Nous y voilà, le très attendu « X-Men : Apocalypse », dernier opus de la nouvelle trilogie qui s’applique à faire la genèse des différentes générations de mutants depuis « First Class », voit revenir Bryan Singer aux manettes de ce nouveau volet qui débarque enfin sur nos écrans pour un résultat plutôt mitigé.

Après le déluge incarné par la menace des robots sentinelles créés pour éradiquer la race mutante de la surface de la planète dans « Days of Future Past » – à la suite, rappelons nous, du dérapage des hostilités lancées par Magnéto suite à son attentat contre Trask dans les années 1970 – c’est cette fois à l’apocalypse version eighties, portée par le super méchant du comics au surnom éponyme, un brin grandiloquent certes, que nos héros vont devoir faire face. Une nouvelle occasion de questionner le rapport des mutants aux humains au travers des deux camps classiques et de remettre en question la civilisation capitaliste et son addiction au pouvoir, car comme le dit si bien Magneto « C’est dans la nature humaine« . Une bonne idée en effet que d’introduire un méchant qui concentre tous les pouvoirs possibles, acquis au fil des siècles, censé être le « père fondateur »- comprendre l’équivalent peu subtil de Dieu pour les humains – et le premier mutant du nom; ce qui par conséquent pose la question de l’allégeance ou non à ce dernier qui revendique tout de même la refonte d’un monde nouveau par les plus puissants de ses semblables, bâti sur les cendres de l’espèce humaine, ce qui, vous en conviendrez, mérite réflexion.

X-Men : Apocalypse

Apocalypse, juste le nom du méchant pseudo-antique incarné par Oscar Isaac

Une bonne idée toutefois si le scénariste et producteur de la saga Simon Kinberg avait résisté à nous entraîner dans une énième représentation kitschissime et fantasmée de l’antiquité égyptienne, qui trouve sa source dans le folklore biblique américain, et s’il ne s’était pas non plus évertué à tisser des liens grossiers dans l’Histoire à coups de pirouettes scénaristiques et de scènes truffées de valeurs made in USA mal amenées, le tout sur un fond ébauché de guerre froide germano-soviétique et de références aux années 80 qui étouffent littéralement les idées qui auraient méritées d’être développées.

Le film s’ouvre sur une scène qui laisse pantois quand on s’attend à retrouver nos gentils X-Men en train de s’entraîner paisiblement dans leur QG, ou bien une Mystique infiltrée qui lutte en justicière contre les discriminations infligées aux mutants. Mais non, nous voici 5000 ans plus tôt – apparemment – en Égypte, dans une scène ambitieuse comme seul Hollywood sait les concevoir, survolant une gigantesque pyramide qui surplombe une foule d’adorateurs en pagne priant ses idoles. Un complot se trame contre un rituel qui a lieu dans une tombe au sous-sol. Il semble que les humains ne sont pas tellement pour la glorification de celui qui est couché sur l’autel et cherchent à mettre fin à la cérémonie. Les choses se gâtent quand les conspirateurs se font piéger avec les mutants dans la tombe, car ils n’avaient pas prévus d’être confrontés à ces derniers. Un peu bête. La tombe s’écroule et tout ce petit monde se retrouve submergé sous les fondation, y compris le corps de l’individu (en la personne d’Oscar Isaac) que la caméra nous somme de retenir depuis le départ.

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X-Men ou le Retour de la Momie ?

