Un an après la magnifique saison 1 de Togetherness, la série des frères Duplass revient pour encore 8 petits épisodes. Un retour dans les émotions  de quarantenaires qui fait du bien.

Il est difficile de faire mieux après la perfectitude (il faut parfois inventer des mots pour décrire quelque chose au-delà de la perfection) de la première saison, tant Togetherness nous mettait un uppercut de vie dans la tronche. Une vague d’émotions envahissait notre corps à chaque épisode et nous prouvait que la vie la plus normale était la plus parlante.

togetherness

La saison 1 se terminait par une scène d’une tension absolument dantesque entre deux personnages qui s’échangeaient des mots sous une porte, un geste simple pour des sensations immenses. La saison 2 reprend quelques temps après, on retrouve nos personnages d’une sincérité affolante et d’une beauté confondante. Le terme « belle personne » prend tout son sens, tellement leur personnalité transpire de vérité. Et une sensation désagréable nous envahit quand on regarde cet épisode… on sait que la petite vingtaine de minutes va passer extrêmement vite et on se délecte de la moindre scène, redoutant de perdre cette fenêtre vers l’intime que nous offre la série à dose homéopathique. L’addiction limite indécente de ce côté voyeur transporte le spectateur vers un apaisement gauche. On sort de l’épisode grandit, calmé, mais aussi gêné d’avoir partagé des moments de vies aussi vrais.

Pourtant, l’épisode ne raconte pas de choses vraiment pertinentes mais à travers un geste ou un regard, les personnages paraissent grands. La relation entre Brett et Michelle est toujours aussi déprimante. L’amour est là mais la passion n’est plus et ce que Michelle a fait sera lourd de conséquences quant à l’avenir de leur relation. Mark Duplass est toujours à l’aise dans ce rôle de mari aimant comme tout le casting. Alex et Tina continuent leur jeu de chat et de souris avec des non-dits honteusement parlants. Alex est un personnage meurtri mais qui semble croquer la vie à pleine dent tout en cachant un profond malaise envers Tina. L’épisode tient vraiment de cet équilibre parfait entre le paraître et le mal-être. C’est encore une fois d’une grande intelligence de propos et d’une finesse dans l’écriture. La mise en scène est assez exemplaire, profitant des décors magnifique q’uoffre la Nouvelle-Orléans.

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Un retour honnête et droit pour Togetherness, une sadcom comme on il en faudrait plus souvent.

Retrouvez Togetherness, saison 2 tous les lundis sur OCS City chez Canalsat en US+24.