Léo, le tome 2 des Loups de Riverdance, saga de H.V. Gavriel, est sorti vendredi dernier aux éditions Milady. Dans ce roman, nous allons retrouver le fils de Marcus, Léo, qui a presque atteint la trentaine. Devenu un brillant avocat, le jeune homme est écartelé entre ses devoirs envers la meute, sa carrière professionnelle et son divorce. Il n’aura pas le temps de souffler car voici que des enfants métamorphes sont kidnappés et leurs mères tuées.

Avec Léo, H.V. Gavriel a décidé de jouer avec les sentiments du lecteur. Elle n’aura aucune pitié pour nous, pauvres addicts de roman bit-lit, et nous fera une fois encore sortir les mouchoirs. Les Loups de Riverdance est une saga qui se bonifie avec le temps. Si le premier tome, Lucas, m’avait moyennement convaincue (critique ici), Léo, quant à lui, m’a totalement conquise.

On avait découvert Léo dans le premier tome car il avait tout de même une place très importante. Fils de Marcus, Alpha naturel, il était destiné à devenir le chef de la meute. Mais voilà, Léo ne supporte pas le rôle d’un Alpha et se complait dans le rôle de Bêta. Ce roman se situe quelques années après que Marcus et Lucas soient partis de Riverdance. Léo est devenu un très bon avocat et est divorcé. Il est père d’une petite fille adorable et la mère de celle-ci est une vraie peste. J’ai beaucoup aimé ce personnage détestable qui passe en coup de vent dans l’histoire. Il apporte un petit plus au caractère de Léo et de sa fille.

leo-loups-riverdanceAprès le coming-out de Marcus, il était évident pour tout le monde, sauf pour l’intéressé, que Léo aussi était homosexuel. Lorsqu’il rencontre Zach, un homme au sourire malicieux qui n’hésite pas à le prendre de haut, ses certitudes vont être bouleversées. Ce second tome des Loups de Riverdance va être rythmé par les diverses intrigues : le rôle d’Alpha que Léo ne veut pas prendre, son penchant pour Zach, son rôle de père à plein temps, sa carrière qui prend un tournant inattendu et les kidnappings d’enfants métamorphes. C’est cette dernière préoccupation qui va bien sûre prendre le pas sur les autres et, grâce à cela, le lecteur va faire la rencontre d’autres clans ainsi que d’autres personnages surnaturels.

On peut dire que c’est Léo qui m’a fait aimer la saga Les Loups de Riverdance. C’est un personnage intéressant et complexe et on se surprend à adorer découvrir toutes les facettes de sa personnalité. L’histoire en elle-même est addictive, d’autant plus que H.V. Gavriel arrive à nous surprendre en ajoutant des personnages que l’on avait aperçus dans Lucas. Un roman un peu plus sanglant avec un peu plus d’actions. On ne peut pas s’ennuyer avec Léo tant l’histoire est prenante. Un petit bémol tout de même pour l’épilogue qui aurait mérité quelques lignes de plus. On se doute de la fin mais, personnellement, j’aurais bien utilisé un nouveau mouchoir pour en lire d’avantage.

H. V. Gavriel

H. V. Gavriel

Quoi qu’il en soit, le talent de l’auteure est indéniable, son imagination est débordante et sa plume arrive à nous immerger facilement dans ses histoires. Si à la fin du premier tome il était évident que ce second volet parlerait de Léo, il est impossible de savoir sur quel personnage H.V. Gavriel va travailler pour la suite de la saga Les Loups de Riverdance. Vos pronostics ?

« – Regarde, papa, regarde, je suis une princesse, et Cody aussi c’est une princesse, et on va chercher nos princes !

Je me retourne, et contemple, médusé, le petit Cody déguisé en costume de princesse, qui se tient, rouge de plaisir, cramponnant un diadème sur ses boucles brunes […]

– Lily, qu’est-ce que tu as fait ? interroge Sheena d’une voix que je ne peux m’empêcher de trouver un peu sèche.

– On s’est déguisé, tatishi, t’as vu, on est belles, on est des princesses !

– Mais Cody est un petit garçon, voyons, il ne peut pas porter une robe de princesse !

Lily se rembrunit, me regarde puis regarde Sheena.

– Mais pourquoi il peut pas ? Elle lui va bien, cette robe ? Et moi je suis une fille et quand même des fois je me déguise en pirate avec la barbe ?

Bingo ! ma fille. Pourquoi une petite fille qui joue aux voitures ou se déguise en pirate ça ne nous dérange plus, au XXIe siècle, mais qu’un petit garçon qui joue à la poupée ou se déguise en fille ça nous gêne à ce point ? Je n’ai pas la réponse. […]

Je m’agenouille sur le sol, fesses sur mes talons pour être à sa hauteur, et redresse la couronne sur sa tête.

– Il n’y a rien de mal, Cody, c’est juste un déguisement. Comme si tu te déguisais en citrouille ou en lapin. Mais en princesse, c’est plus joli. Tu es très beau comme ça. »