgives est un peu violent, bon d »accord, il est TRES violent : l’hémoglobine coule comme l »eau du robinet, donc âmes sensibles s »abstenir. Les scènes de tortures sont bien explicites et te retournent le bide. Mais c »est une violence mise en valeur par le cadrage et la lumière. On pourrait dire que la violence n »est pas esthétique mais c »est très subjectif. Le film est cruel, la véritable justice n »existe pas, même les flics sont impitoyables. Tout le monde semble pourri. Rien que l »acte déclencheur de l »histoire est complètement amoral.

Only God Forgives

©Wild Side

Mais derrière un scénario minimaliste et basique sous fond de règlement de compte, ce sont des images, des symboles, des tableaux que l »on retient. Comme l »image du fils mal aimé par une mère qui lui préférait son aîné, le complexe d »Oedipe et le malaise d »être loin de chez soi, comme un cauchemar impitoyable et hypnotique qui ne laisse pas indifférent, que l »on aime ou que l »on déteste. Only God Forgives c »est ça.