Agent Carter a occupé durant quelques semaines la case horaire d’Agents of SHIELD pendant la pause hivernale. Pause plus que bienvenue.

Fin des années 40, jupes longues, diners, feuilletons radio… c’est l’univers que propose Agent Carter, bien décidée à reprendre sa vie en mains après la disparition de Captain America. On aura eu droit à des courses poursuites, une mission en Sibérie, du glamour et de l’humour, le tout maîtrisé par un charme tout anglais. Je doute qu’Agent Carter ait dit son dernier mot après ces huit épisodes.

Pour une saison courte, Agent Carter aura réussi à trouver un très bon rythme. Ne pas disposer de 22 épisodes, c’est certainement un atout, pas le temps de batifoler, il faut rentrer rapidement dans le sujet. Et c’est pour cela qu’il n’y a pas de temps mort au fil des épisodes. La saison a démontré sa capacité à faire de l’action (les combats bien chorégraphiés) tout en insérant des concepts propres à l’univers Marvel (programme Black Widow), mais en laissant planer un mystère sur tout ce qui est top secret. L’aspect feuilletonnant renforce la narration et les explications. Etant totalement ignorante de cet univers, je ne saurais dire si c’est logique, pertinent ou même exact, toutes les références qu’il y a pu avoir. Tout ce que je sais, c’est que ça semblait avoir du sens !

Agent Carter

©ABC

Si l’ensemble fonctionne aussi bien, c’est grâce à son actrice principale, Hayley Atwell, qui a su capturer (par son flegme britannique) l’élégance et la détermination d’une femme forte comme Peggy Carter. A ses côtés, James d’Arcy n’est pas en reste et ajoute une touche d’humour réservée. Dans un environnement majoritairement masculin, à la Strategic Scientific Reserve (SSR), on a droit au chef au grand cœur qui essaye d’être dans son temps (Shea Wigham), en passant par le cliché macho et condescendant qui va reconnaître ses erreurs (Chad Michael Murray), et le brave gars qui tente d’être équitable (Enver Gjokaj), le Carter d’Atwell est féministe, et non, ce n’est pas une insulte.
Elle fait face aux remarques dues à son statut de femme, elle trouve des solutions, requiert de l’aide quand elle en a besoin, se fait des amies (Lyndsy Fonseca qui n’a pas pu mettre en avant ses talents au combat), profite du fait qu’on la sous-estime. C’est ce qu’on peut également noter dans le personnage de Bridget Regan (alors là, je crois que c’est elle qui m’a le plus étonnée, pas mal du tout), qui joue à fond la carte de la naïve alors qu’elle est plus que mortelle. Certes, les grands ennemis restent des môssieurs très méchants, mais ça met juste plus en lumière Peggy. C’est là qu’on réalise à quel point ce n’est pas un faire-valoir de Captain America mais juste elle, durant toute la saison elle va petit à petit acquérir une reconnaissance.

Agent carter

©ABC

Valediction clôture la « mini-série » sur une belle note. ABC avait planifié un événement limité, mais avec ces bonnes critiques, il ne serait pas non plus utopique d’espérer une saison 2 (avec tout le casting de retour). En tout cas, il reste beaucoup de choses à raconter, Peggy n’a pas dit son dernier mot. Au niveau de l’intégration dans l’univers Marvel, ça doit bien réussir à trouver une place quelque part ! Je dois avouer que j’en attendais beaucoup d’Agent Carter, et je n’ai pas été déçue. Les décors, les costumes, l’ambiance font authentiques (bon, à part les délires sur les gadgets), c’est divertissant, il y a des gens beaux (et anglais), je ne vois pas ce que je pourrais demander de plus.

(P.S. : Je regretterais presque le retour des agents du SHIELD… alors que cette deuxième saison s’annonçait drôlement bien.)