J’avoue ne pas être une adepte des représentations de l’Égypte antique du cinéma américain, qui ne sont que des réécritures en série du modèle des péplums des années 1960, que j’affectionne, mais qui nous présentent à chaque fois l’antiquité égyptienne sous le prisme de la Bible, comme le berceau de l’humanité, « là où tout à commencé ». Mais pourquoi pas après tout. Malgré mon agacement, cette vision idéalisée de l’Histoire peut aussi il est vrai, trouver sa place dans une production qui traite de comics nourris de cette culture judéo-chrétienne avec des héros et des intrigues innervés de tous ces mythes fondateurs qu’ils questionnent. Le problème majeur reste cette tendance à vite extrapoler la chose, un peu comme avec le genre Steampunk, quitte à nous offrir ici une ouverture digne de « Stargate » avec des mutants aux costumes approximatifs et clinquants qui allument des tables couvertes de signes hasardeux qui s’apparentent davantage à du braille galactique qu’à un semblant de hiéroglyphes. Introduction qui dure tout de même dix longues minutes suivie d’un générique qui nous confirme le fil rouge du film : l’Histoire, mais version « Da Vinci code«  avec un bout de Joconde par ci, des gisants et des cathédrales par là, Auschwitz et compagnie…. C’est la même chose, puisqu’on apprend que les mutants ont toujours été là pour influencer la société et que cela suffit à expliquer qu’au final tout soit lié. Un peu facile. Dans le film de Singer tout est un peu trop lié, les gens, les événements, un fait qui mériterait de nous épargner quelques maladresses scénaristiques qui contribuent à démystifier le tout, pour nous rappeler qu’ « X-men : Apocalypse » est un blockbuster contemporain comme les autres, avec son cahier des charges un brin encombrant.

Passons sur ces faiblesses – auxquelles nous reviendront bien assez tôt – pour nous intéresser à la continuité de « Days of Futur Past ». Nous retrouvons donc nos héros en 1983, soit dix ans après les événements de Washington qui sont devenus la référence pour toute une génération de jeunes mutants isolés avec Mystique (Jennifer Lawrence qu’on ne présente plus) érigée malgré elle en symbole de la résistance mutante. Pas d’analogie avec « Hunger Games », non. Le professeur Xavier (James McAvoy) -qui s’apprête à perdre vainement ses cheveux- semble avoir accepté son destin et se consacre, sur les conseils prodigués par Wolverine et son lui-futur dans l’épisode précédent, à former l’école qui deviendra le fief des X-Men.

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La team qui se plaint d’être toujours chez ses parents : Jean, Diablo et Cyclope (avec ses super lunettes)

Nous assistons donc à la genèse de la seconde génération de mutants qui est celle des premiers volets des années 2000, à savoir Jean (Sansa, ou plutôt Sophie Turner), à la chevelure plus orange que vermeille –HBO copyright oblige-, Cyclope (Tye Sheridan, le gamin de Mud) qui nous enseigne que les Ray-Ban solaires protègent de bien plus de choses que des traditionnels rayons X, Tornade (Alexandra Shipp), qu’on découvre en baroudeuse des faubourgs du Caire ou encore Diablo (Kodi Smit-McPhee), une team d’adulescents sympa mais sans plus, flanquée d’un look pseudo « punky-vintage » qui s’avère très actuel.

Magnéto a quant à lui décidé de s’exiler loin des projecteurs et jongle entre un travail ironique d’ouvrier dans une fonderie soviétique de Pologne (l’occasion d’exploiter le russe de Fassbender) et une petite vie bucolique très cliché de bûcheron épanouis avec femme et enfant. Tout ça pour illustrer à nouveau son petit côté marginal. En parallèle Moira MacTaggert (Rose Byrne) toujours agent de CIA, arrive comme un cheveu sur la soupe – car elle a une romance à entretenir avec le professeur X – et assiste en Égypte au réveil de Sabah Nur (alias Apocalypse), échappant miraculeusement à un éboulement fatal pour aller rendre son rapport aux États-Unis. Et parce qu’il faut bien qu’on nous explique au bout d’un moment qui est ce fameux méchant qu’on présage depuis le début du film, Charles Xavier, qui a ressentis jusque dans les méandres de son instinct primitif de mutant le retour du maître, fonce aussitôt interroger Moira qu’il n’a pas oubliée (contrairement à elle, puisqu’il lui a effacé la mémoire dans « First Class » pour la protéger), l’occasion d’échanger avec son acolyte Fauve qui l’accompagne, quelques blagues douteuses – que je vous laisse le soin de découvrir – sur la nature de ses motivations qui le poussent à revoir la jeune femme. Miss Moira, qui malgré son amnésie les a un chouïa reconnus et parce que Charles Xavier dit être mutant de niveau 5 (notez bien qu’elle les croit sur parole), leur déballe un flot d’informations classées ultra-confidentielles, top-secrètes sur le super mutant qui s’avère en réalité être un chevalier de l’Apocalypse version égyptienne. On nous explique qu’il a peut être même inspiré la Bible…. Entre temps, Magnéto qui a ressentis la secousse du réveil de Nur jusque dans son usine métallurgique, a sauvé l’un de ses camarades en lui évitant d’être écrasé par un énorme contenant en fonte, ce qui compromet sa couverture et le pousse à fuir.

X-Men : Apocalypse

Magnéto (Michael Fassbender qui devrait discuter sérieusement avec les scénaristes)

Et là, j’attire votre attention sur une scène épique particulièrement ridicule : la mort de la famille de Magnéto. Car il fallait bien trouver de quoi énerver suffisamment Erik Lehnsherr, fiché depuis qu’il a déplacé un stade entier à Washington et semé le chaos, pour qu’il puisse à nouveau en vouloir aux humains. Et quoi de plus marquant que de tuer sa femme et sa fille, symbole de sa tentative d’intégration à l’espèce humaine et facteur de son apaisement pour raviver son mépris du genre humain ? Si l’idée semble rester cohérente sur le papier, il n’en est pas moins que le problème reste celui de la mise en scène, qui vous le devinez, est ici catastrophique et hélas, représentative des facilités que Kinberg et son équipe se sont accordées.

Pour résumer, Erik anticipe le départ de sa famille et commande à sa femme d’aller chercher leur fille pour partir, seulement quand cette dernière s’en va saisir la petite, elle ne la trouve pas et panique avec un air qui laisse entendre qu’elle s’y attendait. Le père s’enfonce donc dans les bois qui bordent leur cabane et tombe sur une petite milice qui détient la fillette qu’ils menacent d’un arc, sans avoir interrogé Erik, ils savent qu’il est Magnéto et ont pris des précautions pour qu’aucun métaux ne figure dans leur équipement. La mère accourt, tandis que l’accusé accepte de se rendre, quand sa fille se jette dans ses bras pour le moment émotion, dernière étreinte familiale, et déchaîne ses pouvoirs (parce qu’elle en a oui) en attirant la faune forestière sur les agents russes qui tentent de s’en dépêtrer et lancent malencontreusement une flèche (très puissante pour une flèche perdue en bois) qui embroche dans sa trajectoire inopinée la mère et la fille, tuées sur le coup évidemment. Pas de chance. Je ne saurais décrire mon affliction quant à l’issue de cette scène qui pourtant ne s’annonçait pas si pitoyable, et qui ruine par conséquent la portée émotionnelle de l’ensemble des références faites à cette mort quasi-parodique, pour le restant du film. Mais davantage encore puisque c’est cette même raison qui sera la source du mal être de Magnéto prêt à adhérer aux arguments anti-humains légèrement totalitaires du méchant Apocalypse venu pour le recruter. Sans être cruelle, je répète qu’il s’agit bien d’une flèche lamentablement perdue.

X-Men : Apocalypse

Oui, c’est bien une catastrophe que cette fichue flèche je suis d’accord

De son côté, Raven alias Mystique est occupée à jouer l’électron libre de la bande. Un peu rebelle et fagotée façon jeuns 80, cheveux gaufrés platine compris, elle se charge personnellement de secourir de pauvres mutants égarés, comme Diablo, qu’elle ramène dans un refuge berlinois un peu glauque. Elle y apprend qu’Erik, pour qui elle a encore des sentiments après dix ans, a été signalé en Pologne et se lance à sa recherche par pur intérêt stratégique évidemment. Sauf qu’entre temps, Apocalypse – qui sent la prothèse en caoutchouc à dix lieues – arpente le monde terrestre et est profondément déçu par ce qu’il voit à la télé – et on ne peut que le comprendre – les armes, le capitalisme, le pouvoir d’achat, la vanité des hommes…. Tout cela le débecte. Bien décidé à remettre les choses en place, il commence sa quête en rassemblant de jeunes mutants, comme Tornade, qu’il a convaincu de combattre à ses côtés en lui insufflant des pouvoirs décuplés et en lui décolorant les cheveux. Il recrute d’autres recrues comme Psylocke (Olivia Munn) et Angel (Ben Hardy), des sous-fifres qui dans les trilogies X-Men ne sont généralement motivés que par l’appétit du pouvoir et un complexe d’infériorité ; une frustration qui motive un désir de faire enfin ses preuves au côté du grand méchant, comme Pyro dans « X-Men : L’affrontement Final » de Brett Ratner. Face à cette menace grandissante, l’équipe de Charles Xavier – un élément puissant sur lequel lorgne Sabah Nur – devra s’opposer à la préparation de son apocalypse au Caire, choix géographique que le « saint-père » justifie par « C’était l’épicentre du monde en mon temps, je ferais en sorte que ça le redevienne et cette fois à ma façon. »

S’il ne s’embarrasse pas de subtilités historiques comme la distinction entre le Nouvel et le Moyen empire égyptien, qui selon les dynasties n’a pas la même capitale – nous n’en sommes pas là – Apocalypse est un adversaire qui soulève néanmoins quelques questions intéressantes même si il est loin d’y répondre par lui-même. Doté de multiples pouvoirs, il lui manque le don de télépathe de Charles Xavier qu’il aimerait décupler et partager avec lui, une chose que le professeur refuse bien évidemment, opposant à ce dernier un premier refus. Censé être le premier mutant de l’Histoire, Sabah Nur interroge donc les limites de la fidélité de ses semblables à leur espèce, leur offrant généreusement sans la moindre hostilité – d’une manière désabusée – de partager ses dons avec eux afin de les élever à leur juste valeur et qu’ils incarnent avec honneur et fierté la puissance de la race mutante aux yeux de tous. Il se place en protecteur et les mets en confiance reprenant peu subtilement les codes des religions humaines, les appelant « mon fils » ou « ma fille ».

X-Men : Apocalypse

Tornade (Prête à chanter du Rihanna dans The Voice), Apocalypse et Psylocke (qui aime faire la visite du camp d’Auschwitz en maillot de bain)

Aussi, il démantèle l’armement nucléaire mondial pour donner une leçon philosophique au système capitaliste avec cette punchline légèrement pesante, « Vous n’atteindrez jamais Dieu !« , qui résume plus ou moins la morale promulguée par le cinéma américain ces dernières années et l’Ubris de l’Homme vue par l’Église depuis des siècles. Seulement le but qu’il poursuit est à l’opposé de ce qu’il prêche : il souhaite reformer les States de l’antiquité en construisant une super pyramide métallique aux airs de building avec les ruines de l’ancien monde. Pas mégalo pour quelqu’un qui prétend châtier les mécréants du capitalisme et leur soif de pouvoir. Ce à quoi Xavier répond en expliquant que le devoir des plus puissants est de protéger les plus faibles, avec un petit regard vers Magnéto, lui prouvant finalement que l’union fait la force. Et si l’union fait la force, ce n’est pas en s’unissant qu’ils parviennent à vaincre le super mutant mais en laissant Jean Grey, ou Phoenix, déchaîner ses pouvoirs qu’elle contient d’ordinaire, sur Apocalypse qu’elle réduit en poussière et qui devrait donc penser à changer de pseudonyme.

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Mystique et Vif d’Argent partagent un secret, on l’a compris.

Malheureusement le charisme du légendaire méchant campé par Oscar Isaac n’est pas à la hauteur de l’étendue de ses pouvoirs et de ses ambitions, dont on ne bénéficie finalement que d’un bref aperçu. Avec un ton souvent détaché pour montrer son appartenance à « un autre temps » bien abstrait, et sa haute estime de lui-même, Apocalypse en devient effacé et peut être un peu trop décalé pour rester convainquant. C’est là tout l’enjeu d’un film qui comme le récent « Age of Ultron » de Disney, dont Singer tenait à se démarquer en ôtant la mention « Age of » de son titre, narre l’ère éphémère d’un méchant issu des comics en un seul long-métrage.

L’humour façon « private-joke » du film n’aide pas non plus et reste très rodé avec un peu trop de « Who the fuck are you ? » à mon goût, dès que quelqu’un débarque à l’improviste. Une brusquerie qui se ressent à nouveau dans le traitement de divers aspects pour le moins capitaux du scénario, expédiés maladroitement en quelques lignes de dialogue – un comble tout de même pour un film écris en 3 ans – comme l’annonce de la filiation entre Magnéto et Vif d’Argent (Evan Peters) qui se résume à « – Ah et Magnéto a couché avec ma mère et donc voilà, c’est mon père en fait ! Il faudra que je lui dise avant la fin de la trilogie… Sinon il le saura jamais« , ou encore la fameuse persuasion finale de 3 minutes 30 à peine de Raven qui convainc Erik en pleine construction de pyramide, censé être résigné à provoquer l’extinction de la race humaine, de se calmer car même si sa famille n’est plus, il n’est pas seul et qu’il lui reste des amis, qu’être méchant n’est pas la solution. Il faut dire qu’étant donné la teneur de ses arguments – qui souvenez-vous se limitent à en vouloir à la terre entière pour une histoire de flèche perdue à la puissance excessive – ou une ligne du scénario qui aurait du être remaniée avant la sortie du film, au choix, on se dit que changer d’avis pour s’apercevoir que tous ses amis sont d’un côté et lui de l’autre, qui plus est pour aider un inconnu méprisant qui n’a d’autre ambition que de faire un mauvais remake des chevaliers de l’apocalypse, ne devrait pas être bien difficile à concevoir.

A cela s’ajoutent plusieurs réécritures opérées par Kinberg qui témoignent de sa volonté de faire apprécier « Apocalypse » avec une sensation de nouveauté quelque peu illusoire, comme l’apparition accessoire d’un Logan plus bestial, uniquement destinée à orchestrer sa rencontre avec la nouvelle Jean Grey et un cocktail de références vintage version 1980 comme Pack Man, le titre « Sweet Dreams » qui ponctue une scène de sauvetage au ralenti par Vif d’Argent, directement importée de « Days of Futur Past » et rallongée. Ainsi qu’une lutte entre mutants et une intervention de Jean qui font légèrement écho au combat d' »X-Men : l’Affrontement final«  qui opposait aussi en 2006 deux équipes mutantes aux idéaux radicalement équivoques. Nous n’échappons pas non plus à la fameuse 7ème symphonie de Beethoven qui accompagne selon la tradition cinématographique les films catastrophe aux connotations bibliques, comme « Prédictions » en 2009 d’Alex Proyas avec Nicolas Cage et une certaine Rose Byrne.

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Un panorama qui sent l’Ancien Testament à plein nez, pour pas grand chose finalement

C’est une suite axée sur le spectacle de la destruction avec un enjeu on ne peut plus ambitieux que voulait avant tout écrire Simon Kinberg depuis 2013. Poursuivant sa logique d’une action graduelle offerte au spectateur qui s’apparente pour Bryan Singer à l’accomplissement de son dessein, qui dès le départ était d’en mettre pleins les yeux au public en portant la franchise X-Men à l’écran. Une bonne chose si le scénario ne s’était pas tristement empêtré dans les critères incontournables et les poncifs des studios, en essayant entre autres, de tenir la promesse des deux précédents volets qui est de réécrire la précédente trilogie sous un angle plus moderne pour séduire les nouvelles générations de spectateurs, toujours en vue d’une suite.

Si « X-Men : Apocalypse » n’a pas l’étoffe de « First Class » ou « Days of Futur Past », le film réussit tout de même à accomplir sa mission principale, qui était de justifier la reformation des X-Men de « First Class » avec la génération de futurs professeurs et d’introduire bon nombre d’enjeux secondaires comme les fameux liens entre les personnages qui seront développés avec engouement dans les prochains opus et déclinés dans les spin-off à partir de 2020.

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Charles Xavier a perdu enfin perdu ses cheveux, mais il est redevenu copain avec Magnéto.

Il n’y a plus qu’à espérer qu’entre temps Magnéto se remette de cette malencontreuse flèche qui a tout de même fauché sa femme et sa fille et que la nouvelle équipe soit d’attaque pour un challenge à la mesure d’une bonne intrigue située dans les années 1990 cette fois, en mode guerre du Golfe et Grunge attitude, chronologie oblige.

Des espérances bien audacieuses.