Madagascar a proposé les ancêtres des Minions avec ces Pingouins. Mais il a fallu attendre 2014 pour avoir un film centré sur eux. Arrivant bien trop tard pour intéresser le public, le film est pourtant bourré de qualité.

Skipper, Private, Ricco et Kowalski jouent les espions de fortune quand ils rencontrent Dave, une pieuvre qui volent tous les pingouins du monde. Ce dernier voyait sa célébrité mise à mal à chaque fois que des pingouins venaient dans le zoo oû il était. L’équipe sera aidé par North Wind, une équipe de 4 agents secrets (un loup, un ours, un phoque et une chouette).

Ils étaient la vraie caution comique des films Madagascar (comme Scrat pour l’Age de Glace ou les Minions pour Moi, Moche et Méchant) et ont bien mérité un film. Le pitch est un peu étrange pour tenir la qualité. L’histoire va vraiment loin et multiplie les idées farfelues pour maintenir un intérêt certain. Si ça marche pendant 50 minutes, on se met à croire que le temps est long malgré les 90 minutes du métrage. Jugez plutôt, cette équipe de 4 agents secrets est un ajout un peu accessoire dans l’intrigue. M’est avis que l’occasion était là pour engager Benedict Cubmerbatch dans un film… (il fait la voix du loup). John Malkovitch en Dave est formidable et le méchant est plutôt bien senti mais on attend un niveau d’invraisemblance rarement atteint dans l’univers des Pingouins. On nage dans l’univers de Monsters vs Aliens (2009) avec de la science-fiction, une pieuvre vraiment personnifiée et un réalisme oublié. On aimait le décalage entre le monde des pingouins, des animaux du zoo et celui des humains mais là les deux mondes se rencontrent sans souci de cohérence comique.

pingouins

©Dreamworks

Venons-en à l’humour. On pensait les Pingouins dépassés par les Minions mais il n’en est rien, on est dans de l’absurde et du gag vraiment très bon. Les jeux de mots avec les acteurs d’Hollywood, les scènes méta, les clichés détournés (le coup du grillon, excellent), autant de gags réussis pour le film. J’ai ri, c’est dire ! Le film est aidé par un rythme incroyable, l’action est non-stop, on peut comparer à La Grande Aventure Lego qui était limite hystérique. Tout ça est bien aidé par une caméra vraiment mobile et une réalisation très dynamique et recherchée.  Eric Darnell était déjà derrière les trois Madagascar et il rempile ici. On retrouve l’humour de la série dérivée sur les Pingouins qui était réussie pour le coup. Les ajouts par ci par là enrichissent l’univers avec une sensation de vouloir trop en faire. On comprend alors que le film perde de son intensité et de son impact en seconde partie de film.

Vraiment drôle et rythmé, L es Pingouins de Madagascar est assurément une bonne surprise